I testi, per livello

Il livello 1 è la quinta parte più facile di questa lista, il livello 5 quella più difficile.

Livello 1 più facile Livello 1 di 5: 83 testi, punteggi da 92,7 a 80,5
Livello 1: 83 testi, a partire dal più facile
TitoloAutoreLunghezzaPunteggioParole frequentiEstratto
Poil de CarotteRenard, Jules (1864–1910)32.912 parole92,773%
Leggi un estratto 

Il dit bonsoir à tout le monde, allume une bougie, et gagne au fond du corridor, à droite, sa chambre nue et solitaire. Il se déshabille, se couche et attend la visite de madame Lepic. Elle le borde serré, d'un unique renfoncement, et souffle la bougie. Elle lui laisse la bougie et ne lui laisse point d'allumettes. Et elle l'enferme à clef parce qu'il est peureux. Poil de Carotte goûte d'abord le plaisir d'être seul. Il repasse sa journée, se félicite de l'avoir fréquemment échappé belle, et compte, pour demain, sur une chance égale. Il se flatte que, deux jours de suite, madame Lepic ne fera pas attention à lui, et il essaie de s'endormir avec ce rêve. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/4559. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les malheurs de SophieSégur, Sophie, comtesse de (1799–1874)33.594 parole89,579%
Leggi un estratto 

Quand la procession arriva au petit jardin de Sophie, on posa par terre le brancard avec la boîte qui contenait les restes de la malheureuse poupée. Les enfants se mirent à creuser la fosse; ils y descendirent la boîte, jetèrent dessus des fleurs et des feuilles, puis la terre qu'ils avaient retirée; ils ratissèrent promptement tout autour et y plantèrent deux lilas. Pour terminer la fête, ils coururent au bassin du potager et y remplirent leurs petits arrosoirs pour arroser les lilas; ce fut l'occasion de nouveaux jeux et de nouveaux rires, parce qu'on s'arrosait les jambes, qu'on se poursuivait et se sauvait en riant et en criant. On n'avait jamais vu un enterrement plus gai. Il est vrai que la morte était une vieille poupée, sans couleur, sans cheveux, sans jambes et sans tête, et que personne ne l'aimait ni ne la regrettait. La journée se termina gaiement; et, lorsque Camille et Madeleine s'en allèrent, elles demandèrent à Paul et à Sophie de casser une autre poupée pour pouvoir recommencer un enterrement aussi amusant. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15058. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Contes et légendes. 1re PartieGuerber, H. A. (Hélène Adeline) (1859–1929)43.044 parole89,571%
Leggi un estratto 

Quelques minutes après les trois ours arrivèrent. Le grand ours regarda sa grande cuillère et sa grande assiette, et dit de sa grande voix: "Quelqu'un est entré et a goûté ma soupe." L'ours de grandeur moyenne regarda sa cuillère de grandeur moyenne et son assiette de grandeur moyenne, et dit de sa voix de grandeur moyenne: "Oui, quelqu'un est entré et a goûté ma soupe," et le petit ours regarda sa petite cuillère et sa petite assiette, et dit de sa petite voix: "Oui, oui, quelqu'un est entré et a mangé toute ma soupe." Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18873. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le HorlaMaupassant, Guy de (1850–1893)41.130 parole88,978%
Leggi un estratto 

8 mai.--Quelle journée admirable! J'ai passé toute la matinée étendu sur l'herbe, devant ma maison, sous l'énorme platane qui la couvre, l'abrite et l'ombrage tout entière. J'aime ce pays, et j'aime y vivre parce que j'y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air lui-même. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/10775. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les chambres du plaisirMarsan, Eugène (1882–1936)38.636 parole88,877%
Leggi un estratto 

J’ai souvenir d’une Espagne où l’homme qui passait auprès d’une belle laide lui disait, ou dans un sourire ou d’une voix sourde: «Fea!» C’est-à-dire: «Laide!» Ce que l’amour peut inventer! J’étais donc aux anges, l’autre soir, lorsque le jaz argentin m’a révélé ce chant, intitulé la Fea, pareil à un éventail grand ouvert, ou plutôt à l’un de ces grands vents, dont parle un poète, qui rendent fou. O laide! pensais-je, belle laide bien bonne, bien noiraude, bien douce, qu’un enfant a aimée d’amour. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79411. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

ABC: Petits ContesLemaître, Jules (1853–1914)5846 parole88,378%
Leggi un estratto 

C'est ainsi qu'il fut amené à écrire un Alphabet. Il le commença l'été de 1913, à Royan, où il fit un assez long séjour. Il en chercha les sujets en se promenant à petits pas,--il était déjà très essoufflé,--entre les pins et la mer, et le soir il racontait ses contes, pour les «essayer», à mes neveux africains, riant avec eux, ou disant, déçu quand ils restaient indifférents: «C'est ironique et trop bref! Comme les peuples primitifs, les enfants détestent l'esprit et adorent les détails; amplifions avec simplicité!» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30117. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le petit choseDaudet, Alphonse (1840–1897)80.835 parole87,880%
Leggi un estratto 

Je suis né le 13 mai 18..., dans une ville du Languedoc, où l'on trouve, comme dans toutes les villes du Midi, beaucoup de soleil, pas mal de poussière, un couvent de carmélites et deux ou trois monuments romains. Mon père, M. Eyssette, qui faisait à cette époque le commerce des foulards, avait, aux portes de la ville, une grande fabrique dans un pan de laquelle il s'était taillé une habitation commode, tout ombragée de platanes, et séparée des ateliers par un vaste jardin. C'est là que je suis venu au monde et que j'ai passé les premières, les seules bonnes années de ma vie. Aussi ma mémoire reconnaissante a-t-elle gardé du jardin, de la fabrique et des platanes un impérissable souvenir, et lorsque à la ruine de mes parents il m'a fallu me séparer de ces choses, je les ai positivement regrettées comme des êtres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13256. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lettres de mon moulinDaudet, Alphonse (1840–1897)46.274 parole87,176%
Leggi un estratto 

Ce sont les lapins qui ont été étonnés!... Depuis si longtemps qu'ils voyaient la porte du moulin fermée, les murs et la plate-forme envahis par les herbes, ils avaient fini par croire que la race des meuniers était éteinte, et, trouvant la place bonne, ils en avaient fait quelque chose comme un quartier général, un centre d'opérations stratégiques: le moulin de Jemmapes des lapins... La nuit de mon arrivée, il y en avait bien, sans mentir, une vingtaine assis en rond sur la plate-forme, en train de se chauffer les pattes à un rayon de lune... Le temps d'entr'ouvrir une lucarne, frrt! voilà le bivouac en déroute, et tous ces petits derrières blancs qui détalent, la queue en l'air, dans le fourré. J'espère bien qu'ils reviendront. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/11770. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lettres de mon moulinDaudet, Alphonse (1840–1897)48.646 parole87,075%
Leggi un estratto 

Les Lettres de mon Moulin sont l'oeuvre radieuse de sa jeunesse. Quand elles parurent dans l'Événement, en 1866, Daudet avait 26 ans. Obligé à 15 ans de quitter sa cité natale de Nîmes, jeté à 17 ans sur le pavé de Paris, ses débuts littéraires avaient été durs. Il s'était essayé dans la poésie, au théâtre, et, avant d'atteindre sa majorité, il avait eu des succès retentissants. Mais les Lettres de mon Moulin furent son premier triomphe populaire. La veille encore presque inconnu du gros public, il se trouva célèbre le lendemain. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/36780. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Dernier Jour d'un CondamnéHugo, Victor (1802–1885)33.457 parole86,679%
Leggi un estratto 

Autrefois, car il me semble qu'il y a plutôt des années que des semaines, j'étais un homme comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s'amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes d'évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C'était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j'étais libre. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/6838. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le livre de la JungleKipling, Rudyard (1865–1936), tradotto da Fabulet, Louis (1862–1933) e Humières, Robert d' (1868–1915)54.058 parole86,176%
Leggi un estratto 

C'était le chacal--Tabaqui le Lèche-Plat--et les loups de l'Inde méprisent Tabaqui parce qu'il rôde partout en faisant du grabuge, colportant des histoires et mangeant des chiffons et des morceaux de cuir dans les tas d'ordures aux portes des villages. Mais ils ont peur de lui aussi, parce que Tabaqui, plus que tout autre dans la jungle, est sujet à devenir enragé, et alors il oublie qu'il ait jamais eu peur de quelqu'un, et il court à travers la forêt, mordant tout ce qu'il trouve sur sa route. Le tigre même se sauve et se cache lorsque le petit Tabaqui devient enragé, car la rage est la chose la plus honteuse qui puisse surprendre un animal sauvage. Nous l'appelons hydrophobie, mais eux l'appellent dewanee--la folie--et ils se sauvent: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/54183. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Contes du jour et de la nuitMaupassant, Guy de (1850–1893)40.589 parole85,777%
Leggi un estratto 

Il entrait dans les fermes par là barrière de bois plantée dans les talus qu'ombrageaient deux rangées de hêtres, et saluant par son nom le paysan: «Bonjour, maît' Chicot,» il lui tendait son journal le Petit Normand. Le fermier essuyait sa main à son fond de culotte, recevait la feuille de papier et la glissait dans sa poche pour la lire à son aise après le repas de midi. Le chien, logé dans un baril, au pied d'un pommier penchant, jappait avec fureur en tirant sur sa chaîne; et le piéton, sans se retourner, repartait de son allure militaire, en allongeant ses grandes jambes, le bras gauche sur sa sacoche, et le droit manoeuvrant sur sa canne qui marchait comme lui d'une façon continue et pressée. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14790. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Tendresses impérialesNapoleon I, Emperor of the French (1769–1821)19.497 parole85,682%
Leggi un estratto 

Depuis que je t'ai quittée, j'ai toujours été triste. Mon bonheur est d'être près de toi. Sans cesse je repasse dans ma mémoire tes baisers, tes larmes, ton aimable jalousie, et les charmes de l'incomparable Joséphine allument sans cesse une flamme vive et brûlante dans mon coeur et dans mes sens. Quand, libre de toute inquiétude, de toute affaire, pourrai-je passer tous mes instants près de toi, n'avoir qu'à t'aimer, et ne penser qu'au bonheur de te le dire et de te le prouver? Je t'enverrai ton cheval; mais j'espère que tu pourras me rejoindre. Je croyais t'aimer il y a quelques jours; mais, depuis que je t'ai vue, je sens que je t'aime mille fois plus encore. Depuis que je te connais, je t'adore tous les jours davantage: cela prouve combien la maxime de La Bruyère, que l'amour vient tout d'un coup, est fausse. Tout, dans la nature, a un cours et différents degrés d'accroissement. Ah! je t'en prie, laisse-moi voir quelques-uns de tes défauts; sois moins belle, moins gracieuse, moins tendre, moins bonne surtout; surtout ne sois jamais jalouse, ne pleure jamais; tes larmes m'ôtent la raison, brûlent mon sang. Crois bien qu'il n'est plus en mon pouvoir d'avoir une pensée qui ne soit pas a toi, et une idée qui ne te soit pas soumise. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/19700. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Contes merveilleux, Tome IAndersen, H. C. (Hans Christian) (1805–1875)67.236 parole85,580%
Leggi un estratto 

«Regardez un peu comme tout ça nage! dit-elle. Ils ne savent pas seulement ce qui se trouve par hasard au-dessous d'eux: c'est moi pourtant! Voilà un brin de bois qui passe; il ne pense à rien au monde qu'à lui-même, à un brin de bois!... Tiens, voilà une paille qui voyage! Comme elle tourne, comme elle s'agite! Ne va donc pas ainsi sans faire attention; tu pourrais te cogner contre une pierre. Et ce morceau de journal! Comme il se pavane! Cependant il y a longtemps qu'on a oublié ce qu'il disait. Moi seule je reste patiente et tranquille; je sais ma valeur et je la garderai toujours.» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18244. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le vicomte de Bragelonne, Tome III.Dumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)145.045 parole85,481%
Leggi un estratto 

D’ailleurs, l’amour-propre n’était-il pas là, ce démon souffleur qui joue un si grand rôle dans cette comédie dramatique qu’on appelle la vie d’une femme; l’amour-propre ne disait-il point tout haut, tout bas, à demi-voix, sur tous les tons possibles, qu’elle ne pouvait véritablement, elle, princesse, jeune, belle, riche, être comparée à la pauvre La Vallière, aussi jeune qu’elle, c’est vrai, mais bien moins jolie, mais tout à fait pauvre? Et que cela n’étonne point de la part de Madame; on le sait, les plus grands caractères sont ceux qui se flattent le plus dans la comparaison qu’ils font d’eux aux autres, des autres à eux. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13949. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le vicomte de Bragelonne, Tome II.Dumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)155.912 parole85,181%
Leggi un estratto 

Il va sans dire que Porthos avait servi de guide à d’Artagnan. Le digne baron se comportait un peu partout comme chez lui. Cependant, soit reconnaissance tacite de cette sainteté du personnage d’Aramis et de son caractère, soit habitude de respecter ce qui lui imposait moralement, digne habitude qui avait toujours fait de Porthos un soldat modèle et un esprit excellent, par toutes ces raisons, disons-nous, Porthos conserva, chez Sa Grandeur l’évêque de Vannes, une sorte de réserve que d’Artagnan remarqua tout d’abord dans l’attitude qu’il prit avec les valets et les commensaux. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13948. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Aventures d'Alice au pays des merveillesCarroll, Lewis (1832–1898), tradotto da Bué, Henri (1843–1929)26.137 parole85,081%
Leggi un estratto 

Il n'y avait rien là de bien étonnant, et Alice ne trouva même pas très-extraordinaire d'entendre parler le Lapin qui se disait: "Ah! j'arriverai trop tard!" (En y songeant après, il lui sembla bien qu'elle aurait dû s'en étonner, mais sur le moment cela lui avait paru tout naturel.) Cependant, quand le Lapin vint à tirer une montre de son gousset, la regarda, puis se prit à courir de plus belle, Alice sauta sur ses pieds, frappée de cette idée que jamais elle n'avait vu de lapin avec un gousset et une montre. Entraînée par la curiosité elle s'élança sur ses traces à travers le champ, et arriva tout juste à temps pour le voir disparaître dans un large trou au pied d'une haie. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/55456. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La reine Margot - Tome IIDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)95.844 parole85,081%
Leggi un estratto 

-- Eh bien, écoutez, François! continua Henri; puisque rien ne vous échappe, c'est justement dans cette hypothèse que je raisonne: si le duc d'Anjou est nommé roi de Pologne, et que notre frère Charles, que Dieu conserve! vienne à mourir, il n'y a que deux cents lieues de Pau à Paris, tandis qu'il y en a quatre cents de Paris à Cracovie; vous serez donc ici pour recueillir l'héritage juste au moment où le roi de Pologne apprendra qu'il est vacant. Alors, si vous êtes content de moi, François, vous me donnerez ce royaume de Navarre, qui ne sera plus qu'un des fleurons de votre couronne; de cette façon, j'accepte. Le pis qui puisse vous arriver, c'est de rester roi là-bas et de faire souche de rois en vivant en famille avec moi et ma famille, tandis qu'ici, qu'êtes-vous? un pauvre prince persécuté, un pauvre troisième fils de roi, esclave de deux aînés et qu'un caprice peut envoyer à la Bastille. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13857. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Ainsi Parlait ZarathoustraNietzsche, Friedrich Wilhelm (1844–1900)102.075 parole84,781%
Leggi un estratto 

Mais alors il advint quelque chose qui fit taire toutes les bouches et qui fixa tous les regards. Car pendant ce temps le danseur de corde s'était mis à l'ouvrage: il était sorti par une petite poterne et marchait sur la corde tendue entre deux tours, au-dessus de la place publique et de la foule. Comme il se trouvait juste à mi-chemin, la petite porte s'ouvrit encore une fois et un gars bariolé qui avait l'air d'un bouffon sauta dehors et suivit d'un pas rapide le premier. "En avant, boiteux, cria son horrible voix, en avant paresseux, sournois, visage blême! Que je ne te chatouille pas de mon talon! Que fais-tu là entre ces tours? C'est dans la tour que tu devrais être enfermé; tu barres la route à un meilleur que toi!" - Et à chaque mot il s'approchait davantage; mais quand il ne fut plus qu'à un pas du danseur de corde, il advint cette chose terrible qui fit taire toutes les bouches et qui fixa tous les regards: - le bouffon poussa un cri diabolique et sauta par-dessus celui qui lui barrait la route. Mais le danseur de corde, en voyant la victoire de son rival, perdit la tête et la corde; il jeta son balancier et, plus vite encore, s'élança dans l'abîme, comme un tourbillon de bras et de jambes. La place publique et la foule ressemblaient à la mer, quand la tempête s'élève. Tous s'enfuyaient en désordre et surtout à l'endroit où le corps allait s'abattre. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/5258. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Fables et légendes du JaponFerrand, Claudius (1868–1930)22.423 parole84,477%
Leggi un estratto 

Au milieu de toutes ces merveilles, assise sur un trône de diamant, ornée de ses plus riches parures, et environnée de toute sa cour, se tient Otohimé, la déesse de l'Océan. Elle est extraordinairement belle, plus belle que l'aurore à son lever. Lorsque Taro la vit, elle le contemplait avec son plus gracieux sourire. Il voulut se prosterner. La déesse ne lui en laissa pas le temps. Se levant de son trône, elle s'avança vers lui, majestueuse et aimable, et lui prenant affectueusement les mains: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/23954. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Notes sur l'AmourAnet, Claude (1868–1931)45.739 parole84,480%
Leggi un estratto 

Mais les forts l’appellent d’une voix haute. Cette crise terrible, nécessaire, magnifique, ils ne la redoutent pas. Ils savent que les âmes s’y trempent et qu’elles en sortent d’un meilleur métal. Vaut-il la peine de vivre si l’on ne connaît pas les joies et les douleurs extrêmes de l’amour? Ils aiment mieux en courir les risques graves que de végéter dans un égoïsme tranquille. Comme René, ils s’écrient passionnément devant la monotonie quotidienne de la vie: «Levez-vous vite, orages désirés!» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/68821. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Dictionnaire des idées reçuesFlaubert, Gustave (1821–1880)11.710 parole84,372%
Leggi un estratto 

JOURNAUX: Ne pouvoir s'en passer mais tonner contre. Leur importance dans la société moderne. Ex.: Le Figaro. Les journaux sérieux: La Revue des Deux Mondes, l'Economiste, le Journal des Débats! il faut les laisser traîner sur la table de son salon, mais en ayant bien soin de les couper avant. Marquer quelques passages au crayon rouge produit aussi un très bon effet. Lire le matin un article de ces feuilles sérieuses et graves, et le soir, en société, amener adroitement la conversation sur le sujet étudié afin de pouvoir briller. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14156. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La dame aux caméliasDumas, Alexandre (1824–1895)63.460 parole84,284%
Leggi un estratto 

Plus tard, je compris cette admiration et cet étonnement, car, m'étant mis aussi à examiner, je reconnus aisément que j'étais dans l'appartement d'une femme entretenue. Or, s'il y a une chose que les femmes du monde désirent voir, et il y avait là des femmes du monde, c'est l'intérieur de ces femmes, dont les équipages éclaboussent chaque jour le leur, qui ont, comme elles et à côté d'elles, leur loge à l'Opéra et aux Italiens, et qui étalent, à Paris, l'insolente opulence de leur beauté, de leurs bijoux et de leurs scandales. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/2419. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Contes merveilleux, Tome IIAndersen, H. C. (Hans Christian) (1805–1875)64.407 parole84,280%
Leggi un estratto 

Un jour, un savant homme des pays froids arriva dans une contrée du Sud; il s'était réjoui d'avance de pouvoir admirer à son aise les beautés de la nature que développe dans ces régions un climat fortuné; mais quelle déception l'attendait! Il lui fallut rester toute la journée comme prisonnier à la maison, fenêtres fermées; et encore était-on bien accablé; personne ne bougeait; on aurait dit que tout le monde dormait dans la maison, ou qu'elle était déserte. Tout le jour, le soleil dardait ses flammes sur la terrasse qui formait le toit; l'air était lourd, on se serait cru dans une fournaise: c'était insupportable. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18245. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Femme AbbéMaréchal, Sylvain (1750–1803)17.147 parole84,080%
Leggi un estratto 

Ma bonne Zoé! je ne pourrai me rendre demain à ton agréable invitation. Je suis d'une cérémonie, d'une fête. Devine de quelle espèce. Un bal? non. Un repas d'accords? non. Un mariage? point du tout: je te fais languir, toi qui es si vive, si curieuse, et si attachée à tout ce qui me touche. Eh bien! je suis invitée à une première messe. Du moins, je ne puis me dispenser d'y accompagner ma bonne maman. Comme elle veut à peu près tout ce que je veux, tu le sais, je dois faire aussi quelquefois les volontés de celle qui me tient lieu de mère. Je te dirai après demain, si je me suis bien ennuyée. Plus heureuse que moi, tu respires hors de ce vilain Paris les premières haleines du printemps. Adieu, Zoé. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/23098. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les enfants des TuileriesPitray, Olga de (1835–1909)43.084 parole84,076%
Leggi un estratto 

Tel était le monologue qu'Irène de Morville se débitait à demi-voix, par une belle matinée d'automne: assise auprès de la fenêtre, elle regardait d'un air renfrogné le beau paysage qui s'offrait à sa vue. Ni les pelouses vertes, ni les corbeilles remplies de fleurs, ni même le petit bateau qui se balançait au bord d'une jolie rivière anglaise, ne parvenaient à la dérider: elle finit par baisser les yeux avec humeur sur une robe de velours bleu appartenant à sa poupée, et qui était étalée sur ses genoux. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/26091. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'île au trésorStevenson, Robert Louis (1850–1894), tradotto da Grousset, Paschal (1844–1909)69.789 parole83,979%
Leggi un estratto 

On me demande de raconter tout ce qui se rapporte à mes aventures dans l'île au Trésor,--tout, depuis le commencement jusqu'à la fin,--en ne réservant que la vraie position géographique de l'île, et cela par la raison qu'il s'y trouve encore des richesses enfouies. Je prends donc la plume, en l'an de grâce 1782, et je me reporte au temps où mon père tenait sur la route de Bristol, à deux ou trois cents pas de la côte, l'auberge de l'Amiral-Benbow. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/76225. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Deux générationsTolstoy, Leo, graf (1828–1910), tradotto da Halpérine-Kaminsky, E. (Ely) (1858–1936)31.724 parole83,877%
Leggi un estratto 

--Non. Il paraît n’avoir que cet âge... mais il est moins jeune que cela... Non, il faut savoir ce qu’il vaut... Qui a enlevé la Megounova? lui; qui a tué Sabline? lui. Il a fait sauter Matnev par la fenêtre et gagné 300,000 roubles au prince Nesterov. C’est une tête brûlée; il faut le connaître. Joueur, duelliste, séducteur, un hussard dans l’âme, enfin, un vrai hussard. On ne fait que médire de nous, mais si l’on savait ce que c’est qu’un hussard--et quel temps c’était que celui-là!... Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78069. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Elias PortoluDeledda, Grazia (1871–1936), tradotto da Hérelle, G. (Georges) (1848–1935)54.386 parole83,877%
Leggi un estratto 

Enfin arriva le jour attendu si impatiemment, surtout par Zia Annedda[2], la mère, une petite femme placide, blanche, un peu sourde, qui aimait Elias plus que tous ses autres enfants. Le frère aîné, Pietro, qui était laboureur, Mattia, le plus jeune frère, et Zio Berte, le père, qui étaient pâtres, revinrent de la campagne. Mattia et Pietro se ressemblaient beaucoup; l’un et l’autre étaient bas de taille, robustes, barbus, avec une face cuivrée et de longs cheveux noirs. Zio Berte Portolu,--le vieux renard, comme on l’appelait,--était bas de taille, lui aussi, avec une fameuse chevelure noire très emmêlée qui retombait jusque sur ses yeux rouges et malades, et qui, près des oreilles, venait se confondre avec une longue barbe noire non moins emmêlée. Par-dessus des vêtements assez sales, il portait une espèce de houppelande sans manches, en peau de mouton noir, dont la laine était tournée en dedans; et, parmi toute cette fourrure noire, on n’apercevait que deux énormes mains rouge bronze et, au milieu du visage, un gros nez pareillement rouge bronze. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78417. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Comment on Prononce le Français: Traité complet de prononciation pratique avec le noms propres et les mots étrangersMartinon, Philippe (1859–1917)147.932 parole83,769%
Leggi un estratto 

4º Les interjections bah et hourra, dont le son se prolonge naturellement; mais si l’on fait de hourra un substantif, il rentre dans la règle générale. Hourra est d’ailleurs d’origine anglaise, et avait d’abord un =h= final; or l’h final, qui, en dehors des interjections bah et pouah, appartient uniquement à des mots d’origine étrangère, avait pour effet d’allonger et de fermer l’a; mais cet effet est aussi en voie de disparition, à mesure que les mots achèvent de se franciser[29]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/60052. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Reconnaissance au Maroc, 1883-1884 (Texte)Foucauld, Charles de (1858–1916)214.916 parole83,769%
Leggi un estratto 

Malgré le peu de temps que je passai à Tanger, c’en fut assez pour que le ministre de France, M. Ordéga, à qui M. Tirman, gouverneur général de l’Algérie, avait bien voulu me recommander, me fît, avec une bienveillance et une bonne grâce sans égales, préparer des lettres pour ses agents, m’en fît donner une de Moulei Ạbd es Selam, le célèbre cherif d’Ouazzân, ordonnant à quiconque était son ami de me prêter aide et protection, enfin me munit de toutes les recommandations qui pouvaient m’être utiles au cours de mon voyage. Il n’en fut pas une qui ne me servît par la suite ; aussi eus-je plus d’une fois à me souvenir, avec reconnaissance, de la sollicitude dont j’avais été l’objet. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/75296. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Collier de la Reine, Tome IDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)135.845 parole83,780%
Leggi un estratto 

Un peu de givre aux vitres, c'est le luxe de la nature ajouté au luxe des hommes. L'hiver a ses diamants, sa poudre et ses broderies d'argent pour le riche, enseveli sous sa fourrure, ou calfeutré dans son carrosse, ou emballé dans les ouates et les velours d'un appartement chauffé. Tout frimas est une pompe, toute intempérie un changement de décor, que le riche regarde exécuter à travers les vitres de ses fenêtres, par ce grand et éternel machiniste que l'on appelle Dieu. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18199. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Fantôme de l'OpéraLeroux, Gaston (1868–1927)100.302 parole83,678%
Leggi un estratto 

Ce soir-là, qui était celui où MM. Debienne et Poligny, les directeurs démissionnaires de l'Opéra, donnaient leur dernière soirée de gala, à l'occasion de leur départ, la loge de la Sorelli, un des premiers sujets de la danse, était subitement envahie par une demi-douzaine de ces demoiselles du corps de ballet qui remontaient de scène après avoir «dansé» Polyeucte. Elles s'y précipitèrent dans une grande confusion, les unes faisant entendre des rires excessifs et peu naturels, et les autres des cris de terreur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/62215. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Amitié amoureuseLecomte du Noüy, Hermine Oudinot (1854–1915)76.114 parole83,679%
Leggi un estratto 

Voulez-vous me permettre de me présenter chez vous demain vers cinq heures, et de vous apporter moi-même le petit volume de vers que vous désirez? Le souvenir très agréable de la conversation que nous avons eue à cette soirée où je m'ennuyais--où nous nous ennuyions tant--me pousse à vous faire cette demande; j'ose espérer que vous ne la trouverez pas importune. J'obéis, en vous écrivant, à une impression d'affinité qui m'a donné, l'autre soir, tandis que je vous parlais, le sentiment que nous étions depuis longtemps amis. Je sais qu'il faut se défier des indications de l'instinct, qui sont en général obscures et incertaines; peut-être mon imagination fait-elle seule les frais de tout ceci et avez-vous complètement oublié et la soirée, et le livre, et son propriétaire. Dans ce cas, madame, soyez assez bonne pour ne pas me le faire trop vivement sentir, car j'en souffrirais déjà. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/36635. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Vénus d'IlleMérimée, Prosper (1803–1870)10.258 parole83,677%
Leggi un estratto 

— Oui, monsieur. M. de Peyrehorade nous dit, il y a quinze jours, à Jean Coll et à moi, de déraciner un vieil olivier qui était gelé de l’année dernière, car elle a été bien mauvaise, comme vous savez. Voilà donc qu’en travaillant Jean Coll qui y allait de tout cœur, il donne un coup de pioche, et j’entends bimm… comme s’il avait tapé sur une cloche. Qu’est-ce que c’est? que je dis. Nous piochons toujours, nous piochons, et voilà qu’il paraît une main noire, qui semblait la main d’un mort qui sortait de terre. Moi, la peur me prend. Je m’en vais à monsieur, et je lui dis: — Des morts, notre maître, qui sont sous l’olivier! Faut appeler le curé. — Quels morts? qu’il me dit. Il vient, et il n’a pas plutôt vu la main qu’il s’écrie: — Un antique! un antique! — Vous auriez cru qu’il avait trouvé un trésor. Et le voilà, avec la pioche, avec les mains, qui se démène et qui faisait quasiment autant d’ouvrage que nous deux. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/16240. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Contes et historiettes à l'usage des jeunes enfants: Qui commencent à savoir lireCarraud, Zulma (1796–1889)34.298 parole83,582%
Leggi un estratto 

Solange se promenait dans les champs; elle suivait un joli sentier, lorsqu'elle remarqua qu'il était tout parsemé de haricots blancs. La petite fille se mit à les ramasser, et en eut bientôt rempli son tablier. Elle rejoignit, en les ramassant toujours, un petit garçon qui conduisait un âne chargé d'un sac. L'enfant venait seulement de s'apercevoir que ce sac était troué; il pleurait ses haricots perdus. Solange lui montra qu'elle les avait ramassés et les remit dans le sac, qu'ils lièrent à eux deux à l'endroit de la déchirure. Le petit garçon remercia bien Solange, et continua sa route. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15626. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Mare au DiableSand, George (1804–1876)37.182 parole83,581%
Leggi un estratto 

Le quatrain en vieux français, placé au-dessous d’une composition d’Holbein, est d’une tristesse profonde dans sa naïveté. La gravure représente un laboureur conduisant sa charrue au milieu d’un champ. Une vaste campagne s’étend au loin, on y voit de pauvres cabanes; le soleil se couche derrière la colline. C’est la fin d’une rude journée de travail. Le paysan est vieux, trapu, couvert de haillons. L’attelage de quatre chevaux qu’il pousse en avant est maigre, exténué; le soc s’enfonce dans un fonds raboteux et rebelle. Un seul être est allègre et ingambe dans cette scène de sueur et usaige. C’est un personnage fantastique, un squelette armé d’un fouet, qui court dans le sillon à côté des chevaux effrayés et les frappe, servant de valet de charrue au vieux laboureur. C’est la mort, ce spectre qu’Holbein a introduit allégoriquement dans la succession de sujets philosophiques et religieux, à la fois lugubres et bouffons, intitulée les Simulachres de la mort. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/23582. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

NanaZola, Émile (1840–1902)141.625 parole83,275%
Leggi un estratto 

A neuf heures, la salle du théâtre des Variétés était encore vide. Quelques personnes, au balcon et à l'orchestre, attendaient, perdues parmi les fauteuils de velours grenat, dans le petit jour du lustre à demi-feux. Une ombre noyait la grande tache rouge du rideau; et pas un bruit ne venait de la scène, la rampe éteinte, les pupitres des musiciens débandés. En haut seulement, à la troisième galerie, autour de la rotonde du plafond où des femmes et des enfants nus prenaient leur volée dans un ciel verdi par le gaz, des appels et des rires sortaient d'un brouhaha continu de voix, des têtes coiffées de bonnets et de casquettes s'étageaient sous les larges baies rondes, encadrées d'or. Par moments, une ouvreuse se montrait, affairée, des coupons à la main, poussant devant elle un monsieur et une dame qui s'asseyaient, l'homme en habit, la femme mince et cambrée, promenant un lent regard. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/5250. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le vicomte de Bragelonne, Tome IV.Dumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)174.045 parole83,281%
Leggi un estratto 

— Sire, je vous dirai tout, répliqua le comte; je ne sortirai d’ici que satisfait par Votre Majesté ou par moi-même. Satisfait si vous m’avez prouvé que vous avez raison; satisfait si je vous ai prouvé que vous avez tort. Oh! vous m’écouterez, Sire. Je suis vieux, et je tiens à tout ce qu’il y a de vraiment grand et de vraiment fort dans le royaume. Je suis un gentilhomme qui a versé son sang pour votre père et pour vous, sans jamais avoir rien demandé ni à vous ni à votre père. Je n’ai fait de tort à personne en ce monde, et j’ai obligé des rois! Vous m’écouterez! Je viens vous demander compte de l’honneur d’un de vos serviteurs que vous avez abusé par un mensonge ou trahi par une faiblesse. Je sais que ces mots irritent Votre Majesté; mais les faits nous tuent, nous autres; je sais que vous cherchez quel châtiment vous ferez subir à ma franchise; mais je sais, moi, quel châtiment je demanderai à Dieu de vous infliger, quand je lui raconterai votre parjure et le malheur de mon fils. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13950. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le portrait de Dorian GrayWilde, Oscar (1854–1900), tradotto da Savine, Albert (1859–1927)76.275 parole82,978%
Leggi un estratto 

D'un coin du divan fait de sacs persans sur lequel il était étendu, fumant, selon sa coutume, d'innombrables cigarettes, lord Henry Wotton pouvait tout juste apercevoir le rayonnement des douces fleurs couleur de miel d'un arbour, dont les tremblantes branches semblaient à peine pouvoir supporter le poids d'une aussi flamboyante splendeur; et de temps à autre, les ombres fantastiques des oiseaux fuyants passaient sur les longs rideaux de tussor tendus devant la large fenêtre, produisant une sorte d'effet japonais momentané, le faisant penser à ces peintres de Tokio à la figure de jade pallide, qui, par le moyen d'un art nécessairement immobile, tentent d'exprimer le sens de la vitesse et du mouvement. Le murmure monotone des abeilles cherchant leur chemin dans les longues herbes non fauchées ou voltigeant autour des poudreuses baies dorées d'un chèvrefeuille isolé, faisait plus oppressant encore ce grand calme. Le sourd grondement de Londres semblait comme la note bourdonnante d'un orgue éloigné. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14192. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'AssommoirZola, Émile (1840–1902)158.900 parole82,975%
Leggi un estratto 

Gervaise avait attendu Lantier jusqu'à deux heures du matin. Puis, toute frissonnante d'être restée en camisole à l'air vif de la fenêtre, elle s'était assoupie, jetée en travers du lit, fiévreuse, les joues trempées de larmes. Depuis huit jours, au sortir du Veau à deux têtes, où ils mangeaient, il l'envoyait se coucher avec les enfants et ne reparaissait que tard dans la nuit, en racontant qu'il cherchait du travail. Ce soir-là, pendant qu'elle guettait son retour, elle croyait l'avoir vu entrer au bal du Grand-Balcon, dont les dix fenêtres flambantes éclairaient d'une nappe d'incendie la coulée noire des boulevards extérieurs; et, derrière lui, elle avait aperçu la petite Adèle, une brunisseuse qui dînait à leur restaurant, marchant à cinq ou six pas, tes mains ballantes, comme si elle venait de lui quitter le bras pour ne pas passer ensemble sous la clarté crue des globes de la porte. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/6497. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Regrets sur ma vieille robe de chambre: Ou, avis à ceux qui ont plus de goût que de fortuneDiderot, Denis (1713–1784)2231 parole82,974%
Leggi un estratto 

Pourquoi ne l'avoir pas gardée? Elle était faite à moi; j'étais fait à elle. Elle moulait tous les plis de mon corps sans le gêner; j'étais pittoresque et beau. L'autre, raide, empesée, me mannequine. Il n'y avait aucun besoin auquel sa complaisance ne se prêtât; car l'indigence est presque toujours officieuse. Un livre était-il couvert de poussière, un de ses pans s'offrait à l'essuyer. L'encre épaissie refusait-elle de couler de ma plume, elle présentait le flanc. On y voyait tracés en longues raies noires les fréquents services qu'elle m'avait rendus. Ces longues raies annonçaient le littérateur, l'écrivain, l'homme qui travaille. A présent, j'ai l'air d'un riche fainéant; on ne sait qui je suis. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13863. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les mystères de Paris, Tome ISue, Eugène (1804–1857)112.919 parole82,878%
Leggi un estratto 

--Après?... j'ai trouvé mon maître, voilà tout. Tu auras le tien un jour ou l'autre, tôt ou tard... tout le monde trouve le sien... À défaut d'hommes, il y a toujours bien le meg des megs[12], comme disent les sangliers[13]. Ce qui est sûr, c'est que, maintenant que tu as mis le Chourineur sous tes pieds, tu peux faire les quatre cents coups dans la Cité. Toutes les filles d'amour seront tes esclaves: ogres et ogresses n'oseront pas refuser de te faire crédit. Ah çà! mais qui es-tu donc?... tu dévides le jars[14] comme père et mère! Si tu es grinche[15], je ne suis pas ton homme. J'ai chouriné[16], c'est vrai; parce que, quand le sang me monte aux yeux, j'y vois rouge, et il faut que je frappe... mais j'ai payé mes chourinades en allant quinze ans au pré[17]. Mon temps est fini, je ne dois rien aux curieux[18], et je n'ai jamais grinché[19]: demande à la Goualeuse. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18921. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La reine Margot - Tome IDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)104.885 parole82,880%
Leggi un estratto 

Ce mariage avait étonné tout le monde et avait fort donné à songer à quelques-uns qui voyaient plus clair que les autres; on comprenait peu le rapprochement de deux partis aussi haineux que l'étaient à cette heure le parti protestant et le parti catholique: on se demandait comment le jeune prince de Condé pardonnerait au duc d'Anjou, frère du roi, la mort de son père assassiné à Jarnac par Montesquiou. On se demandait comment le jeune duc de Guise pardonnerait à l'amiral de Coligny la mort du sien assassiné à Orléans par Poltrot du Méré. Il y a plus: Jeanne de Navarre, la courageuse épouse du faible Antoine de Bourbon, qui avait amené son fils Henri aux royales fiançailles qui l'attendaient, était morte il y avait deux mois à peine, et de singuliers bruits s'étaient répandus sur cette mort subite. Partout on disait tout bas, et en quelques lieux tout haut, qu'un secret terrible avait été surpris par elle, et que Catherine de Médicis, craignant la révélation de ce secret, l'avait empoisonnée avec des gants de senteur qui avaient été confectionnés par un nommé René, Florentin fort habile dans ces sortes de matières. Ce bruit s'était d'autant plus répandu et confirmé, qu'après la mort de cette grande reine, sur la demande de son fils, deux médecins, desquels était le fameux Ambroise Paré, avaient été autorisés à ouvrir et à étudier le corps, mais non le cerveau. Or, comme c'était par l'odorat qu'avait été empoisonnée Jeanne de Navarre, c'était le cerveau, seule partie du corps exclue de l'autopsie, qui devait offrir les traces du crime. Nous disons crime, car personne ne doutait qu'un crime n'eût été commis. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13856. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le vicomte de Bragelonne, Tome I.Dumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)164.953 parole82,881%
Leggi un estratto 

Cependant Monsieur continuait sa route avec un air si mélancolique et si majestueux à la fois qu’il eût certainement fait l’admiration des spectateurs s’il eût eu des spectateurs; mais les bourgeois de Blois ne pardonnaient pas à Monsieur d’avoir choisi cette ville si gaie pour s’y ennuyer à son aise; et toutes les fois qu’ils apercevaient l’auguste ennuyé, ils s’esquivaient en bâillant ou rentraient la tête dans l’intérieur de leurs chambres, pour se soustraire à l’influence soporifique de ce long visage blême, de ces yeux noyés et de cette tournure languissante. En sorte que le digne prince était à peu près sûr de trouver les rues désertes chaque fois qu’il s’y hasardait. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13947. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Supplément au Voyage de BougainvilleDiderot, Denis (1713–1784)15.635 parole82,880%
Leggi un estratto 

A. Une autre bizarrerie apparente, c'est la contradiction du caractère de l'homme et de son entreprise. Bougainville a le goût des amusements de la société ; il aime les femmes, les spectacles, les repas délicats ; il se prête au tourbillon du monde d'aussi bonne grâce qu'aux inconstances de l'élément sur lequel il a été ballotté. Il est aimable et gai : c'est un véritable Français lesté, d'un bord, d'un traité de calcul différentiel et intégral, et de l'autre, d'un voyage autour du globe. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/6501. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Contes de la BecasseMaupassant, Guy de (1850–1893)33.865 parole82,676%
Leggi un estratto 

--«Eh bien, sache qu'en 1862 ou 63 Morin alla passer quinze jours à Paris, pour son plaisir, ou ses plaisirs, mais sous prétexte de renouveler ses approvisionnements. Tu sais ce que sont, pour un commerçant de province, quinze jours de Paris. Cela vous met le feu dans le sang. Tous les soirs des spectacles, des frôlements de femmes, une continuelle excitation d'esprit. On devient fou. On ne voit plus que danseuses en maillot, actrices décolletées, jambes rondes, épaules grasses, tout cela presque à portée de la main, sans qu'on ose ou qu'on puisse y toucher. C'est à peine si on goûte, une fois ou deux, à quelques mets inférieurs. Et l'on s'en va, le coeur encore tout secoué, l'âme émoustillée, avec une espèce de démangeaison de baisers qui vous chatouillent les lèvres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/11714. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Vingt ans aprèsDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)273.342 parole82,582%
Leggi un estratto 

-- Étranger! murmurait-il; Italien! voilà leur grand mot lâché! avec ce mot, ils ont assassiné, pendu et dévoré Concini, et, si je les laissais faire, ils m'assassineraient, me pendraient et me dévoreraient comme lui, bien que je ne leur aie jamais fait d'autre mal que de les pressurer un peu. Les niais! ils ne sentent donc pas que leur ennemi, ce n'est point cet Italien qui parle mal le français, mais bien plutôt ceux-là qui ont le talent de leur dire des belles paroles avec un si pur et si bon accent parisien. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13952. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Pierre et JeanMaupassant, Guy de (1850–1893)46.507 parole82,579%
Leggi un estratto 

Mais une vague jalousie, une de ces jalousies dormantes qui grandissent presque invisibles entre frères ou entre soeurs jusqu'à la maturité et qui éclatent à l'occasion d'un mariage ou d'un bonheur tombant sur l'un, les tenait en éveil dans une fraternelle et inoffensive inimitié. Certes ils s'aimaient, mais ils s'épiaient. Pierre, âgé de cinq ans à la naissance de Jean, avait regardé avec une hostilité de petite bête gâtée cette autre petite bête apparue tout à coup dans les bras de son père et de sa mère, et tant aimée, tant caressée par eux. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/11131. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Quatrevingt-TreizeHugo, Victor (1802–1885)112.367 parole82,575%
Leggi un estratto 

Les bataillons envoyés de Paris en Vendée comptaient neuf cent douze hommes. Chaque bataillon avait trois pièces de canon. Ils avaient été rapidement mis sur pied. Le 25 avril, Gohier étant ministre de la justice et Bouchotte étant ministre de la guerre, la section du Bon-Conseil avait proposé d'envoyer des bataillons de volontaires en Vendée; le membre de la commune Lubin avait fait le rapport; le 1er mai, Santerre était prêt à faire partir douze mille soldats, trente pièces de campagne et un bataillon de canonniers. Ces bataillons, faits si vite, furent si bien faits, qu'ils servent aujourd'hui de modèles; c'est d'après leur mode de composition qu'on forme les compagnies de ligne, ils ont changé l'ancienne proportion entre le nombre des soldats et le nombre des sous-officiers. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/9645. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les fleurs animées - Tome 1Grandville, J. J. (1803–1847)46.103 parole82,575%
Leggi un estratto 

Chacun, dans le village, aimait Bleuette et Coquelicot, quoique le bonheur excite ordinairement l'envie. Si le loup croquait un mouton ou deux dans les environs, ce n'était jamais le mouton de Bleuette et de Coquelicot; si maître renard tordait le cou sans pitié aux poules de Mathurin, de Bruneau, de Thibaut, il respectait toujours celles de Coquelicot et de Bleuette; la grêle en tombant épargnait les framboises de leurs framboisiers et le raisin de leur treille; leurs ruches étaient pleines d'un miel éblouissant; elles étaient heureuses, si heureuses que plusieurs personnes, notamment le magister, soutenaient qu'elles étaient fées ou tout au moins filleules de fées. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/54972. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'homme Qui RitHugo, Victor (1802–1885)193.722 parole82,474%
Leggi un estratto 

Ursus et Homo étaient liés d’une amitié étroite. Ursus était un homme, Homo était un loup, Leurs humeurs s’étaient convenues. C’était l’homme qui avait baptisé le loup. Probablement il s’était aussi choisi lui-même son nom; ayant trouvé Ursus bon pour lui, il avait trouvé Homo bon pour la bête, L’association de cet homme et de ce loup profitait aux foires, aux fêtes de paroisse, aux coins de rues où les passants s’attroupent, et au besoin qu’éprouve partout le peuple d’écouter des sornettes et d’acheter de l’orviétan. Ce loup, docile et gracieusement subalterne, était agréable à la foule. Voir des apprivoisements est une chose qui plaît. Notre suprême contentement est de regarder défiler toutes les variétés de la domestication. C’est ce qui fait qu’il y a tant de gens sur le passage des cortèges royaux. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/5423. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les misérables Tome I: FantineHugo, Victor (1802–1885)109.709 parole82,379%
Leggi un estratto 

Quoique ce détail ne touche en aucune manière au fond même de ce que nous avons à raconter, il n'est peut-être pas inutile, ne fût-ce que pour être exact en tout, d'indiquer ici les bruits et les propos qui avaient couru sur son compte au moment où il était arrivé dans le diocèse. Vrai ou faux, ce qu'on dit des hommes tient souvent autant de place dans leur vie et surtout dans leur destinée que ce qu'ils font. M. Myriel était fils d'un conseiller au parlement d'Aix; noblesse de robe. On contait de lui que son père, le réservant pour hériter de sa charge, l'avait marié de fort bonne heure, à dix-huit ou vingt ans, suivant un usage assez répandu dans les familles parlementaires. Charles Myriel, nonobstant ce mariage, avait, disait-on, beaucoup fait parler de lui. Il était bien fait de sa personne, quoique d'assez petite taille, élégant, gracieux, spirituel; toute la première partie de sa vie avait été donnée au monde et aux galanteries. La révolution survint, les événements se précipitèrent, les familles parlementaires décimées, chassées, traquées, se dispersèrent. M. Charles Myriel, dès les premiers jours de la révolution, émigra en Italie. Sa femme y mourut d'une maladie de poitrine dont elle était atteinte depuis longtemps. Ils n'avaient point d'enfants. Que se passa-t-il ensuite dans la destinée de M. Myriel? L'écroulement de l'ancienne société française, la chute de sa propre famille, les tragiques spectacles de 93, plus effrayants encore peut-être pour les émigrés qui les voyaient de loin avec le grossissement de l'épouvante, firent-ils germer en lui des idées de renoncement et de solitude? […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17489. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les mille et un fantômesDumas, Alexandre (1802–1870)53.423 parole82,180%
Leggi un estratto 

Mon cher ami, vous m'avez dit souvent,--au milieu de ces soirées, devenues trop rares, où chacun bavarde à loisir, ou disant le rêve de son coeur, ou suivant le caprice de son esprit, ou gaspillant le trésor de ses souvenirs,--vous m'avez dit souvent que depuis Scheherazade et après Nodier, j'étais un des plus amusants conteurs que vous eussiez entendus. Voilà aujourd'hui que vous m'écrivez qu'en attendant un long roman de moi,--vous savez, un de ces romans interminables comme j'en écris, et dans lesquels je fais entrer tout un siècle,--vous voudriez bien quelques contes,--deux, quatre ou six volumes tout au plus, pauvres fleurs de mon jardin, que vous comptez jeter au milieu des préoccupations politiques du moment, entre le procès de Bourges, par exemple, et les élections du mois de mai. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15208. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lettres à Mademoiselle de VollandDiderot, Denis (1713–1784)211.750 parole82,182%
Leggi un estratto 

Nous partîmes hier à huit heures pour Marly; nous y arrivâmes à dix heures et demie; nous ordonnâmes un grand dîner, et nous nous répandîmes dans les jardins, où la chose qui me frappa, c'est le contraste d'un art délicat dans les berceaux et les bosquets, et d'une nature agreste dans un massif touffu de grands arbres qui les dominent et qui forment le fond. Ces pavillons, séparés et à demi enfoncés dans une forêt, semblent être les demeures de différents génies subalternes dont le maître occupe celui du milieu. Cela donne à l'ensemble un air de féerie qui me plut. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/50605. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'abbé JulesMirbeau, Octave (1848–1917)72.004 parole82,075%
Leggi un estratto 

Hormis les jours où mon père avait pratiqué une opération difficile, un accouchement important, et qu’il en expliquait, à table, par des termes techniques, souvent latins, les plus émouvantes phases, mes parents ne se parlaient presque jamais. Non qu’ils se boudassent; ils s’aimaient beaucoup au contraire, s’entendaient, en toutes choses, le mieux du monde, et l’on ne pouvait rencontrer un ménage plus uni; mais, habitués à penser la même pensée, à vivre les mêmes impressions, et n’étant point romanesques de leur nature, ils n’avaient rien à se dire. Ils n’avaient rien à me dire non plus, me trouvant ou trop grand pour m’amuser à des chansons, ou trop petit pour m’ennuyer à des questions sérieuses. Et puis, ils étaient très imprégnés de cette idée qu’un enfant bien élevé ne doit ouvrir la bouche que pour manger, réciter ses leçons, faire sa prière. S’il m’arrivait quelquefois de m’insurger contre ce système de pédagogie familiale, mon père, sévèrement, m’imposait silence par cet argument définitif: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79320. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le tour de la France par deux enfants: Devoir et PatrieBruno, G. (1833–1923)104.321 parole82,080%
Leggi un estratto 

L'aîné des deux frères, André, âgé de quatorze ans, était un robuste garçon, si grand et si fort pour son âge qu'il paraissait avoir au moins deux années de plus. Il tenait par la main son frère Julien, un joli enfant de sept ans, frêle et délicat comme une fille, malgré cela courageux et intelligent plus que ne le sont d'ordinaire les jeunes garçons de cet âge. A leurs vêtements de deuil, à l'air de tristesse répandu sur leur visage, on aurait pu deviner qu'ils étaient orphelins. Lorsqu'ils se furent un peu éloignés de la ville, le grand frère s'adressa à l'enfant et, à voix très basse, comme s'il avait eu crainte que les arbres mêmes de la route ne l'entendissent: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/27782. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le comte de Monte-Cristo, Tome IIIDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)111.136 parole81,980%
Leggi un estratto 

Le comte de Monte-Cristo entra dans le salon voisin que Baptistin avait désigné sous le nom de salon bleu, et où venait de le précéder un jeune homme de tournure dégagée, assez élégamment vêtu, et qu'un cabriolet de place avait, une demi-heure auparavant, jeté à la porte de l'hôtel. Baptistin n'avait pas eu de peine à le reconnaître; c'était bien ce grand jeune homme aux cheveux blonds, à la barbe rousse, aux yeux noirs, dont le teint vermeil et la peau éblouissante de blancheur lui avaient été signalés par son maître. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17991. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Contes choisis de la familleGrimm, Jacob (1785–1863) e Grimm, Wilhelm (1786–1859)9693 parole81,980%
Leggi un estratto 

Il mit en joue, et envoya tout son petit plomb dans le visage de messire loup, qui fit une grimace affreuse, et continua cependant d'avancer sans se laisser intimider. Le chasseur lui adressa une seconde décharge. Le loup supporta sa douleur en silence et s'élança d'un bond sur le chasseur; mais celui-ci tira du fourreau sa lame acérée, et lui en porta dans les flancs de si rudes coups que le pauvre animal, renonçant à sa vengeance, prit la fuite et retourna tout sanglant vers le renard. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/12250. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Actes et Paroles, Volume 3Hugo, Victor (1802–1885)87.802 parole81,872%
Leggi un estratto 

Revenir dans son foyer natal le jour des catastrophes; etre ramene par des evenements qui vous indignent; avoir longtemps appele la patrie dans sa nostalgie et se sentir insulte par la complaisance du destin qui vous exauce en vous humiliant; etre tente de souffleter la fortune qui mele un vol a une restitution; retrouver son pays, dulces Argos, sous les pieds de deux empires, l'un en triomphe, l'autre en deroute; franchir la frontiere sacree a l'heure ou l'etranger la viole; ne pouvoir que baiser la terre en pleurant; avoir a peine la force de crier: France! dans un etouffement de sanglots; assister a l'ecrasement des braves; voir monter a l'horizon de hideuses fumees, gloire de l'ennemi faite de votre honte; passer ou le carnage vient de passer; traverser des champs sinistres ou l'herbe sera plus epaisse l'annee prochaine; voir se prolonger a perte de vue, a mesure qu'on avance, dans les pres, dans les bois, dans les vallons, dans les collines, cette chose que la France n'aime pas, la fuite; rencontrer des dispersions farouches de soldats accables; puis rentrer dans l'immense ville heroique qui va subir un monstrueux siege de cinq mois; retrouver la France, mais gisante et sanglante, revoir Paris, mais affame et bombarde, certes, c'est la une inexprimable douleur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/8454. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Arsène Lupin, gentleman-cambrioleurLeblanc, Maurice (1864–1941)54.314 parole81,775%
Leggi un estratto 

Et ce début paradoxal eût fait dresser les têtes effarées des auditrices. Les aventures d'Arsène Lupin, aussi incroyables et entraînantes que celles d'Arthur Gordon Pym, ont fait mieux. Elles n'ont pas seulement intéressé un salon, elles ont passionné la foule. Depuis le jour où cet étonnant personnage a fait son apparition dans Je sais tout, il a effrayé, il a charmé, il a amusé des lecteurs par centaines de mille et, sous la forme nouvelle du volume, il va entrer triomphalement dans la bibliothèque, après avoir conquis le magazine. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/32854. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Littérature Française (Première Année) : Moyen-Âge, Renaissance, Dix-Septième SiècleAubert, Eugène (1832–1917)59.011 parole81,578%
Leggi un estratto 

"Il a des larmes sous sa visière, mais il n'en abuse pas; il sait s'agenouiller à deux genoux, et se relever aussitôt sans faiblesse: il a l'équité et le bon sens qu'on peut demander aux situations où il se trouve; jusqu'à la fin sur la brèche, il porte intrépidement l'épée, il tient simplement la plume; c'est assez pour offrir à jamais, dans la série des historiens hommes d'action où il est placé, un des types les plus honorables et les plus complets de son temps." Sainte-Beuve. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/22751. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Une histoire d'Amour : George Sand et A. de Musset: Documents inédits, Lettres de MussetMariéton, Paul (1862–1911)62.273 parole81,478%
Leggi un estratto 

Au plus fort du Romantisme, il a ramené l'esprit dans la poésie française. Il apporte cette insolente et bien vivante preuve qu'on peut être un écrivain de génie, rien qu'à traduire une sensibilité frémissante, quand elle est servie par un goût inné. «Chose ailée et divine et légère», son talent ne semble point d'un professionnel. Ce grand poète est un dilettante, une abeille qui fait son miel de mille fleurs. Mais de toutes ces fleurs exotiques dont il a savouré l'arôme, il rapporte un miel bien à lui, bien français. Que lui importe ce qu'on qualifie d'originalité! Ces entraînements de l'opinion ne prouvent bien souvent que mépris du génie en faveur du talent... Si sa voix devient l'écho mélancolique des jeunes âmes de son milieu et de son temps, il n'aspirera pas plus haut. En ne chantant que pour lui-même, il chantera au nom de tous. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13622. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les travailleurs de la mer - tome 1Hugo, Victor (1802–1885)76.692 parole81,373%
Leggi un estratto 

L'Atlantique ronge nos côtes. La pression du courant du pôle déforme notre falaise ouest. La muraille que nous avons sur la mer est minée de Saint-Valery-sur-Somme à Ingouville, de vastes blocs s'écroulent, l'eau roule des nuages de galets, nos ports s'ensablent ou s'empierrent, l'embouchure de nos fleuves se barre. Chaque jour un pan de la terre normande se détache et disparaît sous le flot. Ce prodigieux travail, aujourd'hui ralenti, a été terrible. Il a fallu pour le contenir cet éperon immense, le Finistère. Qu'on juge de la force du flux polaire et de la violence de cet affouillement par le creux qu'il a fait entre Cherbourg et Brest. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79493. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de France 1724-1759 (Volume 18/19)Michelet, Jules (1798–1874)96.268 parole81,276%
Leggi un estratto 

La Bulle, étendant son royaume, avait énormément gonflé cet avorton. Il voulait pour son fils une fille naturelle du roi d'Angleterre! Et pour cela d'abord il fallait le faire duc. Le Régent n'osait refuser. Il était dangereux par un côté obscur, le pied qu'il avait pris dans les profondeurs de Versailles, aux secrets cabinets où la royale idole vivait avec trois camarades. Là de bonne heure il eut son Maurepas, bouffonnant, folâtrant, malgré les rebuffades, écouté cependant et souffert comme un Triboulet. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/26859. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les misérables Tome V: Jean ValjeanHugo, Victor (1802–1885)103.707 parole81,276%
Leggi un estratto 

Les exaspérations de cette foule qui souffre et qui saigne, ses violences à contre-sens sur les principes qui sont sa vie, ses voies de fait contre le droit, sont des coups d'État populaires, et doivent être réprimés. L'homme probe s'y dévoue, et, par amour même pour cette foule, il la combat. Mais comme il la sent excusable tout en lui tenant tête! comme il la vénère tout en lui résistant! C'est là un de ces moments rares où, en faisant ce qu'on doit faire, on sent quelque chose qui déconcerte et qui déconseillerait presque d'aller plus loin; on persiste, il le faut; mais la conscience satisfaite est triste, et l'accomplissement du devoir se complique d'un serrement de coeur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17519. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Pensée de l'Humanité: Dernière oeuvre de L. TolstoïTolstoy, Leo, graf (1828–1910), tradotto da Halpérine-Kaminsky, E. (Ely) (1858–1936)85.914 parole81,283%
Leggi un estratto 

Pour sortir des souillures du péché, de la dépravation et de la vie malheureuse,'il ne faut aux hommes qu'une chose, une religion dans laquelle ils ne vivraient pas, chacun pour soi, comme ils le font à présent, mais d'une vie commune, en reconnaissant tous la même loi et le même but. Alors seulement les hommes, en répétant les paroles de la prière du Seigneur: «Que ton règne arrive sur la terre comme au ciel» pourraient espérer que le règne de Dieu viendrait réellement sur la terre. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/43761. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le parfum de la dame en noirLeroux, Gaston (1868–1927)94.640 parole81,278%
Leggi un estratto 

Le mariage de M. Robert Darzac et de Mlle Mathilde Stangerson eut lieu à Paris, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, le 6 avril 1895, dans la plus stricte intimité. Un peu plus de deux années s’étaient donc écoulées depuis les événements que j’ai rapportés dans un précédent ouvrage, événements si sensationnels qu’il n’est point téméraire d’affirmer ici qu’un aussi court laps de temps n’avait pu faire oublier le fameux Mystère de la Chambre Jaune… Celui-ci était encore si bien présent à tous les esprits que la petite église eût été certainement envahie par une foule avide de contempler les héros d’un drame qui avait passionné le monde, si la cérémonie nuptiale n’avait été tenue tout à fait secrète, ce qui avait été assez facile dans cette paroisse éloignée du quartier des écoles. Seuls, quelques amis de M. Darzac et du professeur Stangerson, sur la discrétion desquels on pouvait compter, avaient été invités. J’étais du nombre; j’arrivai de bonne heure à l’église, et mon premier soin, naturellement, fut d’y chercher Joseph Rouletabille. J’avais été un peu déçu en ne l’apercevant pas, mais il ne faisait point de doute pour moi qu’il dût venir et, dans cette attente, je me rapprochai de maître Henri-Robert et de maître André Hesse qui, dans la paix et le recueillement de la petite chapelle Saint-Charles, évoquaient tout bas les plus curieux incidents du procès de Versailles, que l’imminente cérémonie leur remettait en mémoire. Je les écoutais distraitement en examinant les choses autour de moi. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15554. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

En pays lointainLondon, Jack (1876–1916), tradotto da Postif, Louis (1887–1942)50.724 parole81,174%
Leggi un estratto 

La mauvaise étoile d’un certain Percy Cuthfert devait suivre une course ascendante car, lui aussi, se joignit à cette compagnie d’argonautes. C’était un homme dont la situation était bien assise; son compte en banque égalait la richesse de son savoir, ce qui n’est pas peu dire. Rien ne l’obligeait à s’embarquer dans une telle aventure,--aucune raison au monde--sauf qu’il était atteint d’une sentimentalité anormale. Il se figurait voir dans cette entreprise le véritable esprit du Romanesque et de l’Aventure. Plus d’un avant lui en a fait autant, et a commis cette funeste méprise. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78041. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Maman Léo: Les Habits Noirs Tome VFéval, Paul (1817–1887)89.318 parole81,179%
Leggi un estratto 

Ah! c'était un garçon utile! et la générosité de la dompteuse à son égard devait être bien récompensée. Depuis une semaine qu'il faisait partie de la maison, il avait déjà reprisé presque toutes les chaussettes de sa patronne et remis un bec à l'autruche; en outre, par un procédé dont il était l'inventeur, il espérait enfler la tête du jeune Saladin, son nourrisson, sans lui faire le moindre mal, et donner à ce cher enfant une apparence si monstrueuse que la vue seule en vaudrait dix centimes: deux sous. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/19919. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les misérables Tome III: MariusHugo, Victor (1802–1885)84.511 parole81,176%
Leggi un estratto 

Ce petit être est joyeux. Il ne mange pas tous les jours et il va au spectacle, si bon lui semble, tous les soirs. Il n'a pas de chemise sur le corps, pas de souliers aux pieds, pas de toit sur la tête; il est comme les mouches du ciel qui n'ont rien de tout cela. Il a de sept à treize ans, vit par bandes, bat le pavé, loge en plein air, porte un vieux pantalon de son père qui lui descend plus bas que les talons, un vieux chapeau de quelque autre père qui lui descend plus bas que les oreilles, une seule bretelle en lisière jaune, court, guette, quête, perd le temps, culotte des pipes, jure comme un damné, hante le cabaret, connaît des voleurs, tutoie des filles, parle argot, chante des chansons obscènes, et n'a rien de mauvais dans le coeur. C'est qu'il a dans l'âme une perle, l'innocence, et les perles ne se dissolvent pas dans la boue. Tant que l'homme est enfant, Dieu veut qu'il soit innocent. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17494. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Boule de SuifMaupassant, Guy de (1850–1893)35.911 parole81,177%
Leggi un estratto 

Pendant plusieurs jours de suite des lambeaux d'armée en déroute avaient traversé la ville. Ce n'était point de la troupe, mais des hordes débandées. Les hommes avaient la barbe longue et sale, des uniformes en guenilles, et ils avançaient d'une allure molle, sans drapeau, sans régiment. Tous semblaient accablés, éreintés, incapables d'une pensée ou d'une résolution, marchant seulement par habitude, et tombant de fatigue sitôt qu'ils s'arrêtaient. On voyait surtout des mobilisés, gens pacifiques, rentiers tranquilles, pliant sous le poids du fusil; des petits moblots alertes, faciles à l'épouvante et prompts à l'enthousiasme, prêts à l'attaque comme à la fuite; puis, au milieu d'eux, quelques culottes rouges, débris d'une division moulue dans une grande bataille; des artilleurs sombres alignés avec des fantassins divers; et, parfois, le casque brillant d'un dragon au pied pesant qui suivait avec peine la marche plus légère des lignards. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/10746. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Grand MeaulnesAlain-Fournier (1886–1914)63.569 parole81,078%
Leggi un estratto 

Une longue maison rouge, avec cinq portes vitrées, sous des vignes vierges, à l'extrémité du bourg; une cour immense avec préaux et buanderie, qui ouvrait en avant sur le village par un grand portail; sur le côté nord, la route où donnait une petite grille et qui menait vers La Gare, à trois kilomètres; au sud et par derrière, des champs, des jardins et des prés qui rejoignaient les faubourgs... tel est le plan sommaire de cette demeure où s'écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de ma vie--demeure d'où partirent et où revinrent se briser, comme des vagues sur un rocher désert, nos aventures. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/5781. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lettres persanes, tome IIMontesquieu, Charles de Secondat, baron de (1689–1755)55.974 parole81,077%
Leggi un estratto 

Aussi, parmi nous, le prince est-il jaloux de l'honneur du dernier de ses sujets. Il y a pour le maintenir des tribunaux respectables: c'est le trésor sacré de la nation, et le seul dont le souverain n'est pas le maître, parce qu'il ne peut l'être sans choquer ses intérêts. Ainsi, si un sujet se trouve blessé dans son honneur par son prince, soit par quelque préférence, soit par la moindre marque de mépris, il quitte sur-le-champ sa cour, son emploi, son service, et se retire chez lui. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33856. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Clerambault : Histoire d'une conscience libre pendant la guerreRolland, Romain (1866–1944)76.380 parole81,077%
Leggi un estratto 

C’était un soir de juillet. Sur la cime des arbres un dernier rayon rosé était posé. A travers la buée lumineuse, jetée comme une voilette sur la pente des collines et sur la plaine grise et la Ville lointaine, les vitres de Montmartre flambaient d’étincelles d’or. Le dîner venait de finir. Clerambault, appuyé sur la table non desservie, promenait, en parlant, son regard plein d’une joie naïve, de l’un à l’autre de ses trois auditeurs. Il était sûr d’y trouver le reflet de son contentement. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/70956. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Eugénie GrandetBalzac, Honoré de (1799–1850)62.868 parole80,977%
Leggi un estratto 

Il se trouve dans certaines provinces des maisons dont la vue inspire une mélancolie égale à celle que provoquent les cloîtres les plus sombres, les landes les plus ternes ou les ruines les plus tristes. Peut-être y a-t-il à la fois dans ces maisons et le silence du cloître et l'aridité des landes et les ossements des ruines. La vie et le mouvement y sont si tranquilles qu'un étranger les croirait inhabitées, s'il ne rencontrait tout à coup le regard pâle et froid d'une personne immobile dont la figure à demi monastique dépasse l'appui de la croisée, au bruit d'un pas inconnu. Ces principes de mélancolie existent dans la physionomie d'un logis situé à Saumur, au bout de la rue montueuse qui mène au château, par le haut de la ville. Cette rue, maintenant peu fréquentée, chaude en été, froide en hiver, obscure en quelques endroits, est remarquable par la sonorité de son petit pavé caillouteux, toujours propre et sec, par l'étroitesse de sa voie tortueuse, par la paix de ses maisons qui appartiennent à la vieille ville, et que dominent les remparts. Des habitations trois fois séculaires y sont encore solides quoique construites en bois, et leurs divers aspects contribuent à l'originalité qui recommande cette partie de Saumur à l'attention des antiquaires et des artistes. Il est difficile de passer devant ces maisons, sans admirer les énormes madriers dont les bouts sont taillés en figures bizarres et qui couronnent d'un bas-relief noir le rez-de-chaussée de la plupart d'entre elles. Ici, des pièces de bois transversales sont couvertes en ardoises et dessinent des lignes bleues sur les frêles murailles d'un logis terminé par un toit en colombage que les ans ont fait plier, dont les bardeaux pourris ont été tordus par l'action alternative de la pluie et du soleil. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/11049. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Une vieMaupassant, Guy de (1850–1893)72.111 parole80,977%
Leggi un estratto 

Jeanne était prête à monter en voiture lorsque la baronne descendit l'escalier, soutenue d'un côté par son mari, et, de l'autre, par une grande fille de chambre forte et bien découplée comme un gars. C'était une Normande du pays de Caux, qui paraissait au moins vingt ans, bien qu'elle en eût au plus dix- huit. On la traitait dans la famille un peu comme une seconde fille, car elle avait été la soeur de lait de Jeanne. Elle s'appelait Rosalie. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17457. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La vampireFéval, Paul (1817–1887)86.737 parole80,976%
Leggi un estratto 

L'opinion la plus accréditée, sinon la plus vraisemblable, se résumait en un mot qui sollicitait énergiquement les imaginations et valait à lui seul deux ou trois des plus ténébreux livres de Mme Anne Radcliffe. Ce mot était plus sombre que le titre fameux le Confessionnal des pénitents noirs. Ce mot était plus mystérieux que les Mystères du château des Pyrénées, que les Mystères d'Udolphe et que les Mystères de la caverne des Apennins; il sonnait le glas, il flairait la tombe. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/10053. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Quand le rideau s'est baisséMille, Pierre (1864–1941)29.349 parole80,776%
Leggi un estratto 

Il y avait six mois déjà que don Rodrigue était devenu l’époux de Chimène, dix-huit qu’il portait cet héroïque surnom de Cid Campéador, dont l’avaient acclamé, dans leur admiration pour leur vainqueur, les trois rois maures par lui présentés, chargés de fers, au chevaleresque Fernand, roi de Castille et de Léon. Malgré ce que l’on pourrait croire, ces infidèles n’avaient été ni décapités, ni pendus suivant l’usage du temps, bien qu’ils fissent profession d’appartenir à la détestable religion du diable Mahom. Rodrigue avait déjà rendu la liberté aux deux premiers, recevant pour la rançon de chacun cent mille doublons d’or, qui devaient lui permettre de faire à son château de Bivar quelques réparations, pressantes depuis deux ou trois cents ans. Mais le dernier, El-Mançour, dont la langue espagnole a fait Almanzor--et c’est bien plus joli,--n’avait encore pu s’acquitter. Moins à son aise que ses collègues, ou soucieux de ne point si fort pressurer ses khammès, il proposait de payer la somme en nègres, que ses fils iraient razzier du côté de Ouallata, sur le Niger. Don Rodrigue avait accepté. Mais il fallait du temps pour réunir ces esclaves. En attendant, le vaillant Almanzor vivait prisonnier au château de Bivar, avec son vainqueur et Chimène. Sa captivité était douce. Il ne partageait point les repas du jeune ménage de peur de manger par aventure des mets accommodés à la graisse de porc, mais les rejoignait un peu plus tard dans la grande salle, ornée de trophées de chasse, d’armures, et de la généalogie de l’illustre maison des Diaz, qui remonte, de la façon la plus certaine, à Decius, empereur de Rome. Même, il était autorisé à sortir de la bâille, pour se promener à cheval dans la campagne. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78036. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Trois femmesMille, Pierre (1864–1941)43.252 parole80,579%
Leggi un estratto 

Elle s’arrêta, n’osant encore dire le reste. Le vieux Fauli haussa les épaules. Des siècles de négoce, de spéculation, de persécution, ont habitué sa race à supporter la mauvaise fortune avec une sorte d’indifférence paisible. A manier héréditairement l’argent de façon régulière on apprend ce qu’ignorent les hommes issus, comme presque tous les Français de sang, de souche paysanne: que cet argent n’est qu’un signe, un symbole qui n’a pas de valeur par soi-même, mais par les possibilités d’échange et de combinaison qu’il permet. Et si l’on n’a pas toujours dans l’esprit ce principe fondamental: «Toutes les affaires sont mauvaises, quelques-unes deviennent bonnes», on perd courage à la première mauvaise affaire! Mais aujourd’hui la vie est trop facile en France. Quand on compte déjà trois ou quatre générations d’aïeux qui n’ont pas connu l’âpreté de la lutte pour la vie chez les barbares méchants de Russie et de Pologne, ou, ce qui vaut mieux encore, les simples et gaies populations d’Alsace, on n’est plus bon vraiment qu’à se laisser fondre dans la masse nationale, à devenir un fonctionnaire sans responsabilité ou un politicien si on est d’intelligence moyenne; un homme de lettres, un savant, un artiste quand on a le cerveau bien fait et une sensibilité suffisante. Mais, pour le commerce, c’est fini: on ne peut plus, on n’est plus digne! Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/70954. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les misérables Tome II: CosetteHugo, Victor (1802–1885)95.671 parole80,576%
Leggi un estratto 

L'an dernier (1861), par une belle matinée de mai, un passant, celui qui raconte cette histoire, arrivait de Nivelles et se dirigeait vers La Hulpe. Il allait à pied. Il suivait, entre deux rangées d'arbres, une large chaussée pavée ondulant sur des collines qui viennent l'une après l'autre, soulèvent la route et la laissent retomber, et font là comme des vagues énormes. Il avait dépassé Lillois et Bois-Seigneur-Isaac. Il apercevait, à l'ouest, le clocher d'ardoise de Braine-l'Alleud qui a la forme d'un vase renversé. Il venait de laisser derrière lui un bois sur une hauteur, et, à l'angle d'un chemin de traverse, à côté d'une espèce de potence vermoulue portant l'inscription: Ancienne barrière no 4, un cabaret ayant sur sa façade cet écriteau: Au quatre vents. Échabeau, café de particulier. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17493. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Nouveaux contes de fées pour les petits enfantsSégur, Sophie, comtesse de (1799–1874)53.582 parole80,576%
Leggi un estratto 

Il y avait un roi qui s'appelait Bénin; tout le monde l'aimait, parce qu'il était bon; les méchants le craignaient, parce qu'il était juste. Sa femme, la reine Doucette, était aussi bonne que lui. Ils avaient une petite princesse qui s'appelait Blondine à cause de ses magnifiques cheveux, blonds, et qui était bonne et charmante comme son papa le roi et comme sa maman la reine. Malheureusement la reine mourut peu de mois après la naissance de Blondine, et le roi pleura beaucoup et longtemps. Blondine était trop petite pour comprendre que sa maman était morte: elle ne pleura donc pas et continua à rire, à jouer, à téter et à dormir paisiblement. Le roi aimait tendrement Blondine, et Blondine aimait le roi plus que personne au monde. Le roi lui donnait les plus beaux joujoux, les meilleurs bonbons, les plus délicieux fruits. Blondine était très heureuse. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14247. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Henri Poincaré: Biographie, Bibliographie Analytique des ÉcritsLebon, Ernest (1846–1922)30.348 parole80,570%
Leggi un estratto 

La question de l'intégration algébrique des équations différentielles du premier ordre et du premier degré n'a pas attiré l'attention des géomètres autant qu'elle le méritait. La voie a été ouverte, il y a vingt ans, par un admirable travail de M. DARBOUX[1]; mais les analystes ont été fort longtemps sans s'y engager, et ce n'est que tout récemment que le problème a été repris par MM. PAINLEVÉ et AUTONNE[2]. H. P. Analyse par HAMBURGER: J F M, Bd. 23, J. 1891, S. 319-321. Analyse: B S M, 2e s., t. 17, 2e p., mars 1893, p. 43-44. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/32948. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Ti piace un testo? Trasforma un estratto in un esercizio per il tuo studente 

Livello 2 Livello 2 di 5: 77 testi, punteggi da 80,4 a 76,5
Livello 2: 77 testi, a partire dal più facile
TitoloAutoreLunghezzaPunteggioParole frequentiEstratto
Le comte de Monte-Cristo, Tome IVDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)117.453 parole80,479%
Leggi un estratto 

--Oh! mon Dieu! oui, malgré tout ce que j'ai pu dire. Moi, je ne connais pas le jeune homme, on le prétend riche et de bonne famille, mais pour moi ces choses sont de simples on dit. J'ai répété tout cela à satiété à M. Danglars; mais il est entiché de son Lucquois. J'ai été jusqu'à lui faire part d'une circonstance qui, pour moi, était plus grave: le jeune homme a été changé en nourrice, enlevé par des Bohémiens ou égaré par son précepteur, je ne sais pas trop. Mais ce que je sais, c'est que son père l'a perdu de vue depuis plus de dix années; ce qu'il a fait pendant ces dix années de vie errante, Dieu seul le sait. Eh bien, rien de tout cela n'y a fait. On m'a chargé d'écrire au major, de lui demander des papiers; ces papiers, les voilà. Je les leur envoie, mais, comme Pilate, en me lavant les mains. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17992. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Des variations du langage français depuis le XIIe siècle: ou recherche des principes qui devraient régler l'orthographe et la prononciationGénin, F. (François) (1803–1856)133.421 parole80,470%
Leggi un estratto 

Il a répété ailleurs cette dernière phrase textuellement. Mais où Voltaire a-t-il pris qu'on prononçât ce p, ce g et ce t avec une dureté insupportable, ou d'une façon quelconque? Il l'a supposé, parce qu'il les a vus écrits. L'écriture est dans trop de cas un faux témoin; le même argument subsisterait contre la langue actuelle, car combien de consonnes écrivons-nous qui disparaissent dans la prononciation! Le nombre en était plus grand autrefois, voilà tout. Mais autrefois les consonnes faisaient partie essentielle d'un système complet, par où l'on suppléait à nos accents modernes. Celles qui sont demeurées ne servent à rien du tout: les unes étaient des conséquences, les autres sont des inconséquences. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/57992. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Création et rédemption, deuxième partie: La fille du marquisDumas, Alexandre (1802–1870)117.610 parole80,480%
Leggi un estratto 

Le repas fut gai et bruyant. À Châlons, c'est-à-dire dans la capitale de la Champagne, les repas, lorsqu'ils tirent à leur fin surtout, ressemblent à un feu de peloton à volonté; seulement les bouteilles de sillery, d'aï, de moët, remplacent les fusils. Ce qui fait que les morts et les blessés qui restent sur le champ de bataille en sont quittes pour y dormir une heure ou deux. Après quoi ils vont à leurs affaires comme s'il ne leur était arrivé aucun accident. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/26476. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Notre-Dame de ParisHugo, Victor (1802–1885)171.605 parole80,375%
Leggi un estratto 

Ce n'est cependant pas un jour dont l'histoire ait gardé souvenir que le 6 janvier 1482. Rien de notable dans l'événement qui mettait ainsi en branle, dès le matin, les cloches et les bourgeois de Paris. Ce n'était ni un assaut de Picards ou de Bourguignons, ni une châsse menée en procession, ni une révolte d'écoliers dans la vigne de Laas, ni une entrée de notre dit très redouté seigneur monsieur le roi, ni même une belle pendaison de larrons et de larronnesses à la Justice de Paris. Ce n'était pas non plus la survenue, si fréquente au quinzième siècle, de quelque ambassade chamarrée et empanachée. Il y avait à peine deux jours que la dernière cavalcade de ce genre, celle des ambassadeurs flamands chargés de conclure le mariage entre le dauphin et Marguerite de Flandre, avait fait son entrée à Paris, au grand ennui de M. le cardinal de Bourbon, qui, pour plaire au roi, avait dû faire bonne mine à toute cette rustique cohue de bourgmestres flamands, et les régaler, en son hôtel de Bourbon, d'une moult belle moralité, sotie et farce, tandis qu'une pluie battante inondait à sa porte ses magnifiques tapisseries. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/19657. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les historiettes de Tallemant des Réaux, tome second: Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIe siècleTallemant des Réaux (1619–1690), a cura di Chateaugiron, H. de (René-Charles-Hippolyte Le Prestre de Lézonnet), marquis de (1774–1848), Monmerqué, L.-J.-N. (Louis-Jean-Nicolas) (1780–1860) e Taschereau, Jules-Antoine (1801–1874)119.938 parole80,380%
Leggi un estratto 

Le maréchal de Marillac étoit fils d'un avocat. En ce temps-là véritablement les avocats étoient plus considérés qu'à cette heure, à cause que la paulette[2] n'étoit pas encore établie, et qu'on prenoit de leur corps les présidents et les gardes-des-sceaux. On disoit que Marillac étoit gentilhomme, mais c'étoit un gentilhomme dubiæ nobilitatis. Cet homme, dans le dessein de se pousser à la cour, prit l'épée. Il étoit grand et bien fait, robuste et adroit à toutes sortes d'exercices. Il se mêle parmi les grands seigneurs; et comme il avoit de l'esprit et du sens, il s'avisa de demander en mariage une fille de la Reine-mère, qui étoit Médicis, mais d'une branche si éloignée, que la Reine ne la reconnoissoit en aucune façon pour sa parente. Ce nom de Médicis ne fut pas inutile à Marillac. Il le fit valoir comme il avoit prétendu. C'étoit lui qui étoit toujours dépêché pour les affaires de la Reine-mère; et, comme il s'acquittoit bien de toutes ses commissions, insensiblement il se rendit considérable. M. de Luçon[3] crut que cet homme ne lui seroit pas inutile; les voilà unis. Dans les guerres d'Italie, Marillac demande de l'emploi; il en a, et, hors de payer de sa personne, il faisoit tout admirablement bien. On croit qu'il eût pu devenir grand capitaine, car il y en a eu qui ont fait bien du bruit sans aller aux coups. Il est vrai qu'en France cela est plus difficile qu'en Espagne et qu'en Italie. On disoit qu'à Rouen, ayant pris querelle à la paume avec un nommé Caboche, et ayant été séparés, il le rencontra après, et le tua avant que l'autre ait eu le loisir de mettre l'épée à la main. C'étoit devant qu'il eût de l'emploi. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/38361. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Peuple / Nos FilsMichelet, Jules (1798–1874)138.801 parole80,279%
Leggi un estratto 

Grave différence morale! Que la propriété soit grande ou soit petite, elle relève le coeur. Tel qui ne se serait point respecté pour lui-même, se respecte et s'estime pour sa propriété. Ce sentiment ajoute au juste orgueil que donne à ce peuple son incomparable tradition militaire. Prenez au hasard dans cette foule un petit journalier qui possède un vingtième d'arpent, vous n'y trouverez point les sentiments du journalier, du mercenaire; c'est un propriétaire, un soldat (il l'a été, et le serait demain); son père fut de la grande armée. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/41969. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les trois mousquetaires, Volume 1 (of 2)Dumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)117.447 parole80,182%
Leggi un estratto 

Le premier lundi du mois d’avril 1625, le bourg de Meung, où naquit l’auteur du Roman de la Rose, semblait être dans une révolution aussi entière que si les huguenots en fussent venus faire une seconde Rochelle. Plusieurs bourgeois, voyant s’enfuir les femmes du côté de la Grande-Rue, entendant les enfants crier sur le seuil des portes, se hâtaient d’endosser la cuirasse, et, appuyant leur contenance quelque peu incertaine d’un mousquet ou d’une pertuisane, se dirigeaient vers l’hôtellerie du Franc-Meunier, devant laquelle s’empressait, en grossissant de minute en minute, un groupe compact, bruyant et plein de curiosité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/56054. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les misérables Tome IV: L'idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-DenisHugo, Victor (1802–1885)119.922 parole80,076%
Leggi un estratto 

1831 et 1832, les deux années qui se rattachent immédiatement à la Révolution de Juillet, sont un des moments les plus particuliers et les plus frappants de l'histoire. Ces deux années au milieu de celles qui les précèdent et qui les suivent sont comme deux montagnes. Elles ont la grandeur révolutionnaire. On y distingue des précipices. Les masses sociales, les assises mêmes de la civilisation, le groupe solide des intérêts superposés et adhérents, les profils séculaires de l'antique formation française, y apparaissent et y disparaissent à chaque instant à travers les nuages orageux des systèmes, des passions et des théories. Ces apparitions et ces disparitions ont été nommées la résistance et le mouvement. Par intervalles on y voit luire la vérité, ce jour de l'âme humaine. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17518. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les trois mousquetairesDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)219.202 parole79,882%
Leggi un estratto 

Le premier lundi du mois d’avril 1625, le bourg de Meung, où naquit l’auteur du Roman de la Rose, semblait être dans une révolution aussi entière que si les huguenots en fussent venus faire une seconde Rochelle. Plusieurs bourgeois, voyant s’enfuir les femmes du côté de la Grande-Rue, entendant les enfants crier sur le seuil des portes, se hâtaient d’endosser la cuirasse et, appuyant leur contenance quelque peu incertaine d’un mousquet ou d’une pertuisane, se dirigeaient vers l’hôtellerie du Franc-Meunier, devant laquelle s’empressait, en grossissant de minute en minute, un groupe compact, bruyant et plein de curiosité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13951. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La tulipe noireDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)70.583 parole79,877%
Leggi un estratto 

Louis XIV était depuis longtemps l'ennemi des Hollandais, qui l'insultaient ou le raillaient de leur mieux, presque toujours, il est vrai, par la bouche des Français réfugiés en Hollande. L'orgueil national en faisait le Mithridate de la république. Il y avait donc contre les de Witt la double animation qui résulte d'une vigoureuse résistance suivie par un pouvoir luttant contre le goût de la nation et de la fatigue naturelle à tous les peuples vaincus, quand ils espèrent qu'un autre chef pourra les sauver de la ruine et de la honte. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/26504. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Journal des Goncourt (Troisième série, troisième volume): Mémoires de la vie littéraireGoncourt, Edmond de (1822–1896) e Goncourt, Jules de (1830–1870)84.636 parole79,874%
Leggi un estratto 

Mardi 5 janvier.--Une surprenante lettre de Magnard, du directeur de ce Figaro, qui m'a été toujours si hostile. Dans cette très gracieuse lettre, Magnard m'offre la succession de Wolf, le gouvernement de l'art, avec toute l'indépendance, toute la liberté que je puis désirer. Je refuse, mais je ne puis m'empêcher de songer à tous les gens, que l'acceptation aurait mis à mes pieds, au respect, que j'aurais conquis dans la maison de la princesse, enfin à la facilité, avec laquelle j'aurais trouvé des éditeurs, pour illustrer LA MAISON D'UN ARTISTE, MADAME GERVAISAIS, etc., etc. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18055. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lettres de Mmes. de Villars, de Coulanges et de La Fayette, de Ninon de L'Enclos et de Mademoiselle Aïssé: accompagnées de notices bibliographiques, de notes explicatives par Louis-Simon AugerLa Fayette, Madame de (Marie-Madeleine Pioche de La Vergne) (1634–1693), Lenclos, Ninon de (1620–1705), Villars, Marie Gigault de Bellefonds, marquise de (1624–1706), Aïssé, C. E. (Charlotte Elisabeth) (?–1733) e Coulanges, Marie-Angélique Du Gué Bagnoles (1641–1723)112.996 parole79,883%
Leggi un estratto 

Me voici enfin à Madrid, où je suis résolue d'attendre tranquillement le retour du roi, et l'arrivée de la reine, sa femme. Je n'ai pas eu le courage d'aller à Burgos. M. de Villars, qui m'attendoit ici, est parti pour rejoindre le roi, qui va chercher la reine d'une telle impétuosité, qu'on ne peut le suivre; et si elle n'est pas encore arrivée à Burgos, il est résolu d'emmener avec lui l'archevêque de cette ville-là, et d'aller jusqu'à Vittoria, ou sur la frontière, pour épouser cette princesse. Il n'a voulu écouter aucun conseil contraire à cette diligence. Il est transporté d'amour et d'impatience. Ainsi, avec de telles dispositions, il ne faut pas douter que cette jeune reine ne soit heureuse. La reine douairière, qui est très-bonne et très-raisonnable, souhaite passionnément qu'elle soit contente. Je trouvai, en venant, toutes les dames, et tous les officiers de sa maison, qui est très-nombreuse, auprès de Burgos. La duchesse de Terranova, sa camarera mayor, fit arrêter sa litière auprès de la mienne. Elle me parut spirituelle et très-honnête, point aussi vieille que je me l'étois figurée. Toutes les dames et filles d'honneur me montroient de loin leurs mouchoirs que l'on met en l'air en signe d'amitié. Je pensai oublier d'en faire autant; et, si ma fille ne m'en eût fait aviser, j'allois débuter par une grande sottise. Vous ne sauriez vous imaginer quelles honnêtetés je reçois ici. La reine mère m'a envoyé son majordome pour savoir comment je me trouvois des fatigues de mon voyage, et me donner beaucoup de marques de bonté. On dit qu'elle n'a pas accoutumé d'en user de la sorte avec les autres ambassadrices; ce n'est pas à mon médiocre mérite que j'attribue cet honneur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/29476. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

GerminalZola, Émile (1840–1902)164.437 parole79,774%
Leggi un estratto 

Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d'avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d'arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d'une jetée, au milieu de l'embrun aveuglant des ténèbres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/5711. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'ŒuvreZola, Émile (1840–1902)130.580 parole79,775%
Leggi un estratto 

Claude passait devant l'Hôtel de ville, et deux heures du matin sonnaient à l'horloge, quand l'orage éclata. Il s'était oublié à rôder dans les Halles, par cette nuit brûlante de juillet, en artiste flâneur, amoureux du Paris nocturne: Brusquement, les gouttes tombèrent si larges, si drues, qu'il prit sa course, galopa dégingandé, éperdu, le long du quai de la Grève. Mais, au pont Louis-Philippe, une colère de son essoufflement l'arrêta: il trouvait imbécile cette peur de l'eau; et, dans les ténèbres épaisses, sous le cinglement de l'averse qui noyait les becs de gaz, il traversa lentement le pont, les mains ballantes. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17517. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le mystère de la chambre jauneLeroux, Gaston (1868–1927)82.128 parole79,679%
Leggi un estratto 

N'a-t-on pas oublié le nom même du procès de Nayves et la tragique histoire de la mort du petit Menaldo? Et cependant l'attention publique était à cette époque si tendue vers les débats, qu'une crise ministérielle, qui éclata sur ces entrefaites, passa complètement inaperçue. Or, le procès de la «Chambre Jaune», qui précéda l'affaire de Nayves de quelques années, eut plus de retentissement encore. Le monde entier fut penché pendant des mois sur ce problème obscur,--le plus obscur à ma connaissance qui ait jamais été proposé à la perspicacité de notre police, qui ait jamais été posé à la conscience de nos juges. La solution de ce problème affolant, chacun la chercha. Ce fut comme un dramatique rébus sur lequel s'acharnèrent la vieille Europe et la jeune Amérique. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13765. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lectures pour une ombreGiraudoux, Jean (1882–1944)54.625 parole79,675%
Leggi un estratto 

...Troisième réveil au delà de la frontière. Encore étendus dans notre foin, endoloris, il nous faut raisonner, pour nous rappeler que l’Alsace dort près de nous, et nous en réjouir. Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel; elles le plaignent, elles l’admirent: il sera un grand artiste: il se mariera. Puis voilà soudain, comme chaque jour, la pensée que le régiment est parti. Nous nous levons à demi habillés, des inconnus autour de nous surgissant du foin, à la vitesse, avec les ennuis d’une résurrection, se plaignant du bras, d’une fluxion, de la jambe. Les brindilles sont imprimées sur nos mains, nos joues, épanouies sur la joue malade, et jusqu’au soir nous aurons l’air d’avoir dormi entre l’époque tertiaire et l’époque quaternaire. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/70995. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La corde au couGaboriau, Emile (1832–1873)155.905 parole79,678%
Leggi un estratto 

--Imbécile! que ne le disiez-vous immédiatement! s'écria le maire. (Il n'hésitait plus.) Vite, dit-il à son domestique, viens me donner de quoi m'habiller... C'est-à-dire, non! Madame m'aidera, car il n'y a pas une seconde à perdre. Toi, tu vas courir chez Bolton, tu sais, le tambour, et tu lui commanderas de ma part de battre la générale, à l'instant, partout. Tu passeras ensuite chez le capitaine Parenteau, tu lui expliqueras ce qui en est et tu le prieras de prendre la clef des pompes à la mairie, chez le concierge. Attends!... Cela fait, tu reviendras ici, atteler... Le feu au Valpinson!... J'accompagnerai les pompiers!... Allons, cours, frappe aux portes, crie au feu! On se réunira place du Marché-Neuf!... Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15107. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Fort comme la mortMaupassant, Guy de (1850–1893)70.280 parole79,678%
Leggi un estratto 

Mais à peine entrée dans la haute pièce sévère et drapée, la clarté joyeuse du ciel s'atténuait, devenait douce, s'endormait sur les étoffes, allait mourir dans les portières, éclairait à peine les coins sombres où, seuls, les cadres d'or s'allumaient comme des feux. La paix et le sommeil semblaient emprisonnés là dedans, la paix des maisons d'artistes où l'âme humaine a travaillé. En ces murs que la pensée habite, où la pensée s'agite, s'épuise en des efforts violents, il semble que tout soit las, accablé, dès qu'elle s'apaise. Tout semble mort après ces crises de vie; et tout repose, les meubles, les étoffes, les grands personnages inachevés sur les toiles, comme si le logis entier avait souffert de la fatigue du maître, avait peiné avec lui, prenant part, tous les jours, à sa lutte recommencée. Une vague odeur engourdissante de peinture, de térébenthine et de tabac flottait, captée par les tapis et les sièges; et aucun autre bruit ne troublait le lourd silence que les cris vifs et courts des hirondelles qui passaient sur le châssis ouvert, et la longue rumeur confuse de Paris à peine entendue par-dessus les toits. Rien ne remuait que la montée intermittente d'un petit nuage de fumée bleue s'élevant vers le plafond à chaque bouffée de cigarette qu'Olivier Bertin, allongé sur son divan, soufflait lentement entre ses lèvres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/11450. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les liaisons dangereuses: Lettres recueillies dans une Société et publiées pour l'instruction de quelques autresLaclos, Choderlos de (1741–1803)147.842 parole79,583%
Leggi un estratto 

Tu vois, ma bonne amie, que je te tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps; il m'en restera toujours pour toi. J'ai pourtant vu plus de parures dans cette seule journée que dans les quatre ans que nous avons passés ensemble; et je crois que la superbe Tanville[8] aura plus de chagrin à ma première visite, où je compte bien la demander, qu'elle n'a cru nous en faire toutes les fois qu'elle est venue nous voir in fiocchi. Maman m'a consultée sur tout; elle me traite beaucoup moins en pensionnaire que par le passé. J'ai une femme de chambre à moi; j'ai une chambre et un cabinet dont je dispose, et je t'écris à un secrétaire très joli, dont on m'a remis la clef, et où je peux renfermer tout ce que je veux. Maman m'a dit que je la verrais tous les jours à son lever; qu'il suffisait que je fusse coiffée pour dîner, parce que nous serions toujours seules, et qu'alors elle me dirait chaque jour l'heure où je devrais l'aller joindre l'après-midi. Le reste du temps est à ma disposition, et j'ai ma harpe, mon dessin et des livres comme au couvent, si ce n'est que la mère Perpétue n'est pas là pour me gronder, et qu'il ne tiendrait qu'à moi d'être toujours à rien faire; mais comme je n'ai pas ma Sophie pour causer et pour rire, j'aime autant m'occuper. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/52006. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Réflexions ou sentences et maximes moralesLa Rochefoucauld, François duc de (1613–1680)102.527 parole79,583%
Leggi un estratto 

Rien n'est moins sincère que la manière de demander et de donner des conseils. Celui qui en demande paraît avoir une déférence respectueuse pour les sentiments de son ami, bien qu'il ne pense qu'à lui faire approuver les siens, et à le rendre garant de sa conduite. Et celui qui conseille paye la confiance qu'on lui témoigne d'un zèle ardent et désintéressé, quoiqu'il ne cherche le plus souvent dans les conseils qu'il donne que son propre intérêt ou sa gloire. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14913. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le jeune EuropéenDrieu La Rochelle, Pierre (1893–1945)30.743 parole79,476%
Leggi un estratto 

Ma mère est morte sans me dire qui était mon père; elle ne le savait pas. C’était une petite bourgeoise de Touraine, un peu paysanne. Elle était avide de considération et avait su dès son enfance qu’on l’obtient par l’argent. Petite, ravissante, mesquine, avec une astuce infaillible elle simula tous les gestes de l’érotisme; elle en eut plusieurs amants étrangers de qui elle tira une fortune solide. Quand elle se trouva indépendante comme elle l’entendait, elle vécut dorénavant seule, l’œil sur la Bourse, arrangeant de beaux jardins. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78063. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'homme tout nuMendès, Catulle (1841–1909)50.142 parole79,475%
Leggi un estratto 

Cheminant de la sorte, avec d’inégales allures, ainsi qu’il est dit des trois frères Curiaces au premier livre des histoires de Titus Livius, ils arrivèrent, l’un après l’autre, en un lieu qui était appelé le carrefour de Marcellane; c’était là que, jadis, Marthe, sœur de Lazare, venant de Palestine par mer, s’était arrêtée avec sa servante Marcelle. Sans doute il eût été plus naturel de donner à cet endroit le nom de Marthe elle-même, mais, depuis que la sainte y avait fait halte, il était passé là tant de serfs revenant de la glèbe, tant de routiers sans vergogne, de matois et de mercelots, de mauvais-garçons et autres turlupins, que le nom d’une servante était bien assez bon pour un lieu aussi mal famé. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78059. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les historiettes de Tallemant des Réaux, tome premier: Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIe siècleTallemant des Réaux (1619–1690), a cura di Chateaugiron, H. de (René-Charles-Hippolyte Le Prestre de Lézonnet), marquis de (1774–1848), Monmerqué, L.-J.-N. (Louis-Jean-Nicolas) (1780–1860) e Taschereau, Jules-Antoine (1801–1874)117.826 parole79,480%
Leggi un estratto 

J'appelle ce recueil les Historiettes, parce que ce ne sont que petits Mémoires qui n'ont aucune liaison les uns avec les autres. J'y observe en quelque sorte la suite des temps, pour ne point faire de confusion. Mon dessein est d'écrire tout ce que j'ai appris et que j'apprendrai d'agréable et digne d'être remarqué, et je prétends dire le bien et le mal sans dissimuler la vérité, et sans me servir de ce qu'on trouve dans les Histoires et les Mémoires imprimés. Je le fais d'autant plus librement que je sais bien que ce ne sont pas choses à mettre en lumière, quoique peut-être elles ne laissassent pas d'être utiles. Je donne cela à mes amis qui m'en prient, il y a long-temps. Au reste, je renverrai souvent aux Mémoires que je prétends faire de la régence d'Anne d'Autriche, ou pour mieux dire, de l'administration du cardinal Mazarin, que je continuerai tant qu'il gouvernera, si je me trouve en état de le faire[2]. Ces renvois seront pour ne pas répéter la même chose, comme par exemple, une fois que M. Chabot[3], devenu duc de Rohan, entrera dans les négociations avec la cour, je ne puis plus continuer son Historiette, parce que désormais c'est l'histoire de la seconde guerre de Paris. Voilà quel est mon dessein. Je commencerai par Henri le Grand et sa cour, afin de commencer par quelque chose d'illustre. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33033. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les trois mousquetaires, Volume 2 (of 2)Dumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)108.435 parole79,481%
Leggi un estratto 

Cette présentation à milady occupait fort la tête de notre Gascon. Il se rappelait de quelle façon étrange cette femme avait été mêlée jusque-là dans sa destinée. Selon sa conviction, c’était quelque créature du cardinal, et cependant il se sentait invinciblement entraîné vers elle par un de ces sentiments dont on ne se rend pas compte. Sa seule crainte était que milady ne reconnût en lui l’homme de Meung et de Douvres. Alors, elle saurait qu’il était des amis de M. de Tréville, et par conséquent qu’il appartenait corps et âme au roi, ce qui, dès lors, lui ferait perdre une partie de ses avantages, puisque, connu de milady comme il la connaissait, il jouerait avec elle à jeu égal. Quant à ce commencement d’intrigue entre elle et le comte de Wardes, notre présomptueux ne s’en préoccupait que médiocrement, bien que le marquis fût jeune, beau, riche et fort avant dans la faveur du cardinal. Ce n’est pas pour rien que l’on a vingt ans, et surtout que l’on est né à Tarbes. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/58211. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face: Histoire d'une âme écrite par elle-mêmeThérèse, de Lisieux, Saint (1873–1897)182.303 parole79,379%
Leggi un estratto 

Avant de prendre la plume, je me suis agenouillée devant la statue de Marie[8]: celle qui a donné à ma famille tant de preuves des maternelles préférences de la Reine du ciel; je l'ai suppliée de guider ma main, afin de ne pas tracer une seule ligne qui ne lui soit agréable. Ensuite, ouvrant le saint Evangile, mes yeux sont tombés sur ces mots: «Jésus, étant monté sur une montagne, appela à lui ceux qu'il lui plut.»[9] Voilà bien le mystère de ma vocation, de ma vie tout entière; et surtout le mystère des privilèges de Jésus sur mon âme. Il n'appelle pas ceux qui en sont dignes, mais ceux qu'il lui plaît. Comme le dit saint Paul: «Dieu a pitié de qui il veut, et il fait miséricorde à qui il veut faire miséricorde[10]. Ce n'est donc pas l'ouvrage de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.»[11] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/36708. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les compagnons de JéhuDumas, Alexandre (1802–1870)189.437 parole79,380%
Leggi un estratto 

Il est vrai qu'au moment où nous en sommes arrivés, nos armées, si glorieuses pendant les campagnes épiques de 1796 et 1797, un instant refoulées vers la France par l'incapacité de Scherer à Vérone et à Cassano, et par la défaite et la mort de Joubert à Novi, commencent à reprendre l'offensive. Moreau a battu Souvaroff à Bassignano; Brune a battu le duc d'York et le général Hermann à Bergen; Masséna a anéanti les Austro-Russes à Zurich; Korsakov s'est sauvé à grand-peine et l'Autrichien Hotz ainsi que trois autres généraux ont été tués, et cinq faits prisonniers. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13819. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'esprit dans l'histoire: Recherches et curiosités sur les mots historiquesFournier, Edouard (1819–1880)91.140 parole79,278%
Leggi un estratto 

Je veux tenter de faire aujourd'hui, pour les mots soi-disant historiques qui courent par le monde et dans la plupart des ouvrages sur l'histoire de France, ce que j'ai entrepris pour les citations dans le petit livre l'Esprit des autres. Je veux encore ici, mais dans une matière plus sérieuse, tâcher de rendre à chacun ce qui lui appartient, et surtout de lui enlever ce qui ne lui appartient pas; car, je le prévois d'avance, j'aurai plutôt à dépouiller le mensonge qu'à enrichir la vérité. Heureusement celle-ci trouve surtout son compte dans chaque erreur que l'on détruit. Elle gagne tout ce que l'autre perd. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/63804. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Comédie humaine - Volume 09. Scènes de la vie parisienne - Tome 01Balzac, Honoré de (1799–1850)210.533 parole79,078%
Leggi un estratto 

Il est dans Paris certaines rues déshonorées autant que peut l'être un homme coupable d'infamie; puis il existe des rues nobles, puis des rues simplement honnêtes, puis de jeunes rues sur la moralité desquelles le public ne s'est pas encore formé d'opinion; puis des rues assassines, des rues plus vieilles que de vieilles douairières ne sont vieilles, des rues estimables, des rues toujours propres, des rues toujours sales, des rues ouvrières, travailleuses, mercantiles. Enfin, les rues de Paris ont des qualités humaines, et nous impriment par leur physionomie certaines idées contre lesquelles nous sommes sans défense. Il y a des rues de mauvaise compagnie où vous ne voudriez pas demeurer, et des rues où vous placeriez volontiers votre séjour. Quelques rues, ainsi que la rue Montmartre, ont une belle tête et finissent en queue de poisson. La rue de la Paix est une large rue, une grande rue; mais elle ne réveille aucune des pensées gracieusement nobles qui surprennent une âme impressible au milieu de la rue Royale, et elle manque certainement de la majesté qui règne dans la place Vendôme. Si vous vous promenez dans les rues de l'île Saint-Louis, ne demandez raison de la tristesse nerveuse qui s'empare de vous qu'à la solitude, à l'air morne des maisons et des grands hôtels déserts. Cette île, le cadavre des fermiers-généraux, est comme la Venise de Paris. La place de la Bourse est babillarde, active, prostituée; elle n'est belle que par un clair de lune, à deux heures du matin: le jour, c'est un abrégé de Paris; pendant la nuit, c'est comme une rêverie de la Grèce. La rue Traversière-Saint-Honoré n'est-elle pas une rue infâme? Il y a là de méchantes petites maisons à deux croisées, où, d'étage en étage, se trouvent des vices, des crimes, de la misère. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/55860. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de France 1466-1483 (Volume 8/19)Michelet, Jules (1798–1874)96.118 parole78,976%
Leggi un estratto 

Liége et Dinant, notre brave petite France de Meuse[4], aventurée si loin de nous dans ces rudes Marches d'Allemagne, serrée et étouffée dans un cercle ennemi de princes d'Empire, regardait toujours vers la France. On avait beau dire à Liége qu'elle était allemande et du cercle de Westphalie, elle n'en voulait rien croire. Elle laissait sa Meuse descendre aux Pays-Bas[5]; elle, sa tendance était de remonter. Outre la communauté de langue et d'esprit, il y avait sans doute à cela un autre intérêt, et non moins puissant, c'est que Liége et Dinant trafiquaient avec la haute Meuse, avec nos provinces du Nord; elles y trouvaient sans doute meilleur débit de leurs fers et de leurs cuivres, de leur taillanderie et dinanderie[6], qu'elles n'auraient eu dans les pays allemands, qui furent toujours des pays de mines et de forges. Un mot d'explication. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/43311. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Scènes de la vie de BohèmeMurger, Henri (1822–1861)99.641 parole78,978%
Leggi un estratto 

Pour se garantir des morsures d'une bise matinale, Schaunard passa à la hâte un jupon de satin rose semé d'étoiles en pailleté, et qui lui servait de robe de chambre. Cet oripeau avait été, une nuit de bal masqué, oublié chez l'artiste par une folie qui avait commis celle de se laisser prendre aux fallacieuses promesses de Schaunard, lequel, déguisé en marquis de Mondor, faisait résonner dans ses poches les sonorités séductrices d'une douzaine d'écus, monnaie de fantaisie, découpée à l'emporte-pièce dans une plaque de métal, et empruntée aux accessoires d'un théâtre. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18446. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le rouge et le noir: chronique du XIXe siècleStendhal (1783–1842)170.437 parole78,881%
Leggi un estratto 

Verrières est abritée du côté du nord par une haute montagne, c'est une des branches du Jura. Les cimes brisées du Verra se couvrent de neige dès les premiers froids d'octobre. Un torrent, qui se précipite de la montagne, traverse Verrières avant de se jeter dans le Doubs et donne le mouvement à un grand nombre de scies à bois; c'est une industrie fort simple et qui procure un certain bien-être à la majeure partie des habitants plus paysans que bourgeois. Ce ne sont pas cependant les scies à bois qui ont enrichi cette petite ville. C'est à la fabrique des toiles peintes, dites de Mulhouse, que l'on doit l'aisance générale qui, depuis la chute de Napoléon a fait rebâtir les façades de presque toutes les maisons de Verrières. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/798. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lucifer : roman moderneMagre, Maurice (1877–1941)63.564 parole78,778%
Leggi un estratto 

Je revis la lointaine gare en hiver, les yeux innocents de l’ami qui m’accompagnait. J’étais sur le point de monter en wagon. Je fus frappé par les enluminures que le givre avait dessinées sur les carreaux. Au milieu de ces paysages polaires il y avait la représentation d’un diable avec ses cornes et son rire démoniaque sur la vitre de mon compartiment. Les yeux, sous les sourcils en ligne oblique, me regardaient avec une fixité gênante. J’étais tellement surpris que je crus à une hallucination et je dis à mon compagnon: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78064. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les historiettes de Tallemant des Réaux, tome troisième: Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIe siècleTallemant des Réaux (1619–1690), a cura di Chateaugiron, H. de (René-Charles-Hippolyte Le Prestre de Lézonnet), marquis de (1774–1848), Monmerqué, L.-J.-N. (Louis-Jean-Nicolas) (1780–1860) e Taschereau, Jules-Antoine (1801–1874)119.458 parole78,781%
Leggi un estratto 

On conte une fable qui est assez plaisante. Un comte d'Angeweiller, marié avec la comtesse de Kinspein, eut trois filles qu'il maria avec trois seigneurs de la maison de Croy de Salm et de Bassompierre, et leur donna à chacune une terre et un gage d'une fée. Croy eut un gobelet et la terre d'Angeweiller; Salm eut une bague et la terre de Phinstingue ou Fenestrange, et Bassompierre eut une cuiller et la terre d'Answeiller. Il y avoit trois abbayes qui étoient dépositaires de ces trois gages, quand les enfants étoient mineurs: Nivelle pour Croy, Remenecour pour Salm, et Epinal pour Bassompierre. Voici d'où vient cette fable. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/39314. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Madame BovaryFlaubert, Gustave (1821–1880)110.873 parole78,675%
Leggi un estratto 

Resté dans l’angle, derrière la porte, si bien qu’on l’apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d’une quinzaine d’années environ, et plus haut de taille qu’aucun de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l’air raisonnable et fort embarrassé. Quoiqu’il ne fût pas large des épaules, son habit-veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner aux entournures et laissait voir, par la fente des parements, des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d’un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14155. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Au bonheur des damesZola, Émile (1840–1902)147.657 parole78,675%
Leggi un estratto 

Denise était venue à pied de la gare Saint-Lazare, où un train de Cherbourg l'avait débarquée avec ses deux frères, après une nuit passée sur la dure banquette d'un wagon de troisième classe. Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarés et perdus, au milieu du vaste Paris, le nez levé sur les maisons, demandant à chaque carrefour la rue de la Michodière, dans laquelle leur oncle Baudu demeurait. Mais, comme elle débouchait enfin sur la place Gaillon, la jeune fille s'arrêta net de surprise. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/16852. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Bouvard et PécuchetFlaubert, Gustave (1821–1880)86.620 parole78,671%
Leggi un estratto 

Un bruit de ferrailles sonna sur le pavé, dans un tourbillon de poussière. C'étaient trois calèches de remise qui s'en allaient vers Bercy, promenant une mariée avec son bouquet, des bourgeois en cravate blanche, des dames enfouies jusqu'aux aisselles dans leur jupon, deux ou trois petites filles, un collégien. La vue de cette noce amena Bouvard et Pécuchet à parler des femmes,--qu'ils déclarèrent frivoles, acariâtres, têtues. Malgré cela, elles étaient souvent meilleures que les hommes; d'autres fois elles étaient pires. Bref, il valait mieux vivre sans elles; aussi Pécuchet était resté célibataire. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14157. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Actes et Paroles, Volume 1Hugo, Victor (1802–1885)141.974 parole78,673%
Leggi un estratto 

Toute l'eloquence humaine dans toutes les assemblees de tous les peuples et de tous les temps peut se resumer en ceci: la querelle du droit contre la loi. Cette querelle, et c'est la tout le phenomene du progres, tend de plus en plus a decroitre. Le jour ou elle cessera, la civilisation touchera a son apogee, la jonction sera faite entre ce qui doit etre et ce qui est, la tribune politique se transformera en tribune scientifique; fin des surprises, fin des calamites et des catastrophes; on aura double le cap des tempetes; il n'y aura pour ainsi dire plus d'evenements; la societe se developpera majestueusement selon la nature; la quantite d'eternite possible a la terre se melera aux faits humains et les apaisera. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/8186. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'hérésiarque et CieApollinaire, Guillaume (1880–1918)42.553 parole78,672%
Leggi un estratto 

Lorsqu'à la gare je m'enquis de la consigne, afin d'y déposer ma valise, l'employé me la prit; puis, tirant de sa poche un billet depuis longtemps utilisé et graisseux, il le déchira en deux et m'en donna une moitié en m'invitant à la garder soigneusement. Il m'assura que, de son côté, il ferait de même pour l'autre moitié, et que, les deux fragments de billet coïncidant, je prouverais ainsi être le propriétaire du bagage quand il me plairait de rentrer en sa possession. Il me salua en retirant son disgracieux képi autrichien. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/22356. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mon oncle et mon curé; Le voeu de NadiaLa Brète, Jean de (1854–1945)102.094 parole78,579%
Leggi un estratto 

Quelle laide maison! grande, délabrée, mal tenue; bâtie au milieu d'une cour remplie de fumier, de boue, de poules et de lapins. Derrière s'étendait un jardin dans lequel poussaient pêle-mêle toutes les plantes de la création, sans que personne s'en souciât le moins du monde. Je pense que, de mémoire d'homme, on n'avait vu un jardinier émonder les arbres ou arracher les mauvaises herbes qui croissaient à leur guise, sans que ma tante et moi nous eussions l'idée de nous en occuper. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/23520. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le comte de Monte-Cristo, Tome IIDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)117.770 parole78,580%
Leggi un estratto 

Il fit quelques pas vers le point d'où venait le jour; à toute l'agitation du songe succédait le calme de la réalité. Il se vit dans une grotte, s'avança du côté de l'ouverture, et à travers la porte cintrée aperçut un ciel bleu et une mer d'azur. L'air et l'eau resplendissaient aux rayons du soleil du matin; sur le rivage, les matelots étaient assis causant et riant; à dix pas en mer la barque se balançait gracieusement sur son ancre. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17990. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, (3/6)Walckenaer, C. A. (Charles Athanase) (1771–1852)135.507 parole78,581%
Leggi un estratto 

Nous avons terminé la seconde partie de ces Mémoires à l'exil du comte de Bussy: ce courtisan disgracié s'occupait à embellir sa demeure, cherchant vainement, dans ses goûts pour les arts et la poésie, une distraction aux tourments de l'ambition déçue et aux angoisses de l'amour trompé. La vanité qui le dominait ne lui permettait pas de croire qu'il fallût renoncer à aucune de ses espérances, et il ne pouvait calmer les agitations d'un cœur en proie aux regrets, à la haine, à l'envie et à tous les sentiments les plus contraires au repos de l'âme. Il avait rangé dans la superbe galerie de son château les portraits des plus illustres personnages de l'histoire de France et, avec ses portraits de famille, ceux des hommes les plus célèbres et des femmes les plus belles et les plus spirituelles de son temps. Pour ces derniers portraits il avait composé des emblèmes et des inscriptions plus propres à faire briller la malice que la finesse de son esprit; et, par ses vaniteuses rancunes, il entretenait imprudemment l'animosité de ses ennemis[1]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/51802. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les grandes espérancesDickens, Charles (1812–1870)189.689 parole78,481%
Leggi un estratto 

Si je donne Pirrip comme le nom de famille de mon père, c'est d'après l'autorité de l'épitaphe de son tombeau, et l'attestation de ma soeur, Mrs Joe Gargery, qui a épousé le forgeron. N'ayant jamais vu ni mon père, ni ma mère, même en portrait puisqu'ils vivaient bien avant les photographes, la première idée que je me formai de leur personne fut tirée, avec assez peu de raison, du reste, de leurs pierres tumulaires. La forme des lettres tracées sur celle de mon père me donna l'idée bizarre que c'était un homme brun, fort, carré, ayant les cheveux noirs et frisés. De la tournure et des caractères de cette inscription: Et aussi Georgiana, épouse du ci-dessus, je tirai la conclusion enfantine que ma mère avait été une femme faible et maladive. Les cinq petites losanges de pierre, d'environ un pied et demi de longueur, qui étaient rangées avec soin à côté de leur tombe, et dédiées à la mémoire de cinq petits frères qui avaient quitté ce monde après y être à peine entrés, firent naître en moi une pensée que j'ai religieusement conservée depuis, c'est qu'ils étaient venus en ce monde couchés sur leurs dos, les mains dans les poches de leurs pantalons, et qu'ils n'étaient jamais sortis de cet état d'immobilité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17565. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lettres persanes, tome IMontesquieu, Charles de Secondat, baron de (1689–1755)55.489 parole78,279%
Leggi un estratto 

Tu es le gardien fidèle des plus belles femmes de Perse; je t'ai confié ce que j'avois dans le monde de plus cher: tu tiens en tes mains les clefs de ces portes fatales, qui ne s'ouvrent que pour moi. Tandis que tu veilles sur ce dépôt précieux de mon coeur, il se repose, et jouit d'une sécurité entière. Tu fais la garde dans le silence de la nuit, comme dans le tumulte du jour. Tes soins infatigables soutiennent la vertu lorsqu'elle chancelle. Si les femmes que tu gardes vouloient sortir de leur devoir, tu leur en ferois perdre l'espérance. Tu es le fléau du vice et la colonne de la fidélité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30268. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les historiettes de Tallemant des Réaux, tome quatrième: Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIe siècleTallemant des Réaux (1619–1690), a cura di Chateaugiron, H. de (René-Charles-Hippolyte Le Prestre de Lézonnet), marquis de (1774–1848), Monmerqué, L.-J.-N. (Louis-Jean-Nicolas) (1780–1860) e Taschereau, Jules-Antoine (1801–1874)119.111 parole78,280%
Leggi un estratto 

La présidente Perrot est une des femmes du monde qui a le plus de mignon: je dis qui a, parce que, encore aujourd'hui, après avoir fait dix-huit enfants, si je ne me trompe, elle est encore jolie, et, quoique petite, elle n'est point devenue trop grosse. Elle a toujours été un peu coquette; mais on ne croit pas qu'elle ait conclu; elle ne manque point d'esprit. D'Ablancourt, cousin-germain de son mari, y mena Patru, avec lequel il avoit fait amitié; ils y étoient tous les jours. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/42497. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Manette SalomonGoncourt, Edmond de (1822–1896) e Goncourt, Jules de (1830–1870)138.693 parole78,176%
Leggi un estratto 

Toute cette procession cheminait dans l'allée qui s'enfonce à travers la verdure des arbres verts, entre le bois froid d'ombre humide, aux troncs végétants de moisissure, à l'herbe couleur de mousse mouillée, au lierre foncé et presque noir. Arrivé au cèdre, l'Anglais le montrait, sans le regarder, aux miss, dans le Guide; et la colonne, un moment arrêtée, reprenait sa marche, gravissant le chemin ardu du labyrinthe d'où roulaient des cerceaux de gamins fabriqués de cercles de tonneaux, et des descentes folles de petites filles faisant sauter à leur dos des cornets à bouquin peints en bleu. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/63179. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Thérèse RaquinZola, Émile (1840–1902)66.359 parole78,175%
Leggi un estratto 

Le passage du Pont-Neuf n'est pas un lieu de promenade. On le prend pour éviter un détour, pour gagner quelques minutes. Il est traversé par un public de gens affairés dont l'unique souci est d'aller vite et droit devant eux. On y voit des apprentis en tablier de travail, des ouvrières reportant leur ouvrage, des hommes et des femmes tenant des paquets sous leur bras; on y voit encore des vieillards se traînant dans le crépuscule morne qui tombe des vitres, et des bandes de petits enfants qui viennent là au sortir de l'école, pour faire du tapage en courant, en tapant à coups de sabots sur les dalles. Toute la journée, c'est un bruit sec et pressé de pas sonnant sur la pierre avec une irrégularité irritante; personne ne parle, personne ne stationne; chacun court à ses occupations, la tête basse, marchant rapidement, sans donner aux boutiques un seul coup d'oeil. Les boutiquiers regardent d'un air inquiet les passants qui, par miracle, s'arrêtent devant leurs étalages. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/7461. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Comédie humaine - Volume 02Balzac, Honoré de (1799–1850)182.938 parole78,079%
Leggi un estratto 

Ma chère biche, je suis dehors aussi, moi! Et si tu ne m'as pas écrit à Blois, je suis aussi la première à notre joli rendez-vous de la correspondance. Relève tes beaux yeux noirs attachés sur ma première phrase, et garde ton exclamation pour la lettre où je te confierai mon premier amour. On parle toujours du premier amour; il y en a donc un second? Tais-toi! me diras-tu; dis-moi plutôt, me demanderas-tu, comment tu es sortie de ce couvent où tu devais faire ta profession? Ma chère, quoi qu'il arrive aux Carmélites, le miracle de ma délivrance est la chose la plus naturelle. Les cris d'une conscience épouvantée ont fini par l'emporter sur les ordres d'une politique inflexible, voilà tout. Ma tante, qui ne voulait pas me voir mourir de consomption, a vaincu ma mère, qui prescrivait toujours le noviciat comme seul remède à ma maladie. La noire mélancolie où je suis tombée après ton départ a précipité cet heureux dénouement. Et je suis dans Paris, mon ange, et je te dois ainsi le bonheur d'y être. Ma Renée, si tu m'avais pu voir, le jour où je me suis trouvée sans toi, tu aurais été fière d'avoir inspiré des sentiments si profonds à un cœur si jeune. Nous avons tant rêvé de compagnie, tant de fois déployé nos ailes et tant vécu en commun, que je crois nos âmes soudées l'une à l'autre, comme étaient ces deux filles hongroises dont la mort nous a été racontée par monsieur Beauvisage, qui n'était certes pas l'homme de son nom: jamais médecin de couvent ne fut mieux choisi. N'as-tu pas été malade en même temps que ta mignonne? […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/43851. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Zadig, ou la Destinée, histoire orientaleVoltaire (1694–1778)26.989 parole78,079%
Leggi un estratto 

Du temps du roi Moabdar il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturel fortifié par l'éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions; il n'affectait rien; il ne voulait point toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes. On était étonné de voir qu'avec beaucoup d'esprit il n'insultât jamais par des railleries à ces propos si vagues, si rompus, si tumultueux, à ces médisances téméraires, à ces décisions ignorantes, à ces turlupinades grossières, à ce vain bruit de paroles, qu'on appelait conversation dans Babylone. Il avait appris, dans le premier livre de Zoroastre, que l'amour-propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui a fait une piqûre. Zadig surtout ne se vantait pas de mépriser les femmes et de les subjuguer. Il était généreux; il ne craignait point d'obliger des ingrats, suivant ce grand précepte de Zoroastre, Quand tu manges, donne à manger aux chiens, dussent-ils te mordre. Il était aussi sage qu'on peut l'être; car il cherchait à vivre avec des sages. Instruit dans les sciences des anciens Chaldéens, il n'ignorait pas les principes physiques de la nature, tels qu'on les connaissait alors, et savait de la métaphysique ce qu'on en a su dans tous les âges, c'est-à-dire fort peu de chose. Il était fermement persuadé que l'année était de trois cent soixante et cinq jours et un quart, malgré la nouvelle philosophie de son temps, et que le soleil était au centre du monde; et quand les principaux mages lui disaient, avec une hauteur insultante, qu'il avait de mauvais sentiments, et que c'était être ennemi de l'état que de croire que le soleil tournait sur lui-même, et que l'année avait douze mois, il se taisait sans colère et sans dédain. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/4647. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La marque des quatreDoyle, Arthur Conan (1859–1930), tradotto da Oilliamson, Jeanne de Polignac, comtesse d' (1861–1919)45.493 parole77,977%
Leggi un estratto 

Sherlock Holmes alla prendre un flacon sur le coin de la cheminée, puis, tirant de son écrin une seringue Pravaz, de ses doigts effilés et nerveux il ajusta l'aiguille acérée au bout de l'instrument et releva sa manche gauche. Un instant ses yeux restèrent fixés avec une expression songeuse sur son avant-bras si musclé, son poignet si nerveux, l'un et l'autre remplis d'innombrables cicatrices occasionnées par toutes les piqûres qu'il se faisait. Enfin il se décida à enfoncer l'aiguille sous la peau et, après avoir pressé la tige de son instrument, il se laissa tomber dans un fauteuil de velours, en poussant un long soupir de soulagement. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/76433. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres complètes de Gustave Flaubert, tome 1 (of 8): Madame BovaryFlaubert, Gustave (1821–1880)144.442 parole77,976%
Leggi un estratto 

Resté dans l'angle, derrière la porte, si bien qu'on l'apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d'une quinzaine d'années environ, et plus haut de taille qu'aucun de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l'air raisonnable et fort embarrassé. Quoiqu'il ne fût pas large des épaules, son habit-veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner aux entournures, et laissait voir, par la fente des parements, des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes en bas bleus sortaient d'un pantalon jaunâtre, très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/48359. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire du véritable GribouilleSand, George (1804–1876)19.442 parole77,980%
Leggi un estratto 

Le père Bredouille était garde-chasse du roi de ce pays-là, ce qui le mettait bien à son aise. Il avait une jolie maison au beau milieu de la forêt, avec un joli jardin dans une jolie clairière, au bord d'un joli ruisseau qui passait tout au travers du bois. Il avait le droit de chasser, de pêcher, de couper des arbres pour se chauffer, de cultiver un bon morceau de terre, et encore avait-il de l'argent du roi, tous les ans, pour garder sa chasse et soigner sa faisanderie; mais le méchant homme ne se trouvait pas encore assez riche, et il ne faisait que voler et rançonner les voyageurs, vendre le gibier du roi, et envoyer en prison les pauvres gens qui venaient ramasser trois brins de bois mort, tandis qu'il laissait les riches, qui le payaient bien, chasser dans les forêts royales tout leur soûl. Le roi, qui était vieux et qui ne chassait plus guère, n'y voyait que du feu. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/32640. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Voyage au Centre de la TerreVerne, Jules (1828–1905)66.619 parole77,874%
Leggi un estratto 

Il était professeur au Johannaeum, et faisait un cours de minéralogie pendant lequel il se mettait régulièrement en colère une fois ou deux. Non point qu'il se préoccupât d'avoir des élèves assidus à ses leçons, ni du degré d'attention qu'ils lui accordaient, ni du succès qu'ils pouvaient obtenir par la suite; ces détails ne l'inquiétaient guère. Il professait «subjectivement», suivant une expression de la philosophie allemande, pour lui et non pour les autres. C'était un savant égoïste, un puits de science dont la poulie grinçait quand on en voulait tirer quelque chose. En un mot, un avare. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/4791. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Correspondance inédite de Hector Berlioz, 1819-1868Berlioz, Hector (1803–1869), a cura di Bernard, Daniel (1842–1883)92.113 parole77,879%
Leggi un estratto 

Quant à la témérité qui me porte à m'exposer devant le public dans un concert, elle est toute naturelle, et voici mon excuse. Depuis quatre ans, je frappe à toutes les portes; aucune ne s'est encore ouverte. Je ne puis obtenir aucun poëme d'opéra, ni faire représenter celui qui m'a été confié[56]. J'ai essayé inutilement tous les moyens de me faire entendre; il ne m'en reste plus qu'un, je l'emploie, et je crois que je ne ferai pas mal de prendre pour devise ce vers de Virgile: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30021. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Abrégé de l'Histoire Générale des Voyages (Tome 2)La Harpe, Jean-François de (1739–1803)94.352 parole77,777%
Leggi un estratto 

Avant de passer par le détroit de Gibraltar dans l'Océan qui baigne la côte occidentale d'Afrique, on trouve, sur les bords de la Méditerranée, les contrées connues autrefois des anciens, et qui forment ce que les modernes ont appelé Barbarie; Alger et son domaine, qui est l'ancienne Numidie; Tunis, qu'on croit être Carthage; Tripoli, la grande Syrte, Barca, tout ce qui composait les possessions romaines jusqu'au mont Atlas. Au-delà du détroit est le royaume de Fez, l'empire de Maroc, autrefois la Mauritanie Tingitane; Dara, Tafilet, pays gouvernés jadis par Syphax et par Bocchus, mais sous la dépendance ou la protection des Romains, qui avaient poussé leurs conquêtes jusqu'au désert. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/24768. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Rome, Naples et Florence, en 1817Stendhal (1783–1842)60.444 parole77,778%
Leggi un estratto 

La musique est le seul art qui vive encore en Italie. Excepté un homme unique, il y a là des peintres et des sculpteurs, comme il y en a à Paris et à Londres. La musique, au contraire, a encore un peu de ce feu créateur qui anima successivement, en ce pays, la poésie, la peinture, et enfin les Pergolèse et les Cimarosa. Ce feu divin fut allumé jadis par la liberté et les mœurs grandioses des républiques du moyen âge. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79451. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Contes, Tome IAulnoy, Madame d' (Marie-Catherine) (1650–1705)105.272 parole77,781%
Leggi un estratto 

Il y avait une fois la fille d'un roi qui était si belle qu'il n'y avait rien de si beau au monde; et à cause qu'elle était si belle on la nommait la Belle aux cheveux d'or car ses cheveux étaient plus fins que de l'or, et blonds par merveille, tout frisés, qui lui tombaient jusque sur les pieds. Elle allait toujours couverte de ses cheveux bouclés, avec une couronne de fleurs sur la tête et des habits brodés de diamants et de perles: tant y a qu'on ne pouvait la voir sans l'aimer. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18367. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Essai sur la littérature merveilleuse des noirs, suivi de Contes indigènes de l'Ouest africain français - Tome premierEquilbecq, François-Victor (1872–1917)43.583 parole77,670%
Leggi un estratto 

I° Les hallucinations individuelles où le conteur rapporte ses propres visions, nées d'un état d'exaltation tel que la terreur de l'obscurité ou même une folie commençante. Les contes d'Amadou Diop ne sont guère que cela. Je citerai notamment: La fille d'Aoua Gaye--Service de nuit--Le cabri--Une ronde impressionnante. C'est encore le cas pour La guiloguina et quelques autres contes correspondant à des impressions réelles de gens affolés par un sentiment de la nature que l'on vient d'indiquer. Dans ces derniers récits le conteur rapporte un événement arrivé à d'autres qu'à lui (voir Le konkoma--Le chasseur de Ouallalane--Les maîtres de la nuit, etc.). Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15458. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La religieuseDiderot, Denis (1713–1784), a cura di Assézat, Jules (1832–1876)76.750 parole77,581%
Leggi un estratto 

La chronologie n'est point une science à dédaigner, et quand on ne consulte pas avec soin les registres où elle inscrit au jour le jour les événements que l'histoire brouille souvent à distance, on risque de fausser, par une seule inadvertance, le caractère d'un homme et parfois celui de toute une époque. Ce n'est point le lieu, dans ces courtes Notices, d'entamer une discussion à ce sujet, mais nous ne pouvons nous dispenser cependant de réagir contre une opinion qui pourrait prendre quelque consistance si l'on s'attachait à la valeur de l'homme qui l'a exprimée, il y a quelque temps, dans une collection destinée à avoir beaucoup de lecteurs, celle des Chefs-d'oeuvre des Conteurs français (Charpentier, 3 vol. in-18, 1874). Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/28827. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Journaux intimesBaudelaire, Charles (1821–1867)10.264 parole77,576%
Leggi un estratto 

Je crois que j’ai déjà écrit dans mes notes que l’amour ressemblait fort à une torture ou à une opération chirurgicale. Mais cette idée peut être développée de la manière la plus amère. Quand même les deux amants seraient très épris et très pleins de désirs réciproques, l’un des deux sera toujours plus calme ou moins possédé que l’autre. Celui-là, ou celle-là, c’est l’opérateur, ou le bourreau; l’autre, c’est le sujet, la victime. Entendez-vous ces soupirs, préludes d’une tragédie de déshonneur, ces gémissements, ces cris, ces râles? Qui ne les a proférés, qui ne les a irrésistiblement extorqués? Et que trouvez-vous de pire dans la question appliquée par de soigneux tortionnaires? Ces yeux de somnambule révulsés, ces membres dont les muscles jaillissent et se roidissent comme sous l’action d’une pile galvanique, l’ivresse, le délire, l’opium, dans leurs plus furieux résultats, ne vous en donneront certes pas d’aussi affreux, d’aussi curieux exemples. Et le visage humain, qu’Ovide croyait façonné pour refléter les astres, le voilà qui ne parle plus qu’une expression d’une férocité folle, ou qui se détend dans une espèce de mort. Car, certes, je croirais faire un sacrilège en appliquant le mot: extase à cette sorte de décomposition. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13792. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 2 de 5)Taine, Hippolyte (1828–1893)137.685 parole77,463%
Leggi un estratto 

Il faut regarder de plus près ce monde, et, sous les idées qui se développent, chercher les hommes qui vivent; c'est le théâtre qui, par excellence, est le fruit original de la Renaissance anglaise, et c'est le théâtre qui, par excellence, rendra visibles les hommes de la Renaissance anglaise. Quarante poëtes, parmi eux dix hommes supérieurs, et le plus grand de tous les artistes qui avec des mots ont représenté des âmes; plusieurs centaines de pièces et près de cinquante chefs-d'oeuvre; le drame promené à travers toutes les provinces de l'histoire, de l'imagination et de la fantaisie, élargi jusqu'à embrasser la comédie, la tragédie, la pastorale et le rêve; jusqu'à représenter tous les degrés de la condition humaine et tous les caprices de l'invention humaine; jusqu'à exprimer toutes les minuties sensibles de la vérité présente et toutes les grandeurs philosophiques de la réflexion générale; la scène dégagée de tout précepte, affranchie de toute imitation, livrée et appropriée jusque dans ses moindres parties au goût régnant et à l'intelligence publique: il y avait là une oeuvre énorme et multiple, capable par sa flexibilité, sa grandeur et sa forme, de recevoir et de garder l'empreinte exacte du siècle et de la nation[1]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/41087. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de France 1305-1364 (Volume 4/19)Michelet, Jules (1798–1874)90.841 parole77,473%
Leggi un estratto 

Gardons-nous de dire du mal de l'or. Comparé à la propriété féodale, à la terre, l'or est une forme supérieure de la richesse. Petite chose, mobile, échangeable, divisible, facile à manier, facile à cacher, c'est la richesse subtilisée déjà; j'allais dire spiritualisée. Tant que la richesse fut immobile, l'homme, rattaché par elle à la terre et comme enraciné, n'avait guère plus de locomotion que la glèbe sur laquelle il rampait. Le propriétaire était une dépendance du sol; la terre emportait l'homme. Aujourd'hui, c'est tout le contraire: il enlève la terre, concentrée et résumée par l'or. Le docile métal sert toute transaction; il suit, facile et fluide, toute circulation commerciale, administrative. Le gouvernement, obligé d'agir au loin, rapidement, de mille manières, a pour principal moyen d'action les métaux précieux. La création soudaine d'un gouvernement, au commencement du XIVe siècle, crée un besoin subit, infini de l'argent et de l'or. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/22552. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lettres de Madame de Sévigné: Précédées d'une notice sur sa vie et du traité sur le style épistolaire de Madame de SévignéSévigné, Marie de Rabutin-Chantal, marquise de (1626–1696)273.576 parole77,384%
Leggi un estratto 

Vous faites bien l'entendu, M. le comte; sous ombre que vous écrivez comme un petit Cicéron, vous croyez qu'il vous est permis de vous moquer des gens: à la vérité, l'endroit que vous avez remarqué m'a fait rire de tout mon cœur; mais je suis étonnée qu'il n'y eût que cet endroit de ridicule, car, de la manière dont je vous écrivis, c'est un miracle que vous ayez pu comprendre ce que je voulais vous dire; et je vois bien qu'en effet vous avez de l'esprit, ou que ma lettre est meilleure que je ne pensais: quoi qu'il en soit, je suis bien aise que vous ayez profité de l'avis que je vous donnais. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/43901. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Candide, ou l'optimismeVoltaire (1694–1778)33.710 parole77,278%
Leggi un estratto 

Il y avait en Vestphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l’esprit le plus simple; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu’il était fils de la soeur de monsieur le baron et d’un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu’il n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l’injure du temps. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/4650. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, (5/6)Walckenaer, C. A. (Charles Athanase) (1771–1852)132.006 parole77,280%
Leggi un estratto 

Le séjour de madame de Sévigné en Provence avait duré quatorze mois. Ce temps fut pour elle marqué par des jouissances de tous les jours et de tous les moments. Objet des constantes sollicitudes de madame de Grignan, elle avait promptement contracté l'habitude de la voir, de lui parler, de l'écouter, d'être sans cesse occupée d'elle. Ce n'était donc pas sans des déchirements de cœur qu'elle s'arrachait forcément aux douceurs de ce genre de vie. Diverses causes contribuaient à rendre cette nécessité plus cruelle. En même temps que, parcourant la route de Montélimar, elle s'éloignait de sa fille, sa fille s'éloignait d'elle, et prenait le chemin de Salons pour se rendre chez l'archevêque d'Arles. Quoique ce court trajet accrût imperceptiblement la distance qui devait toutes deux les séparer, néanmoins il ajoutait encore au trouble violent que cette séparation avait produit dans l'âme de madame de Sévigné. Elle avait espéré ramener sa fille avec elle; mais de puissants motifs s'y opposaient. L'assemblée des communautés de Provence devait avoir lieu en décembre, et ne pouvait se terminer qu'au milieu de janvier. Madame de Grignan se trouvait par là forcée de différer de trois mois le voyage qu'elle avait promis de faire à Paris[1]. Obligée de se rendre à de si bonnes raisons, madame de Sévigné trouvait dans la promesse même que sa fille lui avait faite un sujet de peine et d'inquiétude. La route de Montélimar à Lyon, qu'elle parcourait, était horriblement abîmée et dans plusieurs endroits entièrement défoncée. Ce n'était pas sans effroi qu'elle songeait que dans trois mois sa fille, au milieu de l'hiver, aurait, pour venir la rejoindre, à parcourir cette même route, devenue plus dangereuse encore par des dégradations successives. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/52428. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

MicromégasVoltaire (1694–1778)7576 parole77,180%
Leggi un estratto 

Quelques géomètres[2], gens toujours utiles au public, prendront sur-le-champ la plume, et trouveront que, puisque M. Micromégas, habitant du pays de Sirius, a de la tête aux pieds vingt-quatre mille pas, qui font cent vingt mille pieds de roi, et que nous autres citoyens de la terre nous n'avons guère que cinq pieds, et que notre globe a neuf mille lieues de tour; ils trouveront, dis-je, qu'il faut absolument que le globe qui l'a produit ait au juste vingt-un millions six cent mille fois plus de circonférence que notre petite terre. Rien n'est plus simple et plus ordinaire dans la nature. Les états de quelques souverains d'Allemagne ou d'Italie, dont on peut faire le tour en une demi-heure, comparés à l'empire de Turquie, de Moscovie, ou de la Chine, ne sont qu'une très faible image des prodigieuses différences que la nature a mises dans tous les êtres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/4649. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, Deuxième partieAssollant, Alfred (1827–1886)49.132 parole77,175%
Leggi un estratto 

Six mois après les combats dont on a vu le récit dans la première partie de cette véridique histoire, le capitaine Corcoran, devenu maharajah du pays des Mahrattes, jouissait en paix du fruit de sa sagesse et de ses victoires. Au reste, rien ne fera mieux juger de son bonheur que la lettre suivante, qu'il écrivit vers ce temps-là à M. le secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences (de Lyon), pour lui rendre compte des courses qu'il avait faites dans les montagnes des Ghâtes et dans les vallées de la Nerbuddah et du Godavéry, à la recherche du fameux Gouroukaramta. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17335. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les enchantements de la forêtTheuriet, André (1833–1907)47.145 parole77,073%
Leggi un estratto 

En ce temps-là je n’avais pas encore tout à fait huit ans. Je passais une bonne partie de mes journées chez mes grands parents Pâquin, qui occupaient un petit appartement dans la maison d’un chapelier du nom de Bonnétée. La maison était située dans une des rues commerçantes de Juvigny, à côté de la salle de spectacle. Le chapelier occupait tout le rez-de-chaussée. Je vois encore, comme si c’était hier, les deux corps de logis séparés par une étroite cour où fleurissaient des balsamines et des capucines, l’escalier blanchi à la chaux, la galerie à pilastres de bois qui y faisait suite et conduisait à l’appartement de mes grands parents, situé au premier étage. De cette galerie, à l’époque où la troupe ambulante donnait ses représentations, j’entendais parfois, de l’autre côté d’un gros mur mitoyen, les accords d’un violon et les voix chantantes des acteurs qui répétaient des vaudevilles;--et je me forgeais toute sorte d’idées étranges au sujet de ce théâtre des grandes personnes, où les marionnettes que j’avais vues à la foire étaient remplacées par des acteurs en chair et en os. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78027. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le comte de Monte-Cristo, Tome IDumas, Alexandre (1802–1870) e Maquet, Auguste (1813–1888)121.138 parole77,079%
Leggi un estratto 

Cependant ce bâtiment s'avançait; il avait heureusement franchi le détroit que quelque secousse volcanique a creusé entre l'île de Calasareigne et l'île de Jaros; il avait doublé Pomègue, et il s'avançait sous ses trois huniers, son grand foc et sa brigantine, mais si lentement et d'une allure si triste, que les curieux, avec cet instinct qui pressent un malheur, se demandaient quel accident pouvait être arrivé à bord. Néanmoins les experts en navigation reconnaissaient que si un accident était arrivé, ce ne pouvait être au bâtiment lui-même; car il s'avançait dans toutes les conditions d'un navire parfaitement gouverné: son ancre était en mouillage, ses haubans de beaupré décrochés; et près du pilote, qui s'apprêtait à diriger le Pharaon par l'étroite entrée du port de Marseille, était un jeune homme au geste rapide et à l'oeil actif, qui surveillait chaque mouvement du navire et répétait chaque ordre du pilote. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17989. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Pantalon FémininDufay, Pierre (1864–1942)98.337 parole76,972%
Leggi un estratto 

Je ne puis trouver, à cet usage, qu’un motif ou déshonnête ou désobligeant. Salomé était dans le premier cas. Ses brayes, si consciencieusement décrites par Flaubert, étaient un excitant aux rêveries malsaines du vieil Antipas. «L’indécent n’est pas le nu, mais le troussé», a dit si justement Diderot. Ainsi les courtisanes vénitiennes qui portaient des pantalons luxueux, comparables à de très fines voiles palpitantes au moindre souffle. Car Théophile Gautier me montra, dans un livre ancien, qu’elles recouraient encore à un autre raffinement, écrasant au moment psychologique, entre les plis de leur double rose naturelle, de petites vessies pleines de parfums, simulant, par le bruit, une distraction embaumée. Il y avait même la plaisante aventure d’un amoureux se précipitant sous les draps pour humer cet arome et en sortant désappointé par une distraction réelle. Ainsi les contemplatifs pouvaient-ils s’imaginer qu’ils voyageaient vers Cythère poussés par un vent léger et chargé d’odeurs suaves. Dans ces deux cas, le pantalon fut visiblement inventé pour émoustiller les vieux cochons. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/60589. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La nuit de Noël dans tous les paysChabot, Alphonse (1841–1920)33.949 parole76,971%
Leggi un estratto 

«Il existe dans notre Auvergne des coutumes qui, pour être moins éclatantes, n'en ont pas moins un charme tout particulier et un sens profondément chrétien. La veille de Noël, la nuit venue, la table est dressée devant le foyer. On la couvre d'une nappe bien blanche, et, au centre d'une magnifique brioche, on place un chandelier en cuivre soigneusement fourbi. La maîtresse de la maison fouille dans la grande armoire et revient avec une chandelle précieusement enveloppée dans du papier gaufré. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14788. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Pêcheur d'IslandeLoti, Pierre (1850–1923)54.457 parole76,879%
Leggi un estratto 

Leur table massive occupait toute leur demeure; elle en prenait très exactement la forme, et il restait juste de quoi se couler autour pour s’asseoir sur des caissons étroits scellés au murailles de chêne. De grosses poutres passaient au-dessus d’eux, presque à toucher leurs têtes; et, derrière leurs dos, des couchettes qui semblaient creusées dans l’épaisseur de la charpente s’ouvraient comme les niches d’un caveau pour mettre les morts. Toutes ces boiseries étaient grossières et frustes, imprégnées d’humidité et de sel; usées, polies par les frottements de leurs mains. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/4785. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La légende dorée: traduite du latin d'après les plus anciens manuscrits, avec une introduction, des notes, et un index alphabétiqueJacobus, de Voragine (?–1298), tradotto da Wyzewa, Teodor de (1862–1917)257.546 parole76,778%
Leggi un estratto 

L’Avent ou avènement du Seigneur se célèbre pendant quatre semaines, pour signifier que cet avènement est de quatre sortes, à savoir: dans la chair, dans l’esprit, dans la mort, et au Jugement Dernier. La dernière semaine reste inachevée, pour signifier que la gloire des élus, telle que la leur donnera le dernier avènement du Seigneur, n’aura point de fin. Mais bien que l’avènement soit, en réalité, quadruple, l’Eglise s’occupe spécialement de deux de ses formes, à savoir de l’avènement dans la chair et de l’avènement au Jugement Dernier. Et, ainsi, le jeûne de l’Avent est en partie un jeûne de réjouissance, en partie de contrition. C’est un jeûne de réjouissance par égard à l’avènement du Seigneur dans la chair, ou incarnation; et c’est un jeûne de contrition par égard à l’avènement suprême du jugement dernier. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/69917. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le cycle mythologique irlandais et la mythologie celtique: Cours de littérature celtique, tome IIArbois de Jubainville, H. d' (Henry) (1827–1910)94.772 parole76,669%
Leggi un estratto 

Le premier de ces catalogues se trouve dans deux manuscrits; l'un des deux a été écrit vers 1150: c'est le Livre de Leinster, p. 189-190, d'après lequel ce catalogue a été publié par O'Curry, Lectures on the ms. materials, p. 584-593; l'autre date du quinzième ou du seizième siècle: c'est le ms. H. 3. 17, col. 797-800 du Collège de la Trinité de Dublin, d'après lequel le même catalogue a été publié par M. O'Looney dans les Proceedings of the Royal irish Academy, Second series, vol. I, Polite Literature and Antiquities, p. 215-240. Ce catalogue est anonyme; il contient cent quatre-vingt-sept titres dans le premier des deux manuscrits. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/50718. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de France 1415-1440 (Volume 6/19)Michelet, Jules (1798–1874)89.555 parole76,676%
Leggi un estratto 

L'Église avait besoin de la royauté. Ses prodigieuses richesses la mettaient en péril. Elle avait absorbé la meilleure partie des terres; sans parler d'une foule de propriétés et de revenus divers, des fondations pieuses, des dîmes, etc., sur les cinquante-trois mille fiefs de chevaliers qui existaient en Angleterre, elle en possédait vingt-huit mille[2]. Cette grande propriété était sans cesse attaquée au Parlement, et elle n'y était pas représentée, défendue en proportion de son importance; les membres du clergé n'y étaient plus appelés que: ad consentiendum[3]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/42186. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Au soleil de juillet (1829-1830): Le temps et la vieAdam, Paul (1862–1920)148.346 parole76,568%
Leggi un estratto 

Avec son trousseau de clef, elle désigna le crépi neuf de la pièce octogone, un crépi jaune quadrillé de marron. Deux poissons frétillaient dans un bocal soutenu par un pied de bronze, au milieu du guéridon. La tante, du geste, admira le paravent recouvert d'une tapisserie fraîche dont le paysage tyrolien, reproduit cinq fois par feuille, était ceint d'une arabesque bleue. Il cachait la provision de bûches et de fagots entassés contre le mur. Les fouets de chasse, les colliers de chien, les baguettes de fusil, étaient suspendus contre un petit panneau, près de l'horloge battant la mesure dans sa haute gaine de bois. Les perspectives de la cuisine s'ouvraient là, sur leur carreau rouge, avec leurs chaises et leurs tables grattées au verre, leurs batteries de cuivre épanouies sous l'alignement des chandeliers, les figures rutilantes des bassinoires. Des grosses filles tiraient du four les plats brûlants. La graisse criait autour des perdreaux. Une odeur de dîner somptueux rassasia d'abord les narines. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33378. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les diaboliquesBarbey d'Aurevilly, J. (Jules) (1808–1889)96.967 parole76,580%
Leggi un estratto 

Ce que je venais de dire à la vieille, le marquis Guy de Ruy était l'exacte vérité. Il y avait trois jours à peine qu'une douzaine de femmes du vertueux faubourg Saint-Germain (qu'elles soient bien tranquilles, je ne les nommerai pas!) lesquelles, toutes les douze, selon les douairières du commérage, avaient été du dernier bien (vieille expression charmante) avec le comte Ravila de Ravilès, s'étaient prises de l'idée singulière de lui offrir à souper, -- à lui seul d'homme -- pour fêter... quoi? elles ne le disaient pas. C'était hardi, qu'un tel souper; mais les femmes, lâches individuellement, en troupe sont audacieuses. Pas une peut- être de ce souper féminin n'aurait osé l'offrir chez elle, en tête à tête, au comte Jules-Amédée-Hector; mais ensemble, et s'épaulant toutes, les unes par les autres, elles n'avaient pas craint de faire la chaîne du baquet de Mesmer autour de cet homme magnétique et compromettant, le comte de Ravila de Ravilès... Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13848. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le tour du monde en quatre-vingts joursVerne, Jules (1828–1905)70.919 parole76,571%
Leggi un estratto 

Anglais, à coup sûr, Phileas Fogg n'était peut-être pas Londonner. On ne l'avait jamais vu ni à la Bourse, ni à la Banque, ni dans aucun des comptoirs de la Cité. Ni les bassins ni les docks de Londres n'avaient jamais reçu un navire ayant pour armateur Phileas Fogg. Ce gentleman ne figurait dans aucun comité d'administration. Son nom n'avait jamais retenti dans un collège d'avocats, ni au Temple, ni à Lincoln's-inn, ni à Gray's-inn. Jamais il ne plaida ni à la Cour du chancelier, ni au Banc de la Reine, ni à l'Échiquier, ni en Cour ecclésiastique. Il n'était ni industriel, ni négociant, ni marchand, ni agriculteur. Il ne faisait partie ni de l'Institution royale de la Grande-Bretagne, ni de l'Institution de Londres, ni de l'Institution des Artisans, ni de l'Institution Russell, ni de l'Institution littéraire de l'Ouest, ni de l'Institution du Droit, ni de cette Institution des Arts et des Sciences réunis, qui est placée sous le patronage direct de Sa Gracieuse Majesté. Il n'appartenait enfin à aucune des nombreuses sociétés qui pullulent dans la capitale de l'Angleterre, depuis la Société de l'Armonica jusqu'à la Société entomologique, fondée principalement dans le but de détruire les insectes nuisibles. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/3456. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Livello 3 Livello 3 di 5: 80 testi, punteggi da 76,3 a 71,5
Livello 3: 80 testi, a partire dal più facile
TitoloAutoreLunghezzaPunteggioParole frequentiEstratto
Journal de Eugène Delacroix, Tome 1 (de 3): 1823-1850Delacroix, Eugène (1798–1863), a cura di Flat, Paul (1865–1918) e Piot, René (1866–1934)122.886 parole76,377%
Leggi un estratto 

L'existence de ce Journal était connue: des copies en furent prises; à la mort de Delacroix, elles demeurèrent entre les mains de l'élève le plus fidèle, du véritable disciple du maître, le peintre Pierre Andrieu, à qui nous devons rendre ici un sincère hommage. La vénération d'Andrieu pour Delacroix avait revêtu le caractère d'une véritable religion: dépositaire de la pensée du grand peintre, il résolut de la garder pour lui seul, et, tant qu'il vécut, il se refusa à publier ces pages qu'il relisait sans cesse. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/54020. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le tour du monde en quatre-vingts joursVerne, Jules (1828–1905)66.388 parole76,174%
Leggi un estratto 

Anglais, à coup sûr, Phileas Fogg n'était peut-être pas Londonner. On ne l'avait jamais vu ni à la Bourse, ni à la Banque, ni dans aucun des comptoirs de la Cité. Ni les bassins ni les docks de Londres n'avaient jamais reçu un navire ayant pour armateur Phileas Fogg. Ce gentleman ne figurait dans aucun comité d'administration. Son nom n'avait jamais retenti dans un collège d'avocats, ni au Temple, ni à Lincoln's-inn, ni à Gray's-inn. Jamais il ne plaida ni à la Cour du chancelier, ni au Banc de la Reine, ni à l'Échiquier, ni en Cour ecclésiastique. Il n'était ni industriel, ni négociant, ni marchand, ni agriculteur. Il ne faisait partie ni de l'Institution royale de la Grande-Bretagne, ni de l'Institution de Londres, ni de l'Institution des Artisans, ni de l'Institution Russell, ni de l'Institution littéraire de l'Ouest, ni de l'Institution du Droit, ni de cette Institution des Arts et des Sciences réunis, qui est placée sous le patronage direct de Sa Gracieuse Majesté. Il n'appartenait enfin à aucune des nombreuses sociétés qui pullulent dans la capitale de l'Angleterre, depuis la Société de l'Armonica jusqu'à la Société entomologique, fondée principalement dans le but de détruire les insectes nuisibles. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/800. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

LourdesZola, Émile (1840–1902)173.636 parole76,176%
Leggi un estratto 

Et son père l'aida à se recoucher dans l'étroite caisse, la sorte de gouttière, où elle vivait depuis sept ans. On avait consenti à prendre exceptionnellement, aux bagages, les deux paires de roues qui se démontaient et s'y adaptaient, pour la promener. Serrée entre les planches de ce cercueil roulant, elle occupait trois places de la banquette; et elle demeura un instant les paupières closes, la face amaigrie et terreuse, restée d'une délicate enfance pour ses vingt-trois ans, charmante quand même au milieu de ses merveilleux cheveux blonds, des cheveux de reine que la maladie respectait. Vêtue très simplement d'une robe de petite laine noire, elle avait, pendue au cou, la carte qui l'hospitalisait, portant son nom et son numéro d'ordre. Elle-même avait exigé cette humilité, ne voulant d'ailleurs rien coûter aux siens, peu à peu tombés à une grande gêne. Et c'était ainsi qu'elle se trouvait là, en troisième classe, dans le train blanc, le train des grands malades, le plus douloureux des quatorze trains qui se rendaient à Lourdes, ce jour-là, celui où s'entassaient, outre les cinq cents pèlerins valides, près de trois cents misérables, épuisés de faiblesse, tordus de souffrance, charriés à toute vapeur d'un bout de la France à l'autre. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/24850. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Au bord du lac: L'Esclave, le Serf, le Chevrier de Lorraine, l'ApprentiSouvestre, Émile (1806–1854)54.950 parole76,177%
Leggi un estratto 

Plus de six mille Celtes, portant au front la double attestation de leur liberté perdue, une couronne de feuillage et une indicible expression de douleur, défilèrent devant la nation souveraine. Toutes les souffrances réunies se laissaient entrevoir dans leurs regards et dans leurs attitudes. Ils ne marchaient pas seulement le coeur brisé par d'inutiles désespoirs, les souffrances du corps venaient se joindre à celles de l'âme. La fatigue de la route et surtout l'influence d'un nouveau ciel les avaient épuisés. Habitués aux fraîches brises de l'Océan, au soleil voilé de l'Armorique, au silence des forêts, ils ne pouvaient supporter ni le soleil ardent de l'Italie, ni cette blanche poussière des chemins, ni ces cris de la foule. Mais si, affaiblis par la lutte contre un nouveau climat, ils ralentissaient leur marche, le fouet du maquignon (marchand d'esclaves) leur rappelait promptement qu'ils n'avaient plus droit même au repos. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/27644. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 01Maupassant, Guy de (1850–1893)54.286 parole76,176%
Leggi un estratto 

Mais, soucieux du respect que nous devons à sa vie privée, l'œuvre de Maupassant, sa vie littéraire appartiennent cependant au public, et M. Pol Neveux en développe l'analyse et en trace l'histoire dans les pages remarquables qui ouvrent ce premier volume. De plus, à l'aide de documents autographes qui nous ont été confiés par la famille et par les plus intimes amis de l'écrivain, nous donnons par des notes toute l'intimité de son œuvre. Parmi une correspondance volumineuse, nous avons trouvé quelques lettres qui nous paraissent être à un tel point la peinture de son caractère et l'explication de sa pensée, que nous les publions, après en avoir supprimé les passages relatifs à sa vie intime. Nous n'avons pas cru devoir mêler à cette correspondance les quelques lettres que Guy de Maupassant adressa à Marie Bashkirtseff; elles ont un caractère de badinage qui, en se rapprochant de la mystification, les éloigne trop sensiblement de l'œuvre littéraire que nous présentons. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/45119. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Cinq Semaines En BallonVerne, Jules (1828–1905)78.661 parole76,074%
Leggi un estratto 

« L'Angleterre a toujours à la tête des nations (car, on l'a remarqué, les nations marchent universellement à la tête les unes des autres), « par l'intrépidité de ses voyageurs dans la voie des découvertes géographiques. (Assentiments nombreux.) Le docteur Samuel Fergusson, l'un de ses glorieux enfants, ne faillira pas à son origine. (De toutes parts: Non! non!) Cette tentative, si elle réussit (elle réussira!) reliera, en les complétant, les notions éparses de la cartologie africaine (véhémente approbation), et si elle échoue (jamais! jamais!), elle restera du moins comme l'un des plus audacieuses conceptions du génie humain! (Trépignements frénétiques.) » Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/4548. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Tour du monde en quatre-vingts joursVerne, Jules (1828–1905)67.394 parole75,974%
Leggi un estratto 

Anglais, à coup sûr, Phileas Fogg n'était peut-être pas Londonner. On ne l'avait jamais vu ni à la Bourse, ni à la Banque, ni dans aucun des comptoirs de la Cité. Ni les bassins ni les docks de Londres n'avaient jamais reçu un navire ayant pour armateur Phileas Fogg. Ce gentleman ne figurait dans aucun comité d'administration. Son nom n'avait jamais retenti dans un collége d'avocats, ni au Temple, ni à Lincoln's-inn, ni à Gray's-inn. Jamais il ne plaida ni à la Cour du chancelier, ni au Banc de la Reine, ni à l'Échiquier, ni en Cour ecclésiastique. Il n'était ni industriel, ni négociant, ni marchand, ni agriculteur. Il ne faisait partie ni de l'Institution royale de la Grande-Bretagne, ni de l'Institution de Londres, ni de l'Institution des Artisans, ni de l'Institution Russell, ni de l'Institution littéraire de l'Ouest, ni de l'Institution du Droit, ni de cette Institution des Arts et des Sciences réunis, qui est placée sous le patronage direct de Sa Gracieuse Majesté. Il n'appartenait enfin à aucune des nombreuses sociétés qui pullulent dans la capitale de l'Angleterre, depuis la Société de l'Armonica jusqu'à la Société entomologique, fondée principalement dans le but de détruire les insectes nuisibles. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/46541. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Docteur OxVerne, Jules (1828–1905)66.314 parole75,974%
Leggi un estratto 

Si vous cherchez sur une carte des Flandres, ancienne ou moderne, la petite ville de Quiquendone, il est probable que vous ne l'y trouverez pas. Quiquendone est-elle donc une cité disparue? Non. Une ville à venir? Pas davantage. Elle existe, en dépit des géographies, et cela depuis huit à neuf cents ans. Elle compte même deux mille trois cent quatre-vingt-treize âmes, en admettant une âme par chaque habitant. Elle est située à treize kilomètres et demi dans le nord-ouest d'Audenarde et à quinze kilomètres un quart dans le sud-est de Bruges, en pleine Flandre. Le Vaar, petit affluent de l'Escaut, passe sous ses trois ponts, encore recouverts d'une antique toiture du moyen âge, comme à Tournay. On y admire un vieux château, dont la première pierre fut posée, en 1197, par le comte Baudouin, futur empereur de Constantinople, et un hôtel de ville à demi-fenêtres gothiques, couronné d'un chapelet de créneaux, que domine un beffroi à tourelles, élevé de trois cent cinquante-sept pieds au-dessus du sol. On y entend, à chaque heure, un carillon de cinq octaves, véritable piano aérien, dont la renommée surpasse celle du célèbre carillon de Bruges. Les étrangers--s'il en est jamais venu à Quiquendone--ne quittent point cette curieuse ville sans avoir visité sa salle des stathouders, ornée du portrait en pied de Guillaume de Nassau par Brandon; le jubé de l'église Saint-Magloire, chef-d'oeuvre de l'architecture du XVIe siècle; le puits en fer forgé qui se creuse au milieu de la grande place Saint-Ernuph, dont l'admirable ornementation est due au peintre-forgeron Quentin Metsys; le tombeau élevé autrefois à Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, qui repose maintenant dans l'église de Notre-Dame de Bruges, etc. Enfin, Quiquendone a pour principale industrie la fabrication des crèmes fouettées et des sucres d'orge sur une grande échelle. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/11589. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le PiccininoSand, George (1804–1876)163.083 parole75,980%
Leggi un estratto 

La région, dite piedimonta, qui s'étend autour de la base de l'Etna, et dont Catane marque le point le plus abaissé vers la mer, est, au dire de tous les voyageurs, la plus belle contrée de l'univers. C'est ce qui me détermine à y placer la scène d'une histoire qu'on m'a racontée, mais dont on m'a recommandé de ne dire ni le lieu, ni les personnages véritables. Ainsi donc, ami lecteur, donne-toi la peine de te transporter en imagination jusqu'au pays nommé Valdémona, ou Val des Démons. C'est un bel endroit que je ne me propose pourtant pas de te décrire très-exactement, par une assez bonne raison: c'est que je ne le connais pas, et qu'on ne peint jamais très-bien ce que l'on ne connaît que par ouï dire. Mais il y a tant de beaux livres de voyages que tu peux consulter!... A moins que tu ne préfères y aller de ta personne, ce que je voudrais pouvoir faire aussi, dès demain, pourvu que ce ne fût pas avec toi, lecteur: car, en présence des merveilles de ce lieu, tu me reprocherais de t'en avoir si mal parlé, et il n'y a rien de plus maussade qu'un compagnon de voyage qui vous sermonne. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30831. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Isabeau de Bavière, reine de France. La jeunesse, 1370-1405Thibault, Marcel (1874–1908)85.636 parole75,873%
Leggi un estratto 

Le pays, en effet, plateau pierreux et aride sous sa mince couche d'humus, quelquefois pittoresque en ses aspects sauvages, le plus souvent coupé de marais et de tourbières, n'offrait qu'aux bords du Danube une plaine fertile en céréales. Quant au peuple, depuis l'homme des hautes terres aux cheveux blonds, aux yeux bleus, timide et lourd, jusqu'à l'habitant des vallées et de la plaine, noir et trapu, à l'esprit un peu lent aussi, mais capable d'application[5], il possédait certaines qualités de fond dont l'ensemble lui composait une physionomie simplement intéressante[6]: du courage dans les combats, une grande patience au travail, une piété profonde[7]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/65420. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Correspondance de Voltaire avec le roi de PrusseVoltaire (1694–1778) e Frederick II, King of Prussia (1712–1786)48.409 parole75,780%
Leggi un estratto 

Nous possédons les billets du jeune Marc Aurèle à son précepteur Fronton, ce sont d'aimables et tendres témoignages de respect, d'affection et de reconnaissance. Ces billets montrent combien était sensible et bonne l'âme du futur empereur. Mais ces relations ne pouvaient avoir l'importance de celles du prince royal de Prusse, âgé de vingt-quatre ans, et plus tard du roi avec Voltaire, ayant dix-huit ans de plus que son correspondant et déjà en possession d'une notoriété considérable par ses travaux littéraires et philosophiques. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/25734. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

En familleMalot, Hector (1830–1907)97.393 parole75,780%
Leggi un estratto 

Au premier coup d'oeil on pouvait en douter, tant il était maigre, épuisé, vidé; mais, à le regarder de plus près, on voyait que cet épuisement n'était que le résultat des fatigues longuement endurées dans la misère. En réalité, c'était un animal robuste, d'assez grande taille, plus haute que celle de notre âne d'Europe, élancé, au poil gris cendré avec le ventre clair malgré les poussières des routes qui le salissaient; des lignes noires transversales marquaient ses jambes fines aux pieds rayés, et, si fatigué qu'il fut, il n'en tenait pas moins sa tête haute d'un air volontaire, résolu et coquin. Son harnais se montrait digne de la voiture, rafistolé avec des ficelles de diverses couleurs, les unes grosses, les autres petites, au hasard des trouvailles, mais qui disparaissaient sous les branches fleuries et les roseaux, coupés le long du chemin, dont on l'avait couvert pour le défendre du soleil et des mouches. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13793. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le rêve et la vie - Les filles du feu - La bohème galanteNerval, Gérard de (1808–1855)154.515 parole75,677%
Leggi un estratto 

Le rêve est une seconde vie. Je n'ai pu percer sans frémir ces portes d'ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l'image de la mort; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l'instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l'œuvre de l'existence. C'est un souterrain vague qui s'éclaire peu à peu, et où se dégagent de l'ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer ces apparitions bizarres; le monde des Esprits s'ouvre pour nous. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/55554. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les possédésDostoyevsky, Fyodor (1821–1881), tradotto da Derély, Victor (1840–1904)238.651 parole75,678%
Leggi un estratto 

Je le dirai franchement: Stépan Trophimovitch a toujours tenu parmi nous, si l'on peut ainsi parler, l'emploi de citoyen; il aimait ce rôle à la passion, je crois même qu'il serait mort plutôt que d'y renoncer. Ce n'est pas que je l'assimile à un comédien de profession: Dieu m'en préserve, d'autant plus que, personnellement, je l'estime. Tout, dans son cas, pouvait être l'effet de l'habitude, ou mieux, d'une noble tendance qui, dès ses premières années, avait constamment poussé à rêver une belle situation civique. Par exemple, sa position de «persécuté» et d'»exilé» lui plaisait au plus haut point. Le prestige classique de ces deux petits mots l'avait séduit une fois pour toutes; en se les appliquant, il se grandissait à ses propres yeux, si bien qu'il finit à la longue par se hisser sur une sorte de piédestal fort agréable à la vanité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/16824. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La guerre et la paix, Tome ITolstoy, Leo, graf (1828–1910)169.812 parole75,579%
Leggi un estratto 

«Eh bien, prince, que vous disais-je? Gênes et Lucques sont devenues les propriétés de la famille Bonaparte. Aussi, je vous le déclare d'avance, vous cesserez d'être mon ami, mon fidèle esclave, comme vous dites, si vous continuez à nier la guerre et si vous vous obstinez à défendre plus longtemps les horreurs et les atrocités commises par cet Antéchrist..., car c'est l'Antéchrist en personne, j'en suis sûre! Allons, bonjour, cher prince; je vois que je vous fais peur... asseyez-vous ici, et causons[1]....» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17949. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

A la trace de DieuRivière, Jacques (1886–1925)74.098 parole75,281%
Leggi un estratto 

Ne pas croire que tout ce qui semble aller dans le sens de votre idée principale est bon pour l’établir. Cela peut lui faire autant de mal que de bien. Il vaut mieux amener des arguments moins décisifs, moins vrais, que d’autres éblouissants mais qui ne résistent pas à un second regard. Il faut que le lecteur puisse avoir confiance dans l’honnêteté de votre pensée, et même dans sa cruauté, dans une certaine disposition à faire de la peine s’il le faut, à voir les choses horribles, si elles sont horribles. Il faut qu’il vous sente prêt à abandonner tout votre système, au cas où il apporterait l’objection décisive, cruciale, qui en démontrerait la fausseté. Et il ne faut pas seulement que vous en ayez l’air, il ne s’agit pas seulement de lui donner une impression; il faut qu’en effet vous soyez prêt à tout lâcher, s’il le faut. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79357. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

ValentineSand, George (1804–1876)93.367 parole75,279%
Leggi un estratto 

La partie sud-est du Berry renferme quelques lieues d'un pays singulièrement pittoresque. La grande route qui le traverse dans la direction de Paris à Clermont étant bordée des terres les plus habitées, il est difficile au voyageur de soupçonner la beauté des sites qui l'avoisinent. Mais à celui qui, cherchant l'ombre et le silence, s'enfoncerait dans un de ces chemins tortueux et encaissés qui débouchent sur la route à chaque instant, bientôt se révéleraient de frais et calmes paysages, des prairies d'un vert tendre, des ruisseaux mélancoliques, des massifs d'aunes et de frênes, toute une nature suave et pastorale. En vain chercherait-il dans un rayon de plusieurs lieues une maison d'ardoise et de moellons. À peine une mince fumée bleue, venant à trembloter derrière le feuillage, lui annoncerait le voisinage d'un toit de chaume; et s'il apercevait derrière les noyers de la colline la flèche d'une petite église, au bout de quelques pas il découvrirait un campanile de tuiles rongées par la mousse, douze maisonnettes éparses, entourées de leurs vergers et de leurs chenevières, un ruisseau avec son pont formé de trois soliveaux, un cimetière d'un arpent carré fermé par une haie vive, quatre ormeaux en quinconce et une tour ruinée. C'est ce qu'on appelle un bourg dans le pays. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17251. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

À terre & en l'air...: Mémoires du GéantNadar, Félix (1820–1910)98.448 parole75,276%
Leggi un estratto 

L'une est cette merveilleuse description du Palais-Royal et des Galeries de Bois,—la Galerie d'Orléans, au Palais-Royal d'aujourd'hui—que Balzac a daguerréotypés dans son Grand homme de province à Paris.—Il faut avoir vu, pour y croire, ce lieu sans nom dont rien ne saurait donner une idée aujourd'hui, et quand on l'a vu, fût-ce à l'âge où l'on bégayait à peine, on ne l'a plus jamais oublié.—Mal garanties du côté du jardin par des treillages toujours souillés par les promeneurs, s'étendaient parallèles deux galeries formées d'échoppes ou de huttes entièrement ouvertes et constituant une triple rangée de boutiques, louées mille écus chacune à des modistes, libraires (le célèbre Ladvocat s'y trouvait), tailleurs, marchandes de bouquets, parfumeuses, montreurs de curiosités, vendeurs d'images érotiques. Vu le danger du feu dont ils faisaient eux-mêmes la police, il n'était permis aux locataires étaliers de se servir que de chaufferettes. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/28258. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les apôtresRenan, Ernest (1823–1892)92.605 parole75,171%
Leggi un estratto 

Mais l'enthousiasme et l'amour ne connaissent pas les situations sans issue. Ils se jouent de l'impossible, et, plutôt que d'abdiquer l'espérance, ils font violence à toute réalité. Plusieurs paroles qu'on se rappelait du maître, celles surtout par lesquelles il avait prédit son futur avènement, pouvaient être interprétées en ce sens qu'il sortirait du tombeau[3]. Une telle croyance était d'ailleurs si naturelle, que la foi des disciples aurait suffi pour la créer de toutes pièces. Les grands prophètes Hénoch et Élie n'avaient pas goûté la mort. On commençait même à croire que les patriarches et les hommes de premier ordre dans l'ancienne loi n'étaient pas réellement morts, et que leurs corps étaient dans leurs sépulcres à Hébron, Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/53082. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Notre-Dame de Paris - Tome 1Hugo, Victor (1802–1885)78.816 parole75,074%
Leggi un estratto 

Ce n'est cependant pas un jour dont l'histoire ait gardé souvenir que le 6 janvier 1482. Rien de notable dans l'événement qui mettait ainsi en branle, dès le matin, les cloches et les bourgeois de Paris. Ce n'était ni un assaut de Picards ou de Bourguignons, ni une châsse menée en procession, ni une révolte d'écoliers dans la ville de Laas, ni une entrée de notredit très redouté seigneur monsieur le roi, ni même une belle pendaison de larrons et de larronnesses à la Justice de Paris. Ce n'était pas non plus la survenue, si fréquente au quinzième siècle, de quelque ambassade chamarrée et empanachée. Il y avait à peine deux jours que la dernière cavalcade de ce genre, celle des ambassadeurs flamands chargés de conclure le mariage entre le dauphin et Marguerite de Flandre, avait fait son entrée à Paris, au grand ennui de M. le cardinal de Bourbon, qui, pour plaire au roi, avait dû faire bonne mine à toute cette rustique cohue de bourgmestres flamands, et les régaler, en son hôtel de Bourbon, d'une moult belle moralité, sotie et farce, tandis qu'une pluie battante inondait à sa porte ses magnifiques tapisseries. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/70891. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Une bibliothèque: L'art d'acheter les livres, de les classer, de les conserver et de s'en servirCim, Albert (1845–1924)117.622 parole74,968%
Leggi un estratto 

Le livre, qui était autrefois le privilège presque exclusif de quelques grands seigneurs, de fastueux surintendants ou cossus prébendiers,--des Grolier, des de Thou, des Letellier, des Colbert, Huet, Soubise, La Vallière, Paulmy, etc.,--est aujourd'hui, et depuis plus d'un siècle, affranchi de ce pseudo-monopole, et tombé, pour ainsi dire, dans le domaine public. De plus en plus, surtout depuis une trentaine d'années, nous le voyons se multiplier et se répandre, se vulgariser,--dans l'une et l'autre acception. Il obéit à la règle commune, à la loi rigoureuse et fatale qui veut que la quantité ne s'obtienne jamais qu'au détriment de la qualité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/61059. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Un crime étrangeDoyle, Arthur Conan (1859–1930)46.394 parole74,978%
Leggi un estratto 

Une permutation d'office m'ayant fait passer aux Berkshires, ce fut avec ce corps que je pris part à la fatale bataille de Maiwand; j'y fus blessé à l'épaule par un de ces petits boulets que lancent les tromblons Jezaïl. L'os de la clavicule était brisé, l'artère voisine froissée et j'allais tomber entre les mains des féroces Ghazis quand le dévouement et le courage de mon ordonnance Murray me sauvèrent la vie; il réussit à me jeter en travers d'un cheval de bât et me ramena ainsi sain et sauf dans les lignes anglaises. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79454. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres de Voltaire Tome XIX: Siècle de Louis XIV.—Tome IVoltaire (1694–1778), a cura di Beuchot, A. J. Q. (Adrien Jean Quentin) (1777–1851)140.839 parole74,979%
Leggi un estratto 

Voltaire pensait, dès 1732, à donner l’histoire du Siècle de Louis XIV[1]. Ce ne fut toutefois qu’à la fin de 1739 qu’il publia un Essai sur le Siècle de Louis XIV. Ce morceau, composé de ce qui forme aujourd’hui à-peu-près les deux premiers chapitres de l’ouvrage, fait partie d’un Recueil de pièces fugitives en prose et en vers, par M. de V***, 1740, in-8º. Mais, malgré la date qu’il porte, ce volume avait paru à la fin de 1739, puisqu’un arrêt du conseil, du 4 décembre 1739, en ordonne la suppression. Parmi les variantes que présente l’Essai, j’ai conservé et mis en note (pages 267 et 268) deux passages qui m’ont semblé dignes de remarque. Je dirai, à cette occasion, que je n’ai pas trouvé dans l’édition de l’Essai autant de fautes que le croyait l’auteur[2]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/68355. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le monde de la merMoquin-Tandon, Alfred (1804–1863)135.395 parole74,969%
Leggi un estratto 

Tout le monde sait que la mer couvre à peu près les deux tiers de la surface de la terre. Voici le calcul exact donné par les savants. La surface de la terre est évaluée à 5 098 857 myriamètres carrés. La partie occupée par les eaux est de 3 832 558 myriamètres carrés environ, et celle qui compose les continents et les îles, de 1 266 299. D'où il suit que la surface baignée est à la surface non baignée comme 3,8 est à 1,2. Par conséquent, l'eau recouvre un peu plus des sept dixièmes ou un peu moins des trois quarts de la surface entière. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/69872. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Vingt Mille Lieues Sous Les Mers — Part 2Verne, Jules (1828–1905)75.291 parole74,872%
Leggi un estratto 

Ici commence la seconde partie de ce voyage sous les mers. La première s'est terminée sur cette émouvante scène du cimetière de corail qui a laissé dans mon esprit une impression profonde. Ainsi donc, au sein de cette mer immense, la vie du capitaine Nemo se déroulait tout entière, et il n'était pas jusqu'à sa tombe qu'il n'eût préparée dans le plus impénétrable de ses abîmes. Là, pas un des monstres de l'Océan ne viendrait troubler le dernier sommeil de ces hôtes du Nautilus, de ces amis, rivés les uns aux autres, dans la mort aussi bien que dans la vie ! « Nul homme, non plus ! » avait ajouté le capitaine. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/5096. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Confession de Talleyrand, V. 1-5: Mémoires du Prince de TalleyrandTalleyrand-Périgord, Charles Maurice de, prince de Bénévent (1754–1838), a cura di Broglie, Albert de (1821–1901)43.468 parole74,778%
Leggi un estratto 

Il n'entrait pas dans la pensée de l'auteur de donner la Confession de Talleyrand comme un manuscrit original. Cette curiosité littéraire n'était pas non plus son premier ouvrage en ce genre, et si la Comédie-Française avait joué, comme elle l'avait promis, Le Mariage d'Alceste, comédie qu'on a appelée Le Sixième acte du Misanthrope, on aurait trouvé tout naturel qu'après un pastiche en vers de Molière, il ait eu la fantaisie de composer un pastiche en prose de Talleyrand. Mais puisque M. de Broglie a cru devoir enlever cette illusion au public, qui en a si peu, nous profiterons à notre tour du droit de réponse pour éclairer la question. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/20564. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les enfants du capitaine GrantVerne, Jules (1828–1905)191.805 parole74,672%
Leggi un estratto 

Le 26 juillet 1864, par une forte brise du nord-est, un magnifique yacht évoluait à toute vapeur sur les flots du canal du nord. Le pavillon d’Angleterre battait à sa corne d’artimon; à l’extrémité du grand mât, un guidon bleu portait les initiales E G, brodées en or et surmontées d’une couronne ducale. Ce yacht se nommait le Duncan; il appartenait à lord Glenarvan, l’un des seize pairs écossais qui siègent à la chambre haute, et le membre le plus distingué du «royal-thames-yacht-club», si célèbre dans tout le royaume-uni. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14163. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Robinson suisse ou Histoire d'une famille suisse naufragéeWyss, Johann David (1743–1818), tradotto da Montolieu, Isabelle de (1751–1832)139.125 parole74,576%
Leggi un estratto 

La tempête durait depuis six mortels jours, et, le septième, sa violence, au lieu de diminuer, semblait augmenter encore. Elle nous avait jetés vers le S.-O., si loin de notre route, que personne ne savait où nous nous trouvions. Les passagers, les matelots, les officiers étaient sans courage et sans force; les mâts, brisés, étaient tombés par-dessus le bord; le vaisseau, désemparé, ne manoeuvrait plus, et les vagues irritées le poussaient ça et là. Les matelots se répandaient en longues prières et offraient au Ciel des voeux ardents; tout le monde était du reste dans la consternation, et ne s'occupait que des moyens de sauver ses jours. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18152. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire des salons de Paris (Tome 5/6): Tableaux et portraits du grand monde sous Louis XVI, Le Directoire, le Consulat et l'Empire, la Restauration et le règne de Louis-Philippe IerAbrantès, Laure Junot, duchesse d' (1784–1838)80.181 parole74,483%
Leggi un estratto 

Toutes les personnes qui ont connu Joséphine peuvent sans doute invoquer leurs souvenirs sur ce qui la concerne; mais dans le nombre il en est cependant qui ressentent plus vivement la force de ces mêmes souvenirs et peuvent les retrouver avec d'autant plus de fidélité que ces mêmes personnes ont vécu près de la femme dont on est aujourd'hui si désireux de connaître les actions, alors qu'elle était la compagne aimée de l'homme du siècle. On veut surtout connaître l'époque où la France, fatiguée à la suite d'un long paroxysme de souffrances, s'était endormie et n'offrait plus à l'étranger les immenses ressources sociables qui l'attirent dans notre beau pays plus que tous ses autres avantages. Alors Paris était une vaste solitude dans laquelle d'anciens amis revenus de l'exil osaient à peine se reconnaître. Ce n'était plus qu'en tremblant qu'on se demandait à soi-même si l'on était toujours Français. Plus de gaieté, plus de cette insouciance qui rendait à nos pères la vie si facile, tout était devenu danger. On tremblait de parler; on tremblait de se taire; le caractère français, jadis si confiant, avait changé sa nature en une sombre inquiétude qui dévorait l'existence; on était méfiant; et comment ne pas l'être, on avait été si souvent trahi! Aussi, plus de réunions, plus de ces causeries, de ces maisons ouvertes, où vingt personnes allaient chaque jour rire et causer avant un souper joyeux; plus de société enfin! Plus de société en France! cette société habituelle qui faisait notre vie!... Aussi quel voile de deuil était jeté sur toutes les familles! il semblait que la mort eût passé par cette ville jadis résonnant du bruit des chansons, des bals et des fêtes. Était-ce bien la même cité où les femmes ne s'occupaient que du soin d'être aimables et aimées?... […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/44664. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les quatre livres de philosophie morale et politique de la ChineConfucius (-551–-479) e Mencius (-385–-289), tradotto da Pauthier, G. (Guillaume) (1801–1873)135.616 parole74,379%
Leggi un estratto 

5. Il ressemble à l'artiste qui coupe et travaille l'ivoire, indique l'étude ou l'application de l'intelligence à la recherche des principes de nos actions; il ressemble à celui qui taille et polit les pierres précieuses, indique le perfectionnement de soi-même. L'expression Oh! qu'il paraît grave et silencieux! indique la crainte, la sollicitude qu'il éprouve pour atteindre à la perfection. Comme sa conduite est austère et digne! exprime combien il mettait de soin à rendre sa conduite digne d'être imitée. Nous avons un prince orné de science et de sagesse; nous ne pourrons jamais l'oublier! indique cette sagesse accomplie, cette perfection morale que le peuple ne peut oublier. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/44958. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires authentiques de Latude,: écrites par lui au donjon de Vincennes et à CharentonLatude, Henri Masers de (1725–1805)76.306 parole74,381%
Leggi un estratto 

Jeanneton venait de passer la trentaine. Elle était de famille bourgeoise et demeurait près de la porte de Lom, dans une petite maison qui semble lui avoir appartenu. Plusieurs de ses cousins occupaient des grades dans l'armée. Mais, du jour où elle fut devenue mère, sa famille la repoussa. Son existence devint misérable. Femme vaillante, cousant et filant, elle éleva son gamin, qui poussait intelligent, vif, très ambitieux. Elle parvint à lui faire donner quelque instruction, et nous trouvons Jean-Henri, à l'âge de dix-sept ans, garçon chirurgien dans l'armée du Languedoc. Au XVIIIe siècle, les chirurgiens n'étaient pas, à vrai dire, de grands personnages: leurs fonctions consistaient surtout à faire la barbe, à arracher les dents et à pratiquer les saignées. Néanmoins la place était bonne. «Les garçons chirurgiens des armées, écrit l'exemple du guet Saint-Marc, qui ont travaillé de leur profession, ont gagné beaucoup d'argent.» Dès cette époque, ne voulant pas porter le nom de sa mère, le jeune homme avait ingénieusement transformé son double prénom en Jean Danry. C'est ainsi qu'il est déjà désigné dans un passeport à destination de l'Alsace, délivré le 25 mars 1743 par le commandant des armées royales en Languedoc. Danry suivit, en cette année 1743, les troupes du maréchal de Noailles dans leurs opérations sur le Main et le Rhin et, vers la fin de la saison, le maréchal lui donna un certificat attestant qu'il l'avait bien et fidèlement servi. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33745. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Journal de Eugène Delacroix, Tome 3 (de 3): 1855-1863Delacroix, Eugène (1798–1863), a cura di Flat, Paul (1865–1918) e Piot, René (1866–1934)102.128 parole74,379%
Leggi un estratto 

Le lendemain dimanche, chez Tattet[7]. Membrée[8] a chanté des morceaux de sa composition; celui des Étudiants serait mauvais, même avec la plus belle musique. C'est un petit opéra sans récitatif, c'est-à-dire que le récit et le chant ne font qu'un; c'est fatigant pour l'esprit, qui n'est ni au récit ni à la musique, tout en courant à chaque instant après l'un et l'autre. Nouvelle preuve qu'il ne faut pas sortir des lois qui ont été trouvées au commencement sur tous les arts. Racontez ce qu'il vous plaira avec les récitatifs, mais avec le chant ne faites chanter que la passion, sur des paroles que mon esprit devine avant que vous les disiez. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/54600. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La petite FadetteSand, George (1804–1876)58.995 parole74,183%
Leggi un estratto 

La mère Sagette, qui les reçut dans son tablier comme ils venaient au monde, n'oublia pas de faire au premier né une petite croix sur le bras avec son aiguille, parce que, disait-elle, un bout de ruban ou un collier peut se confondre et faire perdre le droit d'aînesse. Quand l'enfant sera plus fort, dit-elle, il faudra lui faire une marque qui ne puisse jamais s'effacer; à quoi l'on ne manqua pas. L'aîné fut nommé Sylvain, dont on fit bientôt Sylvinet, pour le distinguer de son frère aîné, qui lui avait servi de parrain; et le cadet fut appelé Landry, nom qu'il garda comme il l'avait reçu au baptême, parce que son oncle, qui était son parrain, avait gardé de son jeune âge la coutume d'être appelé Landriche. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/34204. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de France 814-1189 (Volume 2/19)Michelet, Jules (1798–1874)115.884 parole74,171%
Leggi un estratto 

C'est sous Louis le Débonnaire, ou, pour traduire plus fidèlement son nom, sous saint Louis, que devait s'opérer le déchirement et le divorce des parties hétérogènes dont se composait l'Empire. Toutes souffraient d'être ensemble. Le mal, c'était la solidarité d'une guerre immense, qui faisait ressentir sur la Loire les revers de l'Ostrasie; c'était le tyrannique effort d'une centralisation prématurée. Plus Charlemagne s'en était approché, plus il avait pesé. Sans doute Pepin, et son père au marteau de forge, avaient durement battu les nations. Ils n'avaient pas du moins entrepris de les ramener, diverses et hostiles qu'elles étaient encore, à cette intolérable unité; unité administrative d'abord; mais Charlemagne méditait celle de la législation. Son fils consomma l'unité religieuse en nommant Benoît d'Aniane réformateur des monastères de l'Empire, et les ramenant tous à la règle de saint Benoît. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/43321. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de France 1180-1304 (Volume 3/19)Michelet, Jules (1798–1874)95.748 parole74,173%
Leggi un estratto 

Moment solennel, et d'une tristesse infinie. L'espoir de la croisade avait manqué au monde. L'autorité ne semblait plus inattaquable; elle avait promis, elle avait trompé. La liberté commençait à poindre, mais sous vingt aspects fantastiques et choquants, confuse et convulsive, multiforme, difforme. La volonté humaine enfantait chaque jour, et reculait devant ses enfants. C'était comme dans les jours séculaires de la grande semaine de la création: la nature s'essayant, jeta d'abord des produits bizarres, gigantesques, éphémères, monstrueux avortons dont les restes inspirent l'horreur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/20415. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'Ève futureVilliers de L'Isle-Adam, Auguste, comte de (1838–1889)84.592 parole74,073%
Leggi un estratto 

Edison est un homme de quarante-deux ans. Sa physionomie rappelait, il y a quelques années, d'une manière frappante, celle d'un illustre Français, Gustave Doré. C'était presque le visage de l'artiste traduit en un visage de savant. Aptitudes congénères, applications différentes. Mystérieux jumeaux. A quel âge se ressemblèrent-ils tout à fait? jamais, peut-être. Leurs deux photographies d'alors, fondues au stéréoscope, éveillent cette impression intellectuelle que certaines effigies de races supérieures ne se réalisent pleinement que sous une monnaie de figures, éparses dans l'Humanité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/26681. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12: comprenant ses mémoires publiés par Thomas MooreByron, George Gordon Byron, Baron (1788–1824), tradotto da Paris, Paulin (1800–1881)102.272 parole74,078%
Leggi un estratto 

«Je suis bien aise d'apprendre votre retour; mais je ne sais trop comment vous en féliciter, à moins que votre opinion sur Venise ne soit plus d'accord avec la mienne, et n'ait changé de ce qu'elle était autrefois. D'ailleurs, je vais vous occasionner de nouvelles peines, en vous priant d'être juge entre M. E*** et moi, au sujet d'une petite affaire de péculat et de comptes irréguliers dont ce phénix des secrétaires est accusé. Comme je savais que vous ne vous étiez pas séparés amicalement, tout en refusant pour moi personnellement tout autre arbitrage que le vôtre, je lui offris de choisir le moins fripon des habitans de Venise pour second arbitre; mais il s'est montré si convaincu de votre impartialité, qu'il n'en veut pas d'autre que vous; cela prouverait en sa faveur. Le papier ci-inclus vous fera voir en quoi ses comptes sont défectueux. Vous entendrez son explication, et en déciderez comme vous voudrez; je n'appellerai pas de votre jugement. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33744. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

De l'Amour: Édition revue et corrigée et précédée d'une étude sur les oeuvres de Stendhal par Sainte-BeuveStendhal (1783–1842), a cura di Sainte-Beuve, Charles Augustin (1804–1869)125.019 parole73,980%
Leggi un estratto 

C'est un tableau où, jusqu'aux ombres, tout doit être couleur de rose, où il ne doit entrer rien de désagréable sous aucun prétexte et sous peine de manquer d'usage, de bon ton, de délicatesse, etc. Un homme bien né sait d'avance tous les procédés qu'il doit avoir et rencontrer dans les diverses phases de cet amour; rien n'y étant passion et imprévu, il a souvent plus de délicatesse que l'amour véritable, car il a toujours beaucoup d'esprit; c'est une froide et jolie miniature comparée à un tableau des Carraches; et, tandis que l'amour-passion nous emporte au travers de tous nos intérêts, l'amour-goût sait toujours s'y conformer. Il est vrai que, si l'on ôte la vanité à ce pauvre amour, il en reste bien peu de chose; une fois privé de vanité, c'est un convalescent affaibli qui peut à peine se traîner. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/60882. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Vingt mille Lieues Sous Les Mers — CompleteVerne, Jules (1828–1905)137.938 parole73,772%
Leggi un estratto 

L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l'Europe et de l'Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/5097. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Vie de JésusRenan, Ernest (1823–1892)102.326 parole73,774%
Leggi un estratto 

L'événement capital de l'histoire du monde est la révolution par laquelle les plus nobles portions de l'humanité ont passé des anciennes religions, comprises sous le nom vague de paganisme, à une religion fondée sur l'unité divine, la trinité, l'incarnation du Fils de Dieu. Cette conversion a eu besoin de près de mille ans pour se faire. La religion nouvelle avait mis elle-même au moins trois cents ans à se former. Mais l'origine de la révolution dont il s'agit est un fait qui eut lieu sous les règnes d'Auguste et de Tibère. Alors vécut une personne supérieure qui, par son initiative hardie et par l'amour qu'elle sut inspirer, créa l'objet et posa le point de départ de la foi future de l'humanité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15113. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Robert Burns. Vol. 1, La VieAngellier, Auguste (1847–1911)262.591 parole73,776%
Leggi un estratto 

À deux milles environ au sud de la petite ville d'Ayr, en Écosse, sur la route qui longe la mer près de la côte, se trouve un cottage de paysan, blanchi à la chaux, qui est peut-être, après la petite maison de Shakspeare à Stratford-sur-l'Avon, le lieu de pèlerinage littéraire le plus fameux de la race anglo-saxonne. Ce ne sont pourtant pas les endroits consacrés qui manquent en Angleterre, et l'affluence des fidèles ne leur fait pas défaut. Aucune race n'a davantage le culte, parce qu'aucune n'a autant l'orgueil, de ses grands hommes. Les ruines de Newstead Abbey, avec les souvenirs orageux de Byron; la bourgeoise maison de Cowper à Olney; la résidence gothique de Walter Scott à Abbotsford; la paisible demeure de Wordsworth à Rydal Mount sont, chaque année, visitées par des milliers de voyageurs venus de tous les coins du monde, où l'on parle anglais. Mais elles le sont surtout par des catégories particulières d'admirateurs; elles attirent de préférence telle ou telle classe d'âmes, selon que celles-ci ont plus d'affinité pour la révolte, la douceur, la santé d'esprit ou la méditation sereine. Aucun de ces lieux n'est l'objet d'un culte aussi général que cette petite chaumière d'argile. C'est là que naquit Robert Burns. Sa vie et ses oeuvres sont en effet assez pleines d'un intérêt unique pour exciter toutes les curiosités, assez pleines d'infortunes et de beautés pour exciter toutes les pitiés et toutes les admirations. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/25335. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Vingt mille lieues sous les mersVerne, Jules (1828–1905)139.477 parole73,672%
Leggi un estratto 

L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l'Europe et de l'Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/54873. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Légendes et curiosités des métiersSébillot, Paul (1843–1918)148.316 parole73,672%
Leggi un estratto 

Au cours de mes études sur les traditions populaires, j'avais été frappé du petit nombre de renseignements que les divers auteurs me fournissaient à ce sujet. Les traditionnistes de notre temps, qui ont recueilli tant d'observations curieuses sur les paysans, parfois sur les marins, ont rarement étudié les ouvriers. Nulle enquête n'était pourtant plus urgente, parce que le nivellement de moeurs, d'usages et d'idées que produit la civilisation moderne se fait surtout sentir dans les villes, où réside le plus grand nombre des gens de métier, et que tout ce qu'ils ont pu conserver d'original est condamné à une disparition prochaine. Il y a plus de dix ans, j'avais esquissé dans la revue L'Homme, un programme de recherches sur les artisans, et à plusieurs reprises j'ai essayé d'appeler sur eux l'attention de mes collaborateurs de la Revue des Traditions populaires; mais alors que j'obtenais tant de faits sur la vie, les moeurs et les superstitions de la campagne, je constatais que bien peu s'intéressaient aux gens qui travaillent à des métiers, sans doute parce que l'observation était plus difficile, ou bien parce que l'on croyait qu'elle fournirait une maigre récolte. Les très nombreux livres de Folk Lore publiés depuis quinze ans, si riches en détails sur les paysans, n'en consignaient qu'un bien petit nombre sur les ouvriers. Je continuais cependant à glaner des notes, et c'est en réunissant quelques-unes d'entre elles que j'écrivis la petite monographie intitulée Traditions et Superstitions de la Boulangerie (1890). Elle parut curieuse à quelques-uns de ceux qui l'avaient lue, et plusieurs me demandèrent si je ne pourrais traiter les divers autres métiers en les envisageant au même point de vue. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/32798. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Journal de Eugène Delacroix, Tome 2 (de 3): 1850-1854Delacroix, Eugène (1798–1863), a cura di Flat, Paul (1865–1918) e Piot, René (1866–1934)119.468 parole73,678%
Leggi un estratto 

Je remarque en une foule de choses le manque de goût de ce pays-ci, et quand on compare, j'ose le dire, tous les pays avec la France, on éprouve le même sentiment. Il y a dans ce parc, entre autres ornements, des figures terminées par des gaines qui entourent le bassin. C'était dans les intervalles qu'il les fallait! La manière inégale avec laquelle les arbres s'élancent, les rend gauches et de travers. Elles sont là comme par hasard. On voit là des statues dont les piédestaux ont un pied de hauteur; on peut converser avec ces héros et ces demi-dieux, et les statues sont ordinairement plus grandes que nature; elles sont disproportionnées, l'agrandissement, dans ce cas, n'étant calculé qu'à cause de la distance présumée où le piédestal doit placer la figure. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/54421. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les Mémoires d'un ParapluieHoudetot, Elisabeth Galos, comtesse de (1841–1925)22.041 parole73,578%
Leggi un estratto 

Je n'y étais pas seul: d'autres parapluies de divers genres et de dimensions variées m'entouraient, soigneusement alignés; d'autres, traités avec moins d'égards, formaient un faisceau compact dans un coin rentrant du placard, où le public ne pouvait les voir. Ils étaient vieux, et il n'y a rien de plus triste qu'un parapluie hors d'usage, avec ses baleines qui pointent comme les os d'une carcasse décharnée, sa soie fripée telle qu'un visage couvert de rides, sa canne usée, son manche dédoré ou écorné; tout cet ensemble a quelque chose de lamentable qui serre le cœur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/76540. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'art d'aimer: ou conseils à un jeune homme qui se destine à l'amourMendès, Catulle (1841–1909)23.786 parole73,475%
Leggi un estratto 

Ne penses-tu pas qu’il est chimérique d’espérer la tendresse entière d’une femme--la seule qui vaille la peine d’être ambitionnée, si l’on ne réunit toutes les qualités dont son imagination avait paré d’avance, bien longtemps avant de le connaître, celui qui devait venir? Si tu n’es pas absolument pareil à l’attendu, résigne-toi au dédain de la bien-aimée, ou, pis encore,--dans le cas où un mauvais hasard t’aurait permis de triompher d’elle,--à un abandon plein de réticence et d’arrière-pensée. Ne pas charmer totalement, esprit, cœur et sens, celle que l’on tient entre ses bras, l’homme n’a pas de plus cruel enfer. Donc il importerait que tu fusses de tout point semblable à l’amoureux imaginé, que tu fusses, pour chaque femme tour à tour, son idéal lui-même. Cela est-il possible? non. Tu peux ressembler, plus qu’un autre à cet idéal, mais l’être tout à fait, quel qu’il soit, je t’en défie. De là l’obligation de paraître ce que tu n’es pas; de là la nécessité d’une perpétuelle imposture. Mentir sans trêve et de toute façon, mentir par la parole, par le geste, par le regard, mentir dans l’aveu, mentir dans l’étreinte; produire toujours--grâce à une prestigieuse maîtrise de soi-même--non pas l’homme que tu es mais l’homme que tu devrais être; te métamorphoser physiquement même, par un effort de volonté qui réussit à modifier les traits du visage ou par des moyens plus matériels, au point d’avoir le front mélancolique d’un Werther si tu portes la face réjouie d’un Roger Bontemps, au point d’avoir les moustaches noires quoique tu les aies rousses; user, enfin, de toutes les ruses, de tous les masques, de tous les déguisements pour que ta maîtresse, en Toi, ne trouve que Lui, tel est ton premier et ton plus inévitable devoir! […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78098. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 1 de 5)Taine, Hippolyte (1828–1893)118.289 parole73,466%
Leggi un estratto 

Si vous longez la mer du Nord depuis l'Escaut jusqu'au Jutland, vous vous apercevrez d'abord que le trait marquant du pays est le manque de pente; marécages, landes et bas-fonds: les fleuves, péniblement, se traînent, enflés et inertes, avec de longues ondulations noirâtres; leur eau extravasée suinte à travers la rive, et reparaît au delà en flaques dormantes. En Hollande le sol n'est qu'une boue qui fond; à peine si la terre surnage çà et là par une croûte de limon mince et frêle, alluvion du fleuve que le fleuve semble prêt à noyer. Au-dessus planent les lourds nuages, nourris par les exhalaisons éternelles. Ils tournent lentement leurs ventres violacés, noircissent, et tout d'un coup fondent en averses; la vapeur, semblable aux fumées d'une chaudière, rampe incessamment sur l'horizon. Ainsi arrosées, les plantes pullulent; à l'angle du Jutland et du continent, dans un sol gras, limoneux, «la verdure est aussi fraîche qu'en Angleterre[8].» Des forêts immenses couvrirent la contrée jusqu'au delà du onzième siècle. C'est ici la séve du pays humide, grossière et puissante, qui coule dans l'homme comme dans les plantes, et par la respiration, la nourriture, les sensations et les habitudes, fait ses aptitudes et son corps. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/39328. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le cas étrange du docteur Jekyll; Un logement pour la nuitStevenson, Robert Louis (1850–1894), tradotto da Lowe, B. J. (Berthe Julienne) (1853–1909)33.709 parole73,379%
Leggi un estratto 

M. Utterson, l'avocat, était un homme de rude apparence; son visage ne s'éclairait jamais d'un sourire; il était froid, sobre et embarrassé dans ses discours, très réservé, maigre, long, poussiéreux, morne, et ayant malgré cela un certain fonds d'amabilité. Dans une réunion d'amis, et quand le vin était à son goût, quelque chose d'éminemment humain éclairait ses yeux, quelque chose qui ne ressortait jamais dans sa conversation, mais qui se faisait sentir non seulement dans la face pleine de béatitude d'un homme qui vient de bien dîner, mais, le plus souvent et le plus fortement, dans les actions de sa vie. Il était austère pour lui-même, buvant du gin quand il était seul, pour mortifier son goût pour le vin. Et quoique aimant le théâtre, il y avait plus de trente ans qu'il n'avait franchi la porte d'aucune salle de spectacle. Mais il avait beaucoup d'indulgence pour les autres, s'étonnant, presque avec un sentiment d'envie, de leurs hauts faits, et au besoin plutôt enclin à leur venir en aide qu'à les blâmer. «Je tombe dans l'hérésie de Caïn,» disait-il bizarrement, «je laisse mes frères aller au diable comme ils l'entendent.» Alors il arrivait souvent qu'il se trouvait être la dernière relation avouable et la dernière influence honnête de certains hommes dans leurs dégringolades. Et à ceux-là, aussi longtemps qu'ils le fréquentaient, il ne laissait jamais apercevoir même un soupçon de changement dans ses manières. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/76412. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les aventures de Télémaque suivies des aventures d'AristonoüsFénelon, François de Salignac de La Mothe- (1651–1715)142.098 parole73,378%
Leggi un estratto 

Calypso ne pouvait se consoler du départ d'Ulysse. Dans sa douleur, elle se trouvait malheureuse d'être immortelle*. Sa grotte ne résonnait plus de son chant : les nymphes qui la servaient n'osaient lui parler. Elle se promenait souvent seule sur les gazons fleuris dont un printemps éternel bordait son île[5]: mais ces beaux lieux, loin de modérer sa douleur, ne faisaient que lui rappeler le triste souvenir d'Ulysse, qu'elle y avait vu tant de fois auprès d'elle. Souvent elle demeurait immobile sur le rivage de la mer, qu'elle arrosait de ses larmes ; et elle était sans cesse tournée vers le côté où le vaisseau d'Ulysse, fendant les ondes, avait disparu à ses yeux. Tout à coup elle aperçut les débris d'un navire qui venait de faire naufrage, des bancs de rameurs mis en pièces, des rames écartées çà et là sur le sable, un gouvernail, un mât, des cordages flottants sur la côte, puis elle découvre de loin deux hommes, dont l'un paraissait âgé ; l'autre, quoique jeune, ressemblait à Ulysse. Il avait sa douceur et sa fierté, avec sa taille et sa démarche majestueuse. La déesse comprit que c'était Télémaque, fils de ce héros. Mais, quoique les dieux surpassent de loin en connaissance tous les hommes, elle ne put découvrir qui était cet homme vénérable dont Télémaque était accompagné : c'est que les dieux supérieurs cachent aux inférieurs tout ce qu'il leur plaît ; et Minerve, qui accompagnait Télémaque sous la figure de Mentor, ne voulait pas être connue de Calypso. Cependant Calypso se réjouissait d'un naufrage qui mettait dans son île le fils d'Ulysse, si semblable à son père. Elle s'avance vers lui ; et sans faire semblant de savoir qui il est : D'où vous vient, lui dit-elle, cette témérité d'aborder en mon île ? […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30779. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

DominiqueFromentin, Eugène (1820–1876)74.953 parole73,379%
Leggi un estratto 

CERTAINEMENT je n'ai pas à me plaindre--me disait celui dont je rapporterai les confidences dans le récit très simple et trop peu romanesque qu'on lira tout à l'heure--car, Dieu merci, je ne suis plus rien, à supposer que j'aie jamais été quelque chose, et je souhaite à beaucoup d'ambitieux de finir ainsi. J'ai trouvé la certitude et le repos, ce qui vaut mieux que toutes les hypothèses. Je me suis mis d'accord avec moi-même, ce qui est bien la plus grande victoire que nous puissions remporter sur l'impossible. Enfin, d'inutile à tous, je deviens utile à quelques-uns, et j'ai tiré de ma vie, qui ne pouvait rien donner de ce qu'on espérait d'elle, le seul acte peut-être qu'on n'en attendît pas, un acte de modestie, de prudence et de raison. Je n'ai donc pas à me plaindre. Ma vie est faite et bien faite selon mes désirs et mes mérites. Elle est rustique, ce qui ne lui messied pas. Comme les arbres de courte venue, je l'ai coupée en tête: elle a moins de port, de grâce et de saillie; on la voit de moins loin, mais elle n'en aura que plus de racines et n'en répandra que plus d'ombre autour d'elle. Il y a maintenant trois êtres à qui je me dois et qui me lient par des devoirs précis, par des responsabilités qui n'ont rien de trop lourd, par des attachements sans erreurs ni regrets. La tâche est simple, et j'y suffirai. Et s'il est vrai que le but de toute existence humaine soit moins encore de s'ébruiter que de se transmettre, si le bonheur consiste dans l'égalité des désirs et des forces, je marche aussi droit que possible dans les voies de la sagesse, et vous pourrez témoigner que vous avez vu un homme heureux.» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33808. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

George Sand et ses amisLe Roy, Albert (1856–1905)139.986 parole73,375%
Leggi un estratto 

George Sand a voulu résumer sa personne littéraire et morale dans l'épigraphe qu'elle inscrivit en tête de l'Histoire de ma Vie: «Charité envers les autres, dignité envers soi-même, sincérité devant Dieu.» Fut-elle toujours fidèle, et dans ses livres et dans ses actes, à cette noble devise? C'est l'étude qu'il sera loisible d'entreprendre, en retraçant les vicissitudes de sa destinée, en analysant son oeuvre, en instituant une enquête sur les hommes de son temps et les événements auxquels elle fut mêlée. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13737. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'île mystérieuseVerne, Jules (1828–1905)193.814 parole73,273%
Leggi un estratto 

Personne n'a sans doute oublié le terrible coup de vent de nord- est qui se déchaîna au milieu de l'équinoxe de cette année, et pendant lequel le baromètre tomba à sept cent dix millimètres. Ce fut un ouragan, sans intermittence, qui dura du 18 au 26 mars. Les ravages qu'il produisit furent immenses en Amérique, en Europe, en Asie, sur une zone large de dix-huit cents milles, qui se dessinait obliquement à l'équateur, depuis le trente-cinquième parallèle nord jusqu'au quarantième parallèle sud! Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14287. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Proverbes sur les femmes, l'amitié, l'amour et le mariageQuitard, P.-M. (Pierre-Marie) (1792–1882)102.470 parole73,077%
Leggi un estratto 

La PREMIÈRE ÉDITION de ce Livre, tiré à plusieurs milliers d'exemplaires, est entièrement épuisée depuis quelques années. Celle que nous publions aujourd'hui, d'après les nombreuses demandes qui nous ont été adressées, n'est pas une reproduction pure et simple de la précédente. Outre les retouches et les additions que l'auteur a faites à l'ancien texte, cette édition comprend une assez grande quantité d'articles inédits, et non moins instructifs qu'amusants par la variété des traditions, des usages, des origines et des documents précieux qu'elle contient. Grâce à toutes ses améliorations, cet ouvrage est devenu plus nouveau et plus amusant; et nous sommes fondés à espérer que le public voudra bien l'accueillir avec la même faveur dont il a honoré celui dont il est le corrigé et le complément. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/63380. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire littéraire d'Italie (2/9)Ginguené, Pierre Louis (1748–1816), a cura di Daunou, P. C. F. (Pierre Claude François) (1761–1840)137.923 parole73,076%
Leggi un estratto 

L'invention est la première des qualités poétiques: le premier rang parmi les poëtes est unanimement accordé aux inventeurs. Mais en convenant de cette vérité, est-on toujours bien sûr de s'entendre? La poésie a été cultivée dans toutes les langues. Toutes ont eu de grands poëtes; quels sont parmi eux les véritables inventeurs? Quels sont ceux qui ont créé de nouvelles machines poétiques, fait mouvoir de nouveaux ressorts, ouvert à l'imagination un nouveau champ, et frayé des routes nouvelles? A la tête des anciens, Homère se présente le premier, et si loin devant tous les autres, qu'on peut dire même qu'il se présente seul. Dans l'antiquité grecque, il eut des imitateurs, et n'eut point de rivaux. Il n'en eut point dans l'antiquité latine, si l'on excepte un seul poëte, qui encore emprunta de lui les agents supérieurs de sa fable et les ressorts de son merveilleux. La poésie, jusqu'à l'extinction totale des lettres, vécut des inventions mythologiques d'Homère, et n'y ajouta presque rien. A la renaissance des études, elle balbutia quelque temps, n'osant en quelque sorte rien inventer, parce qu'elle n'avait pas une langue pour exprimer ses inventions. Dante parut enfin; il parut vingt-deux siècles après Homère[1]; et le premier depuis ce créateur de la poésie antique, il créa une nouvelle machine poétique, une poésie nouvelle. Il n'y a sans doute aucune comparaison à faire entre l'Iliade et la Divina Commedia; mais c'est précisément parce qu'il n'y a aucun rapport entre les deux poëmes qu'il y en a un grand entre les deux poëtes, celui de l'invention poétique et du génie créateur. Un parallèle entre eux serait le sujet d'un ouvrage; et ce n'est point cet ouvrage que je veux faire. Je me bornerai à les observer comme inventeurs, ou plutôt à considérer de quels éléments se composèrent leurs inventions. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31636. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Aventures d'un Gentilhomme Breton aux îles PhilippinesLa Gironière, Paul P. de (1797–1862)127.335 parole72,976%
Leggi un estratto 

J'étais entièrement absorbé par la pensée de mes parents: une année s'écoulerait sans les voir, et peut-être sans avoir de leurs nouvelles! Une année, pour moi qui à peine entrais dans la vie, me paraissait un siècle. Que de malheurs et que d'accidents pouvaient arriver dans ma nombreuse famille pendant ce long laps de temps! La crainte de ne pas les retrouver tous à mon retour bouleversait mon être; et j'avoue qu'il me fallut plus que du courage pour comprimer ma douleur, dévorer mes larmes, et, le coeur tout gonflé d'angoisses, de craintes et d'espérances, m'arracher des bras de ma mère et de mes soeurs. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/21804. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Chartreuse De ParmeStendhal (1783–1842)181.227 parole72,981%
Leggi un estratto 

Le 15 mai 1796, le général Bonaparte fit son entrée dans Milan à la tête de cette jeune armée qui venait de passer le pont de Lodi, et d’apprendre au monde qu’après tant de siècles César et Alexandre avaient un successeur. Les miracles de bravoure et de génie dont l’Italie fut témoin en quelques mois réveillèrent un peuple endormi; huit jours encore avant l’arrivée des Français, les Milanais ne voyaient en eux qu’un ramassis de brigands, habitués à fuir toujours devant les troupes de Sa Majesté Impériale et Royale: c’était du moins ce que leur répétait trois fois la semaine un petit journal grand comme la main, imprimé sur du papier sale. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/796. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de France - Moyen Âge; (Vol. 1 / 10)Michelet, Jules (1798–1874), a cura di Monod, Gabriel (1844–1912)138.037 parole72,768%
Leggi un estratto 

«Le caractère commun de toute la race gallique, dit Strabon d'après le philosophe Posidonius, c'est qu'elle est irritable et folle de guerre, prompte au combat, du reste simple et sans malignité. Si on les irrite, ils marchent ensemble droit à l'ennemi, et l'attaquent de front, sans s'informer d'autre chose. Aussi, par la ruse, on en vient aisément à bout; on les attire au combat quand on veut, où l'on veut, peu importent les motifs; ils sont toujours prêts, n'eussent-ils d'autre arme que leur force et leur audace. Toutefois, par la persuasion, ils se laissent amener sans peine aux choses utiles; ils sont susceptibles de culture et d'instruction littéraire. Forts de leur haute taille et de leur nombre, ils s'assemblent aisément en grande foule, simples qu'ils sont et spontanés, prenant volontiers en main la cause de celui qu'on opprime.» Tel est le premier regard de la philosophie sur la plus sympathique et la plus perfectible des races humaines. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/38243. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Abélard, Tome IRémusat, Charles de (1797–1875)148.435 parole72,775%
Leggi un estratto 

Lorsqu'on suit, en quittant Nantes, la route de Poitiers, on traverse, avant d'arriver à Clisson, un bourg formé d'une longue rue et qui se nomme le Pallet. Après les dernières maisons, on aperçoit à gauche au-dessus du chemin une église, remarquable seulement par sa simplicité et par la vétusté de quelques-unes de ses parties. Derrière cette église et sur une hauteur, des restes de murs épais, avec des vestiges de fossés, indiquent sous le lierre qui les couvre une ancienne et forte construction, et renferment maintenant un carré d'arbustes et de grandes herbes, cimetière abandonné où s'élève une vieille croix de pierre parmi quelques modestes tombeaux. Ces ruines sont celles de la demeure des seigneurs du Pallet, détruite en 1420, lors des guerres qui suivirent l'attentat commis sur Jean V, duc de Bretagne, par Marguerite de Clisson. C'était là, qu'au XIe siècle, un petit château fortifié dominait le bourg, du haut d'une éminence à pic sur l'étroite rivière de la Sanguèze, ainsi nommée, dit-on, pour avoir été souvent rougie du sang des combattants, au temps des luttes acharnées des Bretons et des Anglais. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/12829. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La monadologie (1909): avec étude et notes de Clodius PiatLeibniz, Gottfried Wilhelm, Freiherr von (1646–1716)42.869 parole72,679%
Leggi un estratto 

Un peu plus tard, il «tomba sur les modernes» et se mit à les étudier avec la même curiosité, poussé déjà par le désir «de déterrer et de réunir la vérité ensevelie et dispersée dans les opinions des différentes sectes des philosophes[3]». Il lut Keppler, Galilée, Cardan, Campanella, Bacon, Descartes[4]. Et ses convictions philosophiques ne tardèrent pas à se modifier, sous l'influence de ces penseurs d'allure nouvelle. «Je me souviens, dit-il, que je me promenai seul dans un bocage auprès de Leipsic, à l'âge de quinze ans, pour délibérer si je garderais les Formes substantielles. Enfin, le Mécanisme prévalut et me porta à m'appliquer aux mathématiques[5].» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17641. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La femme française dans les temps modernesBader, Clarisse (1840–1902)123.985 parole72,677%
Leggi un estratto 

Au XVIe siècle un changement considérable se produit dans l'existence de la châtelaine. Cette vie, désormais plus sociale que domestique, devient d'autant plus brillante qu'elle concentre ses rayons dans le cercle enchanteur que trace François Ier, et que l'on nomme la cour de France. Avant ce roi, Anne de Bretagne avait bien appelé auprès d'elle les femmes et les jeunes filles de la noblesse, mais c'était pour les garder à l'ombre d'une austère tutelle et les former aux moeurs patriarcales du foyer[1]. Tel ne fut pas, on le sait, le but de François Ier en attirant les châtelaines à sa cour. «Une cour sans femmes, avait-il dit, est une année sans printemps et un printemps sans roses.» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15871. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Poussières de ParisLorrain, Jean (1855–1906)105.818 parole72,569%
Leggi un estratto 

Et cet amant fervent de la vie, de la vie avec ses joies et ses douleurs, dont il a rendu les plus fugitives nuances, vient de mourir, à peine âgé de quarante ans. Cette année 98 l’a emporté, comme elle en a emporté tant d’autres; elle a cruellement fauché parmi le clan des artistes (puisqu’on ne peut plus écrire intellectuels, l’intellectualité étant devenue un parti politique). Oui, elle a été farouchement meurtrière de poètes et de penseurs, cette veule et vénéneuse année 98. Déjà lourde de mensonges et de trahisons, elle a été aussi assassin: elle a tué chez nous Gustave Moreau, Puvis de Chavannes, Stéphane Mallarmé, Auguste Lauzet; en Angleterre, Burne Jones. Et voilà qu’en s’enfuyant comme une voleuse, elle nous ravit le pur et délicat poète que fut M. Georges Rodenbach. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/61270. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de France (Volume 1/19)Michelet, Jules (1798–1874)113.319 parole72,568%
Leggi un estratto 

«Le caractère commun de toute la race gallique, dit Strabon d'après le philosophe Posidonius, c'est qu'elle est irritable et folle de guerre, prompte au combat; du reste, simple et sans malignité. Si on les irrite, ils marchent ensemble droit à l'ennemi, et l'attaquent de front, sans s'informer d'autre chose. Aussi, par la ruse, on en vient aisément à bout; on les attire au combat quand on veut, où l'on veut, peu importent les motifs; ils sont toujours prêts, n'eussent-ils d'autre arme que leur force et leur audace. Toutefois, par la persuasion, ils se laissent amener sans peine aux choses utiles; ils sont susceptibles de culture et d'instruction littéraire. Forts de leur haute taille et de leur nombre, ils s'assemblent aisément en grande foule, simples qu'ils sont et spontanés, prenant volontiers en main la cause de celui qu'on opprime.» Tel est le premier regard de la philosophie sur la plus sympathique et la plus perfectible des races humaines. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/47969. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Oeuvres Completes de Rollin Tome 1: Histoire Ancienne Tome 1Rollin, Charles (1661–1741), a cura di Letronne, M. (Antoine-Jean) (1787–1848)145.937 parole72,576%
Leggi un estratto 

Quant à la population qu'on a voulu conclure du nombre d'un million de soldats qui sortaient des cent portes de Thèbes, ou bien encore des dix-sept cents enfants mâles nés, selon Diodore de Sicile, le même jour que Sésostris (I, § 54), elle serait en effet incroyable; car elle monterait à quarante ou cinquante millions d'individus. Mais, de ces deux faits, le premier est fondé sur une erreur de mots; le second, sur une erreur faite par Diodore de Sicile, ou peut-être sur une des exagérations familières aux prêtres égyptiens, qui ont débité tant de contes aux voyageurs grecs. C'est ce que j'établis dans un Mémoire dont je n'ai pu présenter ici que le principal résultat.--L.] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/27694. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de Marie-Antoinette, Volume 2 (of 2)La Rocheterie, Maxime de (1837–1917)169.586 parole72,477%
Leggi un estratto 

Nous abordons maintenant la période militante de la vie de Marie-Antoinette. Nous le ferons, comme pour le reste de cette histoire, avec la plus complète impartialité, mais avec une impression de mélancolie que nous ne ressentions pas au même degré dans la première partie de ce travail. Jusqu'ici, malgré les nuages passagers qui assombrissent son ciel bleu, malgré de noirs pressentiments et des tristesses contenues, nous avons vu la Reine relativement heureuse: elle a encore pour elle l'éblouissement de la jeunesse et la majesté de la couronne. Si l'on marche à l'abîme, on y marche lentement, et l'éclat du trône, le rayonnement de la maternité dissimulent à demi le gouffre béant. Aujourd'hui, les voiles se déchirent; le danger apparaît, pressant, inexorable, et, sur le front même de la mère, un nouveau rayon va s'éteindre. La reine de Trianon a disparu; la reine de Versailles va disparaître; voici venir la reine des Tuileries, en attendant la reine du Temple et de la Conciergerie. La souveraine se dépouille, mais la femme grandit; son caractère se retrempe, et l'épreuve la transfigure. Toutes les qualités vigoureuses, contenues en germe dans sa nature, et que la bonne fortune avait comme cachées sous le vernis plus séduisant des qualités aimables, la dignité fière, la vaillance intrépide, le mépris du danger, l'élan, l'indomptable fermeté d'âme se développent et s'accusent en saillie; la femme élégante fait place à la femme forte; le pastel de Boucher devient une peinture de Rembrandt et, pour nous servir du mot de Mirabeau, à partir de 1789, auprès du Roi, il n'y a plus qu'un homme, c'est la Reine. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/53503. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, (6/6)Aubenas, Joseph-Adolphe (1813–1893)134.690 parole72,481%
Leggi un estratto 

A son retour des Rochers à Paris, dans les premiers jours d'avril 1676, madame de Sévigné reçut un accueil plus affectueux encore que par le passé, de ses nombreux amis, qui, l'ayant sue gravement malade en Bretagne, avaient craint de la perdre. Malgré son désir de courir aux nouvelles pour les mander à sa fille, elle se résigna, sur l'ordonnance des médecins, à garder encore la chambre, et elle y resta huit jours «à faire l'entendue[1].» Pendant ce temps, ce fut chez elle une véritable assemblée. Chacun venait la féliciter et se féliciter de sa convalescence. Faisant la part de sa curiosité bien connue, et par tous comprise et pardonnée, on la mettait à l'envi au courant de ce qui s'était passé pendant son absence; on lui redonnait tous ces mille petits riens, alors l'existence de la ville et de la cour, détails qui importent à l'histoire des mœurs et de la société, et que l'illustre épistolaire a recueillis avec un soin de chaque jour pour le charme de la postérité, en ne songeant qu'à l'amusement de sa fille. Madame de Sévigné se loue auprès de celle-ci de l'empressement et des soins dont elle est l'objet. Mais c'est surtout aux amies de madame de Grignan qu'elle rend meilleure et plus facile justice: «Vos amies, lui mande-t-elle, vous ont fait leur cour par les soins qu'elles ont eus de moi[2].» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/52929. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Comédie humaine - Volume 01Balzac, Honoré de (1799–1850)195.575 parole72,378%
Leggi un estratto 

Balzac naquit à Tours le 16 mai 1799, le jour de la fête de saint Honoré, dont on lui donna le nom, qui parut bien sonnant et de bon augure. Le petit Honoré ne fut pas un enfant prodige; il n'annonça pas prématurément qu'il ferait la Comédie humaine. C'était un garçon frais, vermeil, bien portant, joueur, aux yeux brillants et doux, mais que rien ne distinguait des autres, du moins à des regards peu attentifs. A sept ans, au sortir d'un externat de Tours, on le mit au collége de Vendôme, tenu par des oratoriens, où il passa pour un élève très-médiocre. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/41211. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les soirées de l'orchestreBerlioz, Hector (1803–1869)132.465 parole72,376%
Leggi un estratto 

Il y a dans le nord de l'Europe un théâtre lyrique où il est d'usage que les musiciens, dont plusieurs sont gens d'esprit, se livrent à la lecture et même à des causeries plus ou moins littéraires et musicales pendant l'exécution de tous les opéras médiocres. C'est dire assez qu'ils lisent et causent beaucoup. Sur tous les pupitres, à côté du cahier de musique, se trouve, en conséquence, un livre tel quel. De sorte que le musicien qui paraît le plus absorbé dans la contemplation de sa partie, le plus occupé à compter ses pauses, à suivre de l'oeil sa réplique, est fort souvent acquis tout entier aux merveilleuses scènes de Balzac, aux charmants tableaux de moeurs de Dickens, et même à l'étude de quelque science. J'en sais un qui, pendant les quinze premières représentations d'un opéra célèbre, a lu, relu, médité et compris les trois volumes du Cosmos de Humboldt; un autre qui, durant le long succès d'un sot ouvrage très-obscur aujourd'hui, est parvenu à apprendre l'anglais, et un autre encore qui, doué d'une mémoire exceptionnelle, a raconté à ses voisins plus de dix volumes de contes, nouvelles, anecdotes et gaillardises. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/32056. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La chasse au météoreVerne, Jules (1828–1905)67.516 parole72,273%
Leggi un estratto 

Ce cavalier, de pur type yankee, type qui n'est point exempt d'une originale distinction, ne devait pas avoir plus de trente ans. Il était d'une taille au-dessus de la moyenne, de belle et robuste complexion, de figure régulière, brun par les cheveux et châtain par la barbe dont la pointe allongeait son visage aux lèvres soigneusement rasées. Un ample manteau le recouvrait jusqu'aux jambes et s'arrondissait sur la croupe du cheval. Il maniait sa monture assez fringante avec autant d'adresse que de fermeté. Tout, dans son attitude, indiquait l'homme d'action, l'homme résolu et aussi l'homme de premier mouvement. Il ne devait jamais osciller entre le désir et la crainte, ce qui est le fait d'un caractère hésitant. Enfin, un observateur eût constaté que son impatience naturelle ne se dissimulait qu'imparfaitement sous une apparence de froideur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/76724. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

NapoléonFaure, Élie (1873–1937)60.874 parole72,077%
Leggi un estratto 

Du point de vue de la morale il n’est pas défendable. Même, il est incompréhensible. En effet, il viole la loi, il tue, il sème la vengeance et la mort. Mais aussi il dicte la loi, il traque et écrase le crime, il établit l’ordre partout. C’est un assassin. C’est un justicier. Dans le rang, il eût mérité la corde. Au sommet il est pur, il distribue d’une main ferme la récompense et le châtiment. C’est un monstre à deux faces. Comme nous tous, peut-être. Et dans tous les cas comme Dieu. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/68636. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Esprit des lois: livres I à V, précédés d'une introduction de l'éditeurMontesquieu, Charles de Secondat, baron de (1689–1755), a cura di Janet, Paul (1823–1899)114.730 parole71,980%
Leggi un estratto 

Les êtres particuliers, intelligents, peuvent avoir des lois qu'ils ont faites; mais ils en ont aussi qu'ils n'ont pas faites. Avant qu'il y eût des êtres intelligents, ils étaient possibles: ils avaient donc des rapports possibles, et par conséquent des lois possibles. Avant qu'ils y eût des lois faites, il y avait des rapports de justice possibles. Dire qu'il n'y a rien de juste ni d'injuste que ce qu'ordonnent ou défendent les lois positives, c'est dire qu'avant qu'on eût tracé de cercle, tous les rayons n'étaient pas égaux[C10]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/27573. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les morts qui parlentVogüé, Eugène-Melchior, vicomte de (1848–1910)99.824 parole71,973%
Leggi un estratto 

L’effet voulu se produisit aussitôt. Le bourdonnement des conversations particulières mourut sur les banquettes redevenues silencieuses. Les députés qui péroraient dans un groupe, au pied de la tribune, regagnèrent leurs sièges. L’injonction machinale: «A vos places, messieurs!» prit dans la bouche des huissiers une intonation persuasive. Par les deux tambours de droite et de gauche, les couloirs dégorgèrent dans l’hémicycle un flot de retardataires qui se hâtaient vers les sentiers ménagés entre les travées. Au banc du Gouvernement, les figures lasses des ministres se relevèrent au-dessus des dossiers, avec le mouvement instinctif de taureaux harcelés dans l’arène, col rentré, cornes tendues pour repousser un nouvel assaut. Des secrétaires, des attachés de cabinet, des sénateurs en maraude au Palais-Bourbon se massèrent des deux côtés de la tribune, debout, obstruant le passage. Tandis que les gradins se couronnaient de longs cordons de têtes attentives, un tassement précipité se faisait au-dessus, dans les galeries du premier étage, dans les tribunes du second. Des journalistes rentraient en coup de vent, des femmes se penchaient aux premiers rangs, le buste en offrande. Dans le grand théâtre national subitement rempli, du parterre aux loges, des loges au poulailler, on vit passer sur toutes les physionomies l’air de recueillement voluptueux qu’elles prennent à l’Opéra, au moment où le ténor entre en scène pour la romance attendue. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79438. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Cour de Louis XIVImbert de Saint-Amand (1834–1900)43.260 parole71,978%
Leggi un estratto 

Avant de rappeler le rôle que les femmes de Versailles ont joué, il faut dire quelques mots du théâtre sur lequel leurs destinées se sont accomplies et montrer par quelle transformation miraculeuse un endroit triste et sombre, plein de sables mouvants et de marécages, sans vue, sans eau, sans forêt, fut façonné, pour ainsi dire, à l'image du Grand Roi, et devint une merveille, objet de l'admiration du monde entier. Comme ces grands fleuves qui, à leur source, sont à peine un petit ruisseau, l'existence du palais destiné à tant de splendeur commença dans les proportions les plus modestes. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/10689. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Une grande dame de la cour de Louis XV: La duchesse d'Aiguillon (1726-1796)Estrée, Paul d' (1838–1922) e Callet, Albert (1846–1906)108.563 parole71,875%
Leggi un estratto 

Or, dans la vie familiale et dans la vie mondaine--les deux pôles contraires de notre organisme social--la femme trouve des éléments d’observation qui aiguisent ses relations épistolaires, si banales soient-elles, des traits les plus fins et les plus délicats. Et la plus humble, la moins lettrée saisira le détail qui sait peindre, le mot qui sait toucher, s’agirait-il de l’incident le plus vulgaire de la vie courante; car la femme écrit presque toujours sous l’impression de son imagination ou de sa sensibilité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/67010. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de Marie-Antoinette, Volume 1 (of 2)La Rocheterie, Maxime de (1837–1917)172.303 parole71,777%
Leggi un estratto 

La nouvelle archiduchesse était la sixième fille et le neuvième enfant de François de Lorraine, empereur d'Allemagne et de l'illustre Marie-Thérèse. On raconte qu'au commencement de l'automne 1755, l'Impératrice, tenant son cercle à Schœnbrunn, demanda en riant au duc de Tarouka: «Aurai-je un fils ou une fille?»—«Un prince, assurément, Madame, répondit le courtisan.»—«Eh bien! reprit Marie-Thérèse, je gage deux ducats que je mettrai au monde une fille.» Quelque temps après, la fille naquit. Le duc de Tarouka avait perdu: il envoya à l'Impératrice le prix du pari, enveloppé dans cet ingénieux quatrain du poète Métastase: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/53502. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

A travers ParisCrafty (1840–1906)4760 parole71,775%
Leggi un estratto 

On revient du Bois comme chaque jour à la queue leu leu... Tout à coup, sans qu'on sache quelle mouche l'a piqué, un des chevaux du cortège a subitement pris une allure désordonnée que les efforts combinés de son cocher et de son camarade de timon ne sont pas parvenus à modérer. Il ne galope pas, il vole, semant la crainte dans les âmes timorées, excitant les plus nobles velléités de dévouement chez les natures généreuses. Le sentiment général est l'effroi de ce qui va résulter.--Seuls quelques sceptiques demeurent imperturbables; tous les autres spectateurs sont courbés comme autant de points d'interrogation???..... Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31042. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire littéraire d'Italie (4/9)Ginguené, Pierre Louis (1748–1816), a cura di Daunou, P. C. F. (Pierre Claude François) (1761–1840)133.013 parole71,675%
Leggi un estratto 

Si nous devions considérer ici l'Italie sous tous les rapports qui intéressent l'historien, le politique et le philosophe, l'examen de ce qu'elle fut pendant le cours du seizième siècle nous arrêterait long-temps. Les événements dont elle fut le théâtre, les grandes puissances qui s'y heurtèrent, la part que prirent dans leur querelle les gouvernements italiens, les intrigues qu'ils firent jouer et celles où ils furent enveloppés, les changements de constitution que quelques-uns éprouvèrent, en un mot leurs vicissitudes de toute espèce, qui ne furent jamais ni plus nombreuses, ni plus rapides, fourniraient une trop ample matière de recherches et de discussions. Mais ce que ces circonstances eurent d'influence sur le sort des lettres est ce que nous devons principalement, ou même presque uniquement examiner; et ce point de vue, immense encore, les resserre cependant et les circonscrit. Voyons donc, comme nous l'avons fait pour les autres siècles, quels furent pendant celui-ci en Italie les gouvernements qui se distinguèrent par leur amour pour les lettres, et qui s'honorèrent le plus eux-mêmes en leur accordant des encouragements et des honneurs. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33184. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres de Voltaire Tome XX: Siècle de Louis XIV.—Tome IIVoltaire (1694–1778), a cura di Beuchot, A. J. Q. (Adrien Jean Quentin) (1777–1851)153.048 parole71,679%
Leggi un estratto 

A Guillaume III succéda la princesse Anne, fille du roi Jacques et de la fille d’Hyde, avocat devenu chancelier, et l’un des grands hommes de l’Angleterre[1]. Elle était mariée au prince de Danemark, qui ne fut que son premier sujet. Dès qu’elle fut sur le trône, elle entra dans toutes les mesures du roi Guillaume, quoiqu’elle eût été ouvertement brouillée avec lui. Ces mesures étaient les vœux de la nation. Un roi fait ailleurs entrer aveuglément ses peuples dans toutes ses vues; mais à Londres un roi doit entrer dans celles de son peuple. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/69631. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Récits d'une tante (Vol. 1 de 4): Mémoires de la Comtesse de Boigne, née d'OsmondBoigne, Louise-Eléonore-Charlotte-Adélaide d'Osmond, comtesse de (1781–1866)122.336 parole71,680%
Leggi un estratto 

Gianoni, dans son Histoire de Naples, vous apprendra la plus brillante des prétentions de votre famille; Moréri vous expliquera les droits que vous avez à vous croire descendant de ces heureux aventuriers normands, conquérants de la Pouille, droits aussi bien fondés que sont la plupart de ces antiques prétentions de famille. La cathédrale de Salisbury renferme les restes d'un de ses archevêques, saint Osmond, auquel nous rattachons aussi des souvenirs, et le comté de Sommerset a pour armes le vol qui forme les vôtres et qu'il tient de son seigneur Osmond, compatriote de Guillaume le Conquérant. Ces armes furent données par le duc de Normandie à son gouverneur, Osmond, qui l'avait enlevé aux vengeances de Louis d'Outremer. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/29613. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Théodore de Neuhoff, Roi de CorseLe Glay, A. (André) (1785–1863)143.198 parole71,573%
Leggi un estratto 

Les informations des gazettes, les rapports que la Sérénissime République de Gênes, souveraine de la Corse, reçut de ses espions, donnèrent du mystérieux passager un signalement uniforme et exact. On variait un peu au sujet de l'habit, variantes sans importance, une question de nuance, tout au plus, et de coupe. Les uns l'habillaient «à la turque»; d'autres «à la persane»; pour un certain nombre, il était vêtu «à la franque», c'est-à-dire à la façon des chrétiens vivant dans les États du Grand Seigneur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/56173. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Voyages en France pendant les années 1787, 1788, 1789Young, Arthur (1741–1820)108.958 parole71,579%
Leggi un estratto 

L'intérêt que le monde entier prend à l'examen des maximes d'économie politique qui ont dirigé leurs gouvernements est proportionné à la puissance, à la richesse et aux ressources de ces nations. Ce n'est certainement pas une recherche de peu d'importance que celle de déterminer jusqu'à quel point l'influence de ces systèmes économiques s'est fait sentir dans l'agriculture, l'industrie, le commerce, la prospérité publique. On a publié tant de livres sur ces sujets, considérés au point de vue de la théorie, que peut-être ne regardera-t-on point comme perdu le temps consacré à les reprendre sous leur aspect pratique. Les observations que j'ai faites il y a quelques années en Angleterre et en Irlande, et dont j'ai publié le résultat sous le titre de Tours, étaient un pas, dans cette voie qui mène à la connaissance exacte de l'état de notre agriculture. Ce n'est pas à moi de les juger; je dirai seulement qu'on en a donné des traductions dans les principales langues de l'Europe, et que, malgré leurs fautes et leurs lacunes, on a souvent regretté de n'avoir pas une semblable description de la France, à laquelle le cultivateur et l'homme politique puissent avoir recours. On aurait, en effet, raison de se plaindre que ce vaste empire, qui a joué un si grand rôle dans l'histoire, dût encore rester un siècle inconnu à l'égard de ce qui fait l'objet de mes recherches. Cent trente ans se sont passés; avec eux, l'un des règnes les plus glorieux les plus fertiles en grandes choses dont l'on ait gardé la mémoire; et la puissance, les ressources de la France, bien que mises à une dure épreuve, se sont montrées formidables à l'Europe. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15556. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Livello 4 Livello 4 di 5: 80 testi, punteggi da 71,4 a 66,2
Livello 4: 80 testi, a partire dal più facile
TitoloAutoreLunghezzaPunteggioParole frequentiEstratto
Autour de la LuneVerne, Jules (1828–1905)54.958 parole71,473%
Leggi un estratto 

Que s'était-il passé? Quel effet avait produit cette effroyable secousse? L'ingéniosité des constructeurs du projectile avait-elle obtenu un résultat heureux? Le choc s'était-il amorti, grâce aux ressorts, aux quatre tampons, aux coussins d'eau, aux cloisons brisantes? Avait-on dompté l'effrayante poussée de cette vitesse initiale de onze mille mètres qui eût suffi à traverser Paris ou New York en une seconde? C'est évidemment la question que se posaient les mille témoins de cette scène émouvante. Ils oubliaient le but du voyage pour ne songer qu'aux voyageurs! Et si quelqu'un d'entre eux --J.-T. Maston, par exemple--, eût pu jeter un regard à l'intérieur du projectile, qu'aurait-il vu? Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/4717. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La guerre et la paix, Tome IIITolstoy, Leo, graf (1828–1910)151.902 parole71,479%
Leggi un estratto 

Le 5 septembre eut lieu le combat de Schevardino; le 6, pas un coup de fusil ne fut tiré de part ni d'autre, et le 7 vit la sanglante bataille de Borodino! Pourquoi et comment ces batailles furent-elles livrées? On se le demande avec stupeur, car elles ne pouvaient offrir d'avantages sérieux ni aux Russes ni aux Français. Pour les premiers, c'était évidemment un pas en avant vers la perte de Moscou, catastrophe qu'ils redoutaient par-dessus tout, et, pour les seconds, un pas en avant vers la perte de leur armée, ce qui devait sans nul doute leur causer la même appréhension. Cependant, quoiqu'il fût facile de prévoir ces conséquences, Napoléon offrit la bataille et Koutouzow l'accepta. Si des raisons véritablement sérieuses eussent dirigé les combinaisons stratégiques des deux commandants en chef, ni l'un ni l'autre n'aurait dû dans ce cas s'y décider, car évidemment Napoléon, en courant le risque de perdre le quart de ses soldats à deux mille verstes de la frontière, marchait à sa ruine, et Koutouzow, en s'exposant à la même chance, perdait fatalement Moscou. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17951. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires de Constant, premier valet de chambre de l'empereur, sur la vie privée de Napoléon, sa famille et sa cour.Wairy, Louis Constant (1778–1845)468.911 parole71,379%
Leggi un estratto 

Je suis né le 2 décembre 1778, à Péruelz, ville qui devint française, lors de la réunion de la Belgique à la république, et qui se trouva alors comprise dans le département de Jemmapes. Peu de temps après ma naissance, mon père prit aux bains de Saint-Amand un petit établissement nommé le Petit-Château, où logeaient les personnes qui fréquentaient les eaux. Il avait été aidé dans cette entreprise par le prince de Croï, dans la maison duquel il avait été maître d'hôtel. Nos affaires prospéraient au delà des espérances de mon père, car nous recevions un grand nombre d'illustres malades. Comme je venais d'atteindre ma onzième année, le comte de Lure, chef d'une des premières familles de Valenciennes, se trouva au nombre des habitans du Petit-Château; et comme cet excellent homme m'avait pris en grande affection, il me demanda à mes parens pour être élevé avec ses fils, qui étaient à peu près de mon âge. L'intention de ma famille était alors de me faire entrer dans les ordres, pour plaire à un de mes oncles, qui était doyen de Lessine. C'était un homme d'un grand savoir et d'une vertu rigide. Pensant que la proposition du comte de Lure ne changerait rien à ses projets futurs, mon père l'accepta, jugeant que quelques années passées dans une famille aussi distinguée me donneraient le goût de l'étude et me prépareraient aux études plus sérieuses que j'aurais à faire pour embrasser l'état ecclésiastique. Je partis donc avec le comte de Lure, fort affligé de quitter mes parens, mais bien aise en même temps, comme on l'est ordinairement à l'âge que j'avais, de voir un pays nouveau. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/28176. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

RomeZola, Émile (1840–1902)234.260 parole71,376%
Leggi un estratto 

Pendant la nuit, le train avait eu de grands retards, entre Pise et Civita-Vecchia, et il allait être neuf heures du matin, lorsque l'abbé Pierre Froment, après un dur voyage de vingt-cinq heures, débarqua enfin à Rome. Il n'avait emporté qu'une valise, il sauta vivement du wagon, au milieu de la bousculade de l'arrivée, écartant les porteurs qui s'empressaient, se chargeant lui-même de son léger bagage, dans la hâte qu'il éprouvait d'être arrivé, de se sentir seul et de voir. Et, tout de suite, devant la Gare, sur la place des Cinq-Cents, étant monté dans une des petites voitures découvertes, rangées le long du trottoir, il posa la valise près de lui, après avoir donné l'adresse au cocher: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/34528. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mademoiselle de MaupinGautier, Théophile (1811–1872)129.802 parole71,279%
Leggi un estratto 

Tu te plains, mon cher ami, de la rareté de mes lettres. -- Que veux-tu que je t'écrive, sinon que je me porte bien et que j'ai toujours la même affection pour toi? -- Ce sont choses que tu sais parfaitement, et qui sont si naturelles à l'âge que j'ai et avec les belles qualités qu'on te voit, qu'il y a presque du ridicule à faire parcourir cent lieues à une misérable feuille de papier pour ne rien dire de plus. -- J'ai beau chercher, je n'ai rien qui vaille la peine d'être rapporté; -- ma vie est la plus unie du monde, et rien n'en vient couper la monotonie. Aujourd'hui amène demain comme hier avait amené aujourd'hui; et, sans avoir la fatuité d'être prophète, je puis prédire hardiment le matin ce qui m'arrivera le soir. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14288. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires de Hector Berlioz: comprenant ses voyages en Italie, en Allemagne, en Russie et en Angleterre, 1803-1865Berlioz, Hector (1803–1869)214.748 parole71,176%
Leggi un estratto 

Je suis né le 11 décembre 1803, à la Côte-Saint-André, très-petite ville de France, située dans le département de l'Isère, entre Vienne, Grenoble et Lyon. Pendant les mois qui précédèrent ma naissance, ma mère ne rêva point, comme celle de Virgile, qu'elle allait mettre au monde un rameau de laurier. Quelque douloureux que soit cet aveu pour mon amour-propre, je dois ajouter qu'elle ne crut pas non plus, comme Olympias, mère d'Alexandre, porter dans son sein un tison ardent. Cela est fort extraordinaire, j'en conviens, mais cela est vrai. Je vis le jour tout simplement, sans aucun des signes précurseurs en usage dans les temps poétiques, pour annoncer la venue des prédestinés de la gloire. Serait-ce que notre époque manque de poésie?... Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/26370. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'art ochlocratique: salons de 1882 & de 1883Péladan, Joséphin (1859–1918)69.769 parole71,173%
Leggi un estratto 

L'art des catacombes, né sur la tombe des martyrs, est aussi distant d'Apelles ou de Zeuxis, que l'Évangile l'emporte sur les Pensées d'Épictète ou de Marc-Aurèle. Même dans les symboles que les premiers chrétiens empruntent au paganisme expirant, l'idéal est changé. Il quitte le corps pour l'âme, la terre pour le ciel, l'homme pour Dieu. La promesse du ciel ouvre toutes grandes les ailes de l'âme et les artistes, qui sont des saints, mettent leurs cœurs pleins de Dieu dans leurs œuvres gauchement sublimes. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/52288. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 2Chateaubriand, François-René, vicomte de (1768–1848), a cura di Biré, Edmond (1829–1907)171.666 parole71,077%
Leggi un estratto 

J'écrivis à mon frère, à Paris, le détail de ma traversée, lui expliquant les motifs de mon retour et le priant de me prêter la somme nécessaire pour payer mon passage. Mon frère me répondit qu'il venait d'envoyer ma lettre à ma mère. Madame de Chateaubriand ne me fit pas attendre, elle me mit à même de me libérer et de quitter le Havre. Elle me mandait que Lucile était près d'elle avec mon oncle de Bedée et sa famille. Ces renseignements me décidèrent à me rendre à Saint-Malo, où je pourrais consulter mon oncle sur la question de mon émigration prochaine. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/23654. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La guerre et la paix, Tome IITolstoy, Leo, graf (1828–1910)145.811 parole70,978%
Leggi un estratto 

En dehors des combinaisons et des éventualités de la politique extérieure, la société russe se préoccupait vivement à cette époque des réformes décrétées dans toutes les parties de l'administration. Cependant, malgré ces graves préoccupations, l'existence de tous les jours, la vraie existence individuelle, avec ses intérêts matériels de santé, de maladie, de travail, et de repos, ses aspirations intellectuelles vers les sciences, la poésie, la musique, ses passions, ses haines, ses amours, et ses amitiés, n'en suivait pas moins son cours habituel, sans s'inquiéter outre mesure du rapprochement ou de la rupture avec Napoléon, ni des grandes réformes entreprises. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17950. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi, tome 1 (de 2)Binger, Louis Gustave (1856–1936)168.716 parole70,874%
Leggi un estratto 

On peut dire que le succès de la mission dépend en grande partie de sa préparation. Le voyageur doit surtout s’attacher à emporter des charges ayant le moins de volume et de poids possible, mais beaucoup de valeur. Le corail, l’ambre, les perles, les soieries, remplissent très bien ce but ; mais, comme on est appelé à traverser des régions où la civilisation n’est pas assez avancée, il est nécessaire d’emporter aussi des articles de moindre valeur dans une proportion à déterminer[1]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/74720. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 8/8)Saint-Victor, J. B. de (Jacques-Benjamin) (1772–1858)140.922 parole70,774%
Leggi un estratto 

Pour sauver la France de ces abîmes que Louis XIV avoit ouverts devant elle, il eût fallu qu'immédiatement après lui, son trône eût été occupé par un prince qui réunît, à la fois, et la force de volonté que possédoit ce monarque et les vues supérieures dont il étoit dépourvu. Il ne s'agissoit point de rétablir d'abord, et en politique et en administration, les vieilles institutions qui avoient déjà été altérées avant lui, et qu'il avoit à peu près achevé de détruire. Ce sont là les parties périssables de la société: les refaire ce qu'elles avoient été n'étoit pas possible, et ce qu'elles avoient de bon se seroit en quelque sorte rétabli de lui-même. Un roi, tel que nous l'imaginons, eût eu pour première pensée d'aller à la source du mal: il eût reconnu qu'en séparant violemment le pouvoir politique du pouvoir religieux, son prédécesseur avoit attaqué le principe même de la vie dans une société chrétienne; et son premier soin eût été d'en renouer l'antique alliance, et de la raffermir sur ses bases naturelles. C'est-à-dire qu'au lieu de se prémunir contre les entreprises de Rome, il eût supplié Rome de concourir avec lui à rétablir l'ordre au milieu de cette société, dont Dieu l'avoit fait chef à la charge de lui en rendre compte, en la ramenant, de la licence des opinions qui menaçoient de la pénétrer de toutes parts, à cette unité de croyances et de doctrines que la soumission seule peut produire, puisque croire et se soumettre sont en effet une seule et même chose; d'où il résulte qu'il y a révolte et désordre partout où manque la foi. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/42659. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Frankenstein, ou le Prométhée moderne Volume 1 (of 3)Shelley, Mary Wollstonecraft (1797–1851), tradotto da Saladin, Jules (1700–1800)25.003 parole70,680%
Leggi un estratto 

Je suis né à Genève, et ma famille est une des plus considérables de cette république. Mes ancêtres avaient été, depuis bon nombre d'années, conseillers et syndics; et mon père avait rempli des fonctions publiques avec honneur et distinction. Il était respecté de tous ceux qui le connaissaient, à cause de son intégrité, et de son application infatigable à veiller aux intérêts de l'État. Il passa les années de sa jeunesse continuellement occupé des affaires de son pays, et il n'attendit pas le déclin de sa vie pour penser à se marier, et à laisser à l'État des fils qui pussent transmettre à la postérité ses vertus et son nom. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/62404. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Cours familier de Littérature - Volume 05Lamartine, Alphonse de (1790–1869)75.402 parole70,675%
Leggi un estratto 

Est-ce que nous avons laissé (comme à Saint-Germain-l'Auxerrois ou à l'archevêché de Paris, en 1830) violer ou saccager le temple, vociférer contre le prêtre, attenter à la libre et inviolable opinion des âmes, la foi? Est-ce que, sous le feu même de l'événement du 24 février, à côté du chef du sacerdoce de Paris, Mgr Affre, de vaillante mémoire, nous n'avons pas rouvert les églises sous l'égide des citoyens armés, et mis le Dieu et l'autel libres hors la loi des révolutions et des sacriléges? Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30918. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Récits d'une tante (Vol. 2 de 4): Mémoires de la Comtesse de Boigne, née d'OsmondBoigne, Louise-Eléonore-Charlotte-Adélaide d'Osmond, comtesse de (1781–1866)87.316 parole70,679%
Leggi un estratto 

J'ai toujours pensé que, pour conserver de la dignité à son existence, il fallait la diriger dans le sens d'une principale et persévérante affection et que le dévouement était le seul lien de la vie des femmes. N'ayant été, de fait, ni épouse ni mère, je m'était entièrement donnée à l'amour filial. Quelque répugnance que j'eusse à la carrière que mon père venait de reprendre, à la résidence où on l'envoyait, et malgré ma complète indépendance de position, je ne me rappelle pas avoir éprouvé un instant d'hésitation à le suivre. Ce souvenir, placé à une distance de vingt années, m'est doux à retrouver. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/32348. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Frankenstein, ou le Prométhée moderne Volume 3 (of 3)Shelley, Mary Wollstonecraft (1797–1851), tradotto da Saladin, Jules (1700–1800)26.826 parole70,679%
Leggi un estratto 

Après mon retour à Genève, les jours et les semaines s'écoulèrent sans que je pusse trouver le courage de recommencer mon ouvrage. Si je ne remplissais pas ma promesse envers le démon, j'avais tout à craindre de sa vengeance; cependant je ne pouvais surmonter l'horreur que m'inspirait l'affreux travail dont j'étais chargé. Je comptais avoir besoin, pour former une femme, de plusieurs mois d'une étude profonde et de recherches pénibles. J'avais entendu parler de quelques découvertes faites par un philosophe anglais, et dont il était nécessaire que j'eusse connaissance. Quelquefois je pensais à obtenir le consentement de mon père pour visiter l'Angleterre et m'instruire de ces nouvelles découvertes; mais je m'effrayais de toute espèce de retard, et je ne pouvais me résoudre à troubler la tranquillité qui commençait à rentrer dans mon âme. Ma santé, qui jusqu'alors avait décliné, était maintenant bien rétablie; et mon courage ne s'affermissait pas moins, lorsque je n'avais pas l'esprit frappé par le souvenir de ma malheureuse promesse. Mon père remarqua ce changement avec plaisir, et chercha le moyen de dissiper ce qui restait de ma mélancolie, dont les noirs accès revenaient de temps en temps, et troublaient le bonheur dont j'étais près de jouir. Dans ces moments je me renfermais dans la solitude la plus profonde. Je passais des journées entières sur le lac, dans une barque, seul, silencieux, et indifférent au spectacle des cieux comme au bruit des vagues; mais la vivacité de l'air, et l'éclat du soleil manquaient rarement de me rendre quelque tranquillité; et, à mon retour, j'accueillais mes amis avec un sourire plus agréable et un cœur plus gai. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/62406. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Manuel complet des fabricans de chapeaux en tous genresJulia de Fontenelle (Jean-Sébastien-Eugène) (1790–1842)69.392 parole70,571%
Leggi un estratto 

On distingue deux sortes de laines: les laines mortes, ou 2 provenant des animaux morts, et coupées ou arrachées de la peau, et les laines de toison ou tondues sur l'animal vivant. Ces dernières méritent la préférence tant pour la chapellerie que pour la draperie. On divise aussi les laines en surge ou en suint et en lavées. Celles en suint se conservent plus long-temps. Quant à leur couleur, elles sont en général blanches et parfois noires, roussâtres, etc.; ce ne sont que les premières qu'on soumet à la teinture. Quant à leur longueur, les plus courtes ont un pouce de longueur, et les plus longues (en Angleterre) ont jusqu'à vingt et même vingt-deux pouces[1]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18806. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Du Niger au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi, tome 2 (de 2)Binger, Louis Gustave (1856–1936)139.482 parole70,373%
Leggi un estratto 

Mercredi 25 juillet 1888. — Toutes mes tentatives ayant échoué pour obtenir un guide ou un interprète, je pris la résolution de ne pas rester à Bouganiéna davantage et de me mettre en route sans plus tarder. Les trois femmes que Boukary naba m’a données sont toutes du Gourounsi ; malheureusement, elles ne comprennent ni le mandé ni le mossi, de sorte qu’elles ne pourront me rendre aucun service comme interprètes, et je me demande comment je ferai si je ne trouve pas des Mossi ou des Mandé sur ma route. L’imam et mon diatigué (hôte) m’accompagnent jusqu’à Tébéné (à 4 kilomètres de Bouganiéna). Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/74721. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Roman ComiqueScarron, Paul (1610–1660)217.857 parole70,276%
Leggi un estratto 

Le soleil avoit achevé plus de la moitié de sa course, et son char, ayant attrapé le penchant du monde, rouloit plus vite qu'il ne vouloit. Si ses chevaux eussent voulu profiter de la pente du chemin, ils eussent achevé ce qui restoit du jour en moins d'un demi-quart d'heure, mais, au lieu de tirer de toute leur force, ils ne s'amusoient qu'à faire des courbettes, respirant un air marin qui les faisoit hannir et les avertissoit que la mer etoit proche, où l'on dit que leur maître se couche toutes les nuits[46]. Pour parler plus humainement et plus intelligiblement, il etoit entre cinq et six, quand une charrette entra dans les halles du Mans[47]. Cette charrette etoit attelée de quatre boeufs fort maigres, conduits par une jument poulinière, dont le poulain alloit et venoit à l'entour de la charrette, comme un petit fou qu'il etoit. La charrette etoit pleine de coffres, de malles et de gros paquets de toiles peintes qui faisoient comme une pyramide, au haut de laquelle paroissoit une demoiselle, habillée moitié ville, moitié campagne. Un jeune homme, aussi pauvre d'habits que riche de mine, marchoit à côté de la charrette; il avoit une grande emplâtre sur le visage, qui lui couvroit un oeil et la moitié de la joue[48], et portoit un grand fusil sur son epaule, dont il avoit assassiné plusieurs pies, geais et corneilles, qui lui faisoient comme une bandoulière, au bas de laquelle pendoient par les pieds une poule et un oison, qui avoient bien la mine d'avoir eté pris à la petite guerre. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/27772. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres complètes de lord Byron, Tome 11: comprenant ses mémoires publiés par Thomas MooreByron, George Gordon Byron, Baron (1788–1824), tradotto da Paris, Paulin (1800–1881)115.567 parole70,180%
Leggi un estratto 

C'est pendant le printems de cette année que Lord Byron et sir Walter-Scott eurent, pour la première fois, occasion de se connaître personnellement. M. Murray, ayant fait une visite au dernier, en reçut un superbe poignard turc, pour l'offrir en présent à Lord Byron; et le noble poète, à son retour à Londres, la seule fois qu'il eut jamais occasion de se trouver dans la société de sir Walter, lui offrit en retour un vase rempli d'ossemens humains, trouvé sous les ruines des anciens murs d'Athènes. Le lecteur aimera mieux sans doute avoir tous ces détails de la plume de sir Walter-Scott lui-même, qui, avec cette bonté qui le rend aussi aimable qu'il est admirable pour son talent, a trouvé, au milieu de ses immortels travaux, le loisir de me communiquer ce qui suit[1]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/32509. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La princesse de ClèvesLa Fayette, Madame de (Marie-Madeleine Pioche de La Vergne) (1634–1693)58.935 parole70,185%
Leggi un estratto 

Comme il réussissait admirablement dans tous les exercices du corps, il en faisait une de ses plus grandes occupations. C'étaient tous les jours des parties de chasse et de paume, des ballets, des courses de bagues, ou de semblables divertissements; les couleurs et les chiffres de madame de Valentinois paraissaient partout, et elle paraissait elle-même avec tous les ajustements que pouvait avoir mademoiselle de La Marck, sa petite-fille, qui était alors à marier. La présence de la reine autorisait la sienne. Cette princesse était belle, quoiqu'elle eût passé la première jeunesse; elle aimait la grandeur, la magnificence et les plaisirs. Le roi l'avait épousée lorsqu'il était encore duc d'Orléans, et qu'il avait pour aîné le dauphin, qui mourut à Tournon, prince que sa naissance et ses grandes qualités destinaient à remplir dignement la place du roi François premier, son père. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18797. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 1Chateaubriand, François-René, vicomte de (1768–1848), a cura di Biré, Edmond (1829–1907)164.775 parole70,076%
Leggi un estratto 

Il y a quatre ans qu'à mon retour de la Terre Sainte, j'achetai près du hameau d'Aulnay, dans le voisinage de Sceaux et de Châtenay, une maison de jardinier, cachée parmi les collines couvertes de bois. Le terrain inégal et sablonneux dépendant de cette maison n'était (p. 002) qu'un verger sauvage au bout duquel se trouvait une ravine et un taillis de châtaigniers. Cet étroit espace me parut propre à renfermer mes longues espérances; spatio brevi spem longam reseces[83]. Les arbres que j'y ai plantés prospèrent, ils sont encore si petits que je leur donne de l'ombre quand je me place entre eux et le soleil. Un jour, en me rendant cette ombre, ils protégeront mes vieux ans comme j'ai protégé leur jeunesse. Je les ai choisis autant que je l'ai pu des divers climats où j'ai erré, ils rappellent mes voyages et nourrissent au fond de mon coeur d'autres illusions. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18864. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La femme au dix-huitième siècleGoncourt, Edmond de (1822–1896) e Goncourt, Jules de (1830–1870)131.262 parole69,977%
Leggi un estratto 

Quand au dix-huitième siècle la femme naît, elle n'est pas reçue dans la vie par la joie d'une famille. Le foyer n'est pas en fête à sa venue; sa naissance ne donne point au cœur des parents l'ivresse d'un triomphe: elle est une bénédiction qu'ils acceptent comme une déception. Ce n'est point l'enfant désiré par l'orgueil, appelé par les espérances des pères et des mères dans cette société gouvernée par des lois saliques; ce n'est point l'héritier prédestiné à toutes les continuations et à toutes les survivances du nom, des charges, de la fortune d'une maison: le nouveau-né n'est rien qu'une fille, et devant ce berceau où il n'y a que l'avenir d'une femme, le père reste froid, la mère souffre comme une Reine qui attendait un Dauphin. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/46142. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Amours d'Extrême-Orient: Illustrations d'après nature par Amédée VignolaDiraison-Seylor, Olivier (1873–1916)32.094 parole69,870%
Leggi un estratto 

Je ne regretterai rien, je n’évoquerai que pour vous. Et non plus je ne vous lasserai point en des souvenirs de géographie, perdus aussitôt fermé l’Atlas. Dans chaque coin du monde où nous placerons une amoureuse, elle y paraîtra seule comme Eve dans l’Eden, Eden miraculeux et impossible à situer. Aussitôt connu, nous l’y laisserons, et je tâcherai, d’une place à l’autre, d’avoir franchi des milliers de lieues avant que soit effacée la vision de curiosité, avant que j’aie recommencé le labeur périlleux de vous apporter une autre et toute diverse amante. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/66897. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 5Chateaubriand, François-René, vicomte de (1768–1848), a cura di Biré, Edmond (1829–1907)180.445 parole69,777%
Leggi un estratto 

Le livre précédent, que je viens d'écrire en 1839, rejoint ce livre de mon ambassade de Rome, écrit en 1828 et 1829, il y a dix ans[1]. Mes Mémoires, comme Mémoires, ont gagné au récit de la vie de madame Récamier: d'autres personnages ont été amenés sur la scène; on a vu Naples sous Murat, Rome sous Bonaparte, le Pape délivré revenu à Saint-Pierre; des lettres inédites de madame de Staël, de Benjamin Constant, de Canova, de La Harpe, de madame de Genlis, de Lucien Bonaparte, de Moreau, de Bernadotte, de Murat, sont conservées; des récits de Benjamin Constant le montrent sous un jour nouveau. J'ai introduit le lecteur dans un petit canton détourné de l'empire, tandis que cet empire accomplissait son mouvement universel; je me trouve maintenant conduit à mon ambassade de Rome. On aura été délassé de moi par la distraction d'un sujet étranger: c'est tout profit pour le lecteur. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/28930. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires du duc de Saint-Simon: Siècle de Louis XIV, la régence, Louis XVSaint-Simon, Louis de Rouvroy, duc de (1675–1755)22.611 parole69,779%
Leggi un estratto 

L'éditeur ne met point en tête de ces Mémoires: Nouvelle édition; c'est dire que les précédentes n'existent pas. En effet, il le pense, non sans raisons. Il y a découvert beaucoup de bévues, dont plusieurs fort amusantes. «Chamillart, disaient-elles, se fit adorer de ses ennemis.» Le grand homme! Comment a-t-il pu faire? Attendez un peu; le vrai texte change un mot: «commis,» au lieu d'ennemis. Vous et moi nous serons aussi habiles que Chamillart quand nous serons ministres; il nous suffira d'un sac d'écus. --D'autres corrections nous humilient. Nous lisions avec étonnement cette phrase étonnante: «Il n'y eut personne dans le chapitre qui ne le louât extrêmement, mais sans louanges. M. de Marsan fit mieux que pas un.» Nous cherchions le secret de ce galimatias avec une admiration respectueuse. L'admiration était de trop; le galimatias appartenait aux éditeurs; il y a un point après extrêmement: «mais sans louanges, M. de Marsan fit mieux que pas un.» La phrase redevient sensée et claire. --Les anciens éditeurs, trouvant des singularités dans Saint-Simon, lui ont prêté des bizarreries. On est libéral avec les riches: «La nouvelle comtesse de Mailly, disent-ils, avait apporté tout le gauche de sa province, et entra dessus toute la gloire de la toute-puissante faveur de madame de Maintenon.» Cette métaphore inintelligible vous effarouche; ne vous effarouchez pas. Saint-Simon a mis enta. S'il y a là une broussaille littéraire, ce sont les éditeurs qui l'ont plantée. Ils en ont planté bien d'autres, plus embarrassantes, car elles sont historiques: des noms estropiés, des dates fausses, Villars à la place de Villeroy; le comte de Toulouse et la duchesse de Berry mariés avant leur mariage; et, ce qui est pis, des contre-sens de mœurs. En voici un singulier: «Le roi, tout content qu'il était toujours, riait aussi.» […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17044. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les Filles Publiques sous la Terreur: D'après les rapports de la police secrète, des documents nouveaux et des pièces inédites tirées des Archives NationalesFleischmann, Hector (1882–1914)61.936 parole69,672%
Leggi un estratto 

Il serait évidemment exagéré d'appliquer cette maxime, quelque peu libre, aux femmes de la Révolution. Sans doute, parmi les libertés accordées par la Constituante, la Législative et la Convention, elles ont incorporé celle de l'amour, mais toutes ne poussent pas la bonne volonté au point où le présume Helvétius. 89 les trouve «éprises de la Révolution[5]», mais, comme toutes les passions, celle-ci sera de courte durée. Bientôt elles reviendront à leur véritable rôle: elles seront amoureuses de l'amour, et uniquement. «Une laide devient belle lorsqu'elle est patriote[6]», proclame une feuille du temps. C'est possible, mais puisque toutes, à l'aurore de la Révolution, ont été patriotes, on ne saurait nier qu'elles sont demeurées belles, par patriotisme. Ce ne fut qu'un jeu et qu'une amusette, au début, que la politique. Ne faut-il pas toujours à la femme «quelqu'un qui la divertisse et l'amuse, quand ce ne serait qu'un perroquet ou un petit-maître[7]»? Ce perroquet remplacez-le par la brochure du jour, ce petit-maître, imaginez-le devenu quelque orateur de club ou de salon politique, et rien ne sera changé au mot de l'ironiste badin. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/63915. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les Dieux et les Demi-Dieux de la PeintureGautier, Théophile (1811–1872), Houssaye, Arsène (1815–1896) e Saint-Victor, Paul de (1827–1881)116.905 parole69,674%
Leggi un estratto 

Ce livre n'est pas une histoire complète de l'art,--aucune histoire n'est complète,--chacun des noms illustres qui en remplissent les pages eût nécessité un gros volume. On a voulu seulement dresser un trône d'or aux douze grands dieux, aux olympiens de la peinture et sur les marches d'ivoire de ces trônes, poser à un degré plus ou moins élevé les demi-dieux qui méritent d'être admis dans ce ciel d'un azur lumineux. Tous ont cherché le beau et l'ont trouvé par des routes diverses; peut-être nul d'entre eux, si grand qu'il soit, n'a donné son rêve tout entier, car devant les efforts de l'artiste, l'idéal recule jusque dans l'absolu. Si l'idéal n'était pas au-dessus de toute réalisation, il cesserait d'être l'idéal et de luire comme une étoile au bout de cette perspective sans fin qu'on n'atteindra pas plus qu'on ne soulèvera le voile sacré d'Isis: c'est là précisément ce qui fait la gloire et la supériorité de l'art; derrière ses types les plus purs, les plus nobles, les plus divins on sent un type plus pur, plus noble, plus divin encore qui se fait deviner comme un visage rayonnant à travers la demi-transparence d'un voile. La forme montre et cache à la fois l'idée, quelque perfection qu'elle atteigne; elle a ses bonheurs et ses trahisons, elle a aussi ses impossibilités. Pour s'élever à l'expression du beau, elle ne possède que les lignes et les couleurs fournies par la nature, car l'invention d'une forme même dans la chimère ne saurait se concevoir. C'est donc la figure de l'homme, qui est l'univers arrivé à se comprendre, dont l'art se servira pour formuler son concept, en relevant, en l'épurant, en la dégageant de l'accidentel et du particulier. Les Grecs l'avaient divinisée avec leur religion anthropomorphique. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/62753. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

De la terre à la lune, trajet direct en 97 heures 20 minutesVerne, Jules (1828–1905)53.428 parole69,573%
Leggi un estratto 

Pendant la guerre fédérale des États-Unis, un nouveau club très-influent s'établit dans la ville de Baltimore, en plein Maryland. On sait avec quelle énergie l'instinct militaire se développa chez ce peuple d'armateurs, de marchands et de mécaniciens. De simples négociants enjambèrent leur comptoir pour s'improviser capitaines, colonels, généraux, sans avoir passé par les écoles d'application de West-Point[1]; ils égalèrent bientôt dans «l'art de la guerre» leurs collègues du vieux continent, et comme eux ils remportèrent des victoires à force de prodiguer les boulets, les millions et les hommes. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/38674. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Guide de l'aviateurGarros, Roland (1888–1918)15.279 parole69,574%
Leggi un estratto 

Il est nécessaire également qu'il sache démonter et remonter les soupapes. Mais il doit surtout avoir de l'oreille et sentir le moteur pour prévenir la panne d'après le moindre symptôme. Un aviateur un peu entraîné et un peu doué arrive à sentir un défaut de fonctionnement du moteur mieux que le meilleur des mécaniciens, parce qu'en vol, il écoute avec une tension d'esprit soutenue qui développe les sens, tandis que le mécanicien, ne risquant rien, écoute moins longtemps et moins attentivement. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79375. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le féminisme français II: L'émancipation politique et familiale de la femmeTurgeon, Charles Marie Joseph (1855–1934)132.912 parole69,575%
Leggi un estratto 

C'est un fait d'expérience que l'émancipation économique entraîne tôt ou tard l'émancipation politique. Une fois en possession d'un rôle social plus libre et plus actif, la femme ne manquera point de réclamer sa part des prérogatives électorales. Déjà même le féminisme la revendique pour elle. A ses assises internationales de 1900, la Gauche féministe, excluant toute mesure transitoire susceptible d'affaiblir la portée de sa manifestation, a voté, par acclamation unanime, la déclaration suivante: «Le Congrès émet le voeu que les droits civils, civiques et politiques soient égaux pour les deux sexes[2].» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30009. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La foire aux vanités, Tome IIThackeray, William Makepeace (1811–1863), tradotto da Guiffrey, Georges (1827–1887)169.993 parole69,577%
Leggi un estratto 

«Quel dommage, disait alors sa tante, que ce brave garçon se soit embourbé dans une pareille ornière, c'est malheureusement une sottise irréparable. Avec son rang et son mérite il aurait trouvé à épouser au moins la fille d'un marchand de bière qui lui aurait apporté une dot de 250 000 liv. sterling, comme miss Grain d'Orge, par exemple. Peut-être même aurait-il pu songer à une alliance avec quelque famille aristocratique de l'Angleterre. Un jour ou l'autre je lui aurais laissé mon argent à lui ou à ses enfants, car je ne suis pas encore fort pressée de partir, entendez-vous, miss Briggs, quoique vous soyez peut-être plus pressée d'être débarrassée de moi, et il faut que tout cela manque; et pourquoi, je vous prie? Parce qu'il lui a pris fantaisie d'épouser une mendiante de profession, une danseuse d'opéra. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/20864. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Récits d'une tante (Vol. 3 de 4): Mémoires de la Comtesse de Boigne, née d'OsmondBoigne, Louise-Eléonore-Charlotte-Adélaide d'Osmond, comtesse de (1781–1866)79.295 parole69,479%
Leggi un estratto 

De temps en temps, je priais du monde à des soirées devenues assez à la mode. Mes invitations étaient verbales et censées adressées aux personnes que le hasard me faisait rencontrer. Toutefois, j'avais grand soin qu'il plaçât sur mon chemin celles que je voulais réunir et que je savais se convenir. J'évitais par ce moyen une trop grande foule et la nécessité de recevoir cette masse d'ennuyeux que la bienséance force à inviter et qui ne manquent jamais d'accourir au premier signe. Je les passais en revue, dans le courant de l'hiver, par assez petite portion, pour ne pas en écraser mon salon. L'incertitude d'y être prié donnait quelque prix à ces soirées et contribuait plus que tout autre chose à les faire rechercher. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/32349. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire littéraire d'Italie (1/9)Ginguené, Pierre Louis (1748–1816), a cura di Daunou, P. C. F. (Pierre Claude François) (1761–1840)114.941 parole69,374%
Leggi un estratto 

On attribue généralement l'affaiblissement, et ensuite l'entière destruction des lumières et des lettres en Europe, à trois causes: à la translation du siége de l'Empire, faite par Constantin, de Rome à Constantinople; à la chute de l'empire d'Occident, suite inévitable du démembrement qu'il en avait fait; enfin aux invasions et à la longue domination des Barbares en Italie. Mais avant Constantin, la décadence étai déjà sensible. On serait tenté de croire, que, quand même aucune de ces trois causes n'eût existé, les lettres n'en étaient pas moins menacées d'une ruine totale, et que la barbarie eût enfin régné, même sans l'intervention des Barbares. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31432. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 4Chateaubriand, François-René, vicomte de (1768–1848), a cura di Biré, Edmond (1829–1907)141.342 parole69,378%
Leggi un estratto 

Je vous fais voir l'envers des événements que l'histoire ne montre pas; l'histoire n'étale que l'endroit. Les Mémoires ont l'avantage de présenter l'un et l'autre côté du tissu: sous ce rapport, ils peignent mieux l'humanité complète en exposant, comme les tragédies de Shakespeare, les scènes basses et hautes. Il y a partout une chaumière auprès d'un palais, un homme qui pleure auprès d'un homme qui rit, un chiffonnier qui porte sa hotte auprès d'un roi qui perd son trône: que faisait à l'esclave présent à la bataille d'Arbelles la chute de Darius? Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/25575. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome II.Napoleon I, Emperor of the French (1769–1821), a cura di Panckoucke, C. L. F. (Charles Louis Fleury) (1780–1844)125.904 parole69,377%
Leggi un estratto 

Je ne puis répondre que trois mots: tout ce qu'on vous a dit sur les principes qui avaient été posés pour la marche de la comptabilité des finances de l'armée d'Italie est faux. Il n'y a jamais eu à l'armée d'Italie, depuis qu'il n'y a plus de commissaire du gouvernement, qu'une seule caisse, qui est celle du payeur de l'armée; elle se divise naturellement en deux branches, en caisse recevante, que nous avons appelée caisse centrale, et qui est destinée à recevoir les contributions, et en caisse dépensante: celle-ci sert à payer les dépenses de l'armée. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/12782. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche - Tome ICervantes Saavedra, Miguel de (1547–1616), tradotto da Viardot, Louis (1800–1883)209.566 parole69,280%
Leggi un estratto 

Dans une bourgade de la Manche, dont je ne veux pas me rappeler le nom, vivait, il n'y a pas longtemps, un hidalgo, de ceux qui ont lance au râtelier, rondache antique, bidet maigre et lévrier de chasse. Un pot-au-feu, plus souvent de mouton que de boeuf, une vinaigrette presque tous les soirs, des abatis de bétail[12] le samedi, le vendredi des lentilles, et le dimanche quelque pigeonneau outre l'ordinaire, consumaient les trois quarts de son revenu. Le reste se dépensait en un pourpoint de drap fin et des chausses de panne avec leurs pantoufles de même étoffe, pour les jours de fête, et un habit de la meilleure serge du pays, dont il se faisait honneur les jours de la semaine. Il avait chez lui une gouvernante qui passait les quarante ans, une nièce qui n'atteignait pas les vingt, et de plus un garçon de ville et de campagne, qui sellait le bidet aussi bien qu'il maniait la serpette. L'âge de notre hidalgo frisait la cinquantaine; il était de complexion robuste, maigre de corps, sec de visage, fort matineux et grand ami de la chasse. On a dit qu'il avait le surnom de Quixada ou Quesada, car il y a sur ce point quelque divergence entre les auteurs qui en ont écrit, bien que les conjectures les plus vraisemblables fassent entendre qu'il s'appelait Quijana. Mais cela importe peu à notre histoire; il suffit que, dans le récit des faits, on ne s'écarte pas d'un atome de la vérité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/16066. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les Touâreg du nordDuveyrier, Henri (1840–1892)166.038 parole69,268%
Leggi un estratto 

Bien que les vents régnants déplacent continuellement les sables à la superficie des dunes et en modifient nécessairement la forme, les proportions, par rapport à la masse, dans lesquelles ont lieu ces changements sont tellement minimes et inappréciables à l’œil, qu’il faut la vie d’un homme pour constater quelque différence sensible. Cela se comprend : le vent opposé remet en place, le lendemain, le grain de sable déplacé la veille. Cependant, il est incontestable que les dunes marchent dans la direction des vents alizés, du N.-E. au S.-O. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/76587. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'ingénieux chevalier Don Quichotte de la MancheCervantes Saavedra, Miguel de (1547–1616), tradotto da Furne, Charles (1794–1859)342.128 parole69,180%
Leggi un estratto 

Dans un petit bourg de la Manche, dont je ne veux pas me rappeler le nom[8], vivait naguère un de ces hidalgos qui ont lance au râtelier, rondache antique, vieux cheval et lévrier de chasse.--Une olla[9], bien plus souvent de boeuf[10] que de mouton, un saupiquet[11] le soir, le vendredi des lentilles, des abatis de bétail le samedi, et le dimanche quelques pigeonneaux outre l'ordinaire, emportaient les trois quarts de son revenu; le reste payait son justaucorps de panne de soie, avec chausses et mules de velours pour les jours de fête, car d'habitude notre hidalgo se contentait d'un surtout de la bonne laine du pays. Une gouvernante qui avait passé quarante ans, une nièce qui n'en avait pas vingt, et un valet qui savait travailler aux champs, étriller un cheval et manier la serpette, composaient toute sa maison. Son âge frisait la cinquantaine; il était de complexion robuste, maigre de visage, sec de corps, fort matinal et grand chasseur. Parmi les historiens, quelques-uns ont dit qu'il s'appelait Quisada ou Quesada, d'autres le nomment Quixana. Au reste cela importe peu, pourvu que notre récit ne s'écarte en aucun point de l'exacte vérité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/42524. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Études sur l'Islam et les tribus Maures: Les BraknaMarty, Paul (1882–1938)101.022 parole69,065%
Leggi un estratto 

D'autre part, certaines fractions bafour restèrent sur les lieux, après avoir fait acte de soumission, et payèrent tribut aux vainqueurs. Plusieurs lettrés maures affirment que ces Bafour asservis sont, dans le Trarza, les actuelles fractions zenaga Id Rarla des Lemradin, et dans le Brakna, les Ahel Ramouch, qui sont tantôt chez les Zombot du Trarza et tantôt dans le Chamama du Brakna, les uns et les autres tributaires des émirs. Il est plus vraisemblable que les Bafours primitifs n'ont pas seuls donné naissance à ces fractions, d'ailleurs métissées, mais qu'ils ont contribué par fusion avec des éléments maures, à les former au cours des siècles. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/44488. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

De la terre à la lune: trajet direct en 97 heures 20 minutesVerne, Jules (1828–1905)52.856 parole69,073%
Leggi un estratto 

Pendant la guerre fédérale des États-Unis, un nouveau club très influent s'établit dans la ville de Baltimore, en plein Maryland. On sait avec quelle énergie l'instinct militaire se développa chez ce peuple d'armateurs, de marchands et de mécaniciens. De simples négociants enjambèrent leur comptoir pour s'improviser capitaines, colonels, généraux, sans avoir passé par les écoles d'application de West-Point [École militaire des États-Unis.]; ils égalèrent bientôt dans «L'art de la guerre» leurs collègues du vieux continent, et comme eux ils remportèrent des victoires à force de prodiguer les boulets, les millions et les hommes. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/799. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Missions au Sahara, tome 1 : Sahara algérienGautier, E. F. (Emile Félix) (1864–1940)136.210 parole68,967%
Leggi un estratto 

Les ouvrages descriptifs concernant l’Afrique du Nord sont hérissés de mots arabes ; tout particulièrement les comptes rendus d’itinéraires écrits sur place par nos officiers, sous la suggestion immédiate du pays ; et par exemple les articles de ce genre, très intéressants et très importants, qui paraissent depuis quelques années dans les suppléments au Bulletin du Comité de l’Afrique française. D’ailleurs même les ouvrages écrits à tête reposée, en France, et pour un public métropolitain, ne sont pas exempts du même défaut, puisque, invariablement, en tête ou en queue du livre, on trouve un petit dictionnaire des termes géographiques arabes[2]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/74092. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Montaigne et François BaconVilley, Pierre (1879–1933)33.027 parole68,874%
Leggi un estratto 

Il y a près de cinquante ans que, pour la première fois je crois, on s'est avisé de se demander si Bacon n'avait pas contracté une dette envers Montaigne. En 1862 parut en allemand, dans l'Archiv de Herrig, un article intitulé: Montaigne et Bacon. L'auteur avait été frappé de constater que tous les deux Montaigne et Bacon avaient, presque en même temps, fait usage du titre d'Essais. Il en prenait prétexte pour instituer un parallèle entre le rôle littéraire de Montaigne et celui de Bacon dans une étude d'ailleurs très générale, dépourvue de tout rapprochement précis. Aucune conclusion ferme ne s'en dégageait sur les rapports littéraires des deux écrivains. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/22383. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire littéraire d'Italie (3/9)Ginguené, Pierre Louis (1748–1816), a cura di Daunou, P. C. F. (Pierre Claude François) (1761–1840)137.303 parole68,876%
Leggi un estratto 

L'effort que la nature fit en Italie au quatorzième siècle, en y produisant presque à la fois trois grands hommes, fut d'autant plus heureux qu'ils reçurent d'elle tous trois un génie différent. Ils prirent, pour monter sur le Parnasse, trois routes si diverses, qu'ils arrivèrent au sommet sans se rencontrer ni se nuire; et l'on jouit aujourd'hui de leurs productions, sans que celles de l'un puissent ni donner l'idée de celles de l'autre, ni y être préférées ou même comparées, ni, par conséquent en tenir lieu. Celui qui vint le dernier des trois parut s'élever moins haut que les deux autres; mais c'est le genre où il excella qui n'a pas la même élévation. La manière dont il le traita n'est pas moins parfaite; et il est, comme eux, au premier rang, puisque, comme eux, il n'a pu encore être surpassé. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31720. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Traité élémentaire de chimie, tomes 1 & 2: Présenté dans un ordre nouveau et d'après les découvertes modernes; avec FiguresLavoisier, Antoine Laurent (1743–1794)131.870 parole68,768%
Leggi un estratto 

C'EST un phénomène constant dans la nature & dont la généralité a été bien établie par Boerhaave, que lorsqu'on échauffe un corps quelconque, solide ou fluide, il augmente de dimension dans tous les sens. Les faits sur lesquels on s'est fondé pour restreindre la généralité de ce principe, ne présentent que des résultats illusoires, ou du moins dans lesquels se compliquent des circonstances étrangères qui en imposent: mais lorsqu'on est parvenu à séparer les effets, & à les rapporter chacun à la cause à laquelle ils appartiennent, on s'apperçoit que l'écartement des molécules par la chaleur, est une loi générale & constante de la Nature. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/52489. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le tour de France en aéroplaneGraffigny, H. de (Henry) (1863–1934)140.633 parole68,672%
Leggi un estratto 

Ces exclamations enthousiastes perçaient la grande rumeur de la foule massée dans les tribunes et derrière les barrières du vaste aérodrome de Bétheny. La «Grande Semaine d'aviation de Champagne» battait son plein depuis quatre jours, et les records établis l'année précédente par les premiers hommes-oiseaux, les Wright, s'effondraient comme des châteaux de cartes. Toutefois, l'honneur de l'une des plus sensationnelles épreuves: la coupe Gordon-Bennett pour l'aviation, restait à la grande république américaine, et un compatriote des Wright: Curtis, enlevait à ses compétiteurs le trophée convoité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17691. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

J'accuse...!Zola, Émile (1840–1902)4617 parole68,676%
Leggi un estratto 

Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les cœurs. Vous apparaissez rayonnant dans l'apothéose de cette fête, patriotique que l'alliance russe a été pour la France, et vous vous préparez à présider au solennel triomphe de notre Exposition universelle, qui couronnera notre grand siècle de travail, de vérité et de liberté. Mais quelle tache de boue sur votre nom--j'allais dire sur votre règne--que cette abominable affaire Dreyfus! Un conseil de guerre vient, par ordre, d'oser acquitter un Esterhazy, soufflet suprême à toute vérité, à toute justice. Et c'est fini, la France a sur la joue cette souillure, l'histoire écrira que c'est sous votre présidence qu'un tel crime social a pu être commis. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/76045. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La vie de Rossini, tome IIStendhal (1783–1842)67.284 parole68,577%
Leggi un estratto 

Il est des spectateurs peu attentifs au mérite de la difficulté vaincue, et auxquels la musique ne plaît que par les illusions romanesques et brillantes dont elle berce leur imagination. Si la musique est mauvaise, elle ne donne rien à l'imagination; si elle est sans idéal, elle fournit des images qui choquent comme basses, et l'imagination repoussée prend son vol ailleurs. En voyant la Cenerentola sur l'affiche, je dirais volontiers comme le marquis de Moncade: C'est ce soir que je m'encanaille. Cette musique fixe constamment mon imagination sur des malheurs ou des jouissances de vanité, sur le bonheur d'aller au bal avec de beaux habits ou d'être nommé maître d'hôtel par un prince. Or, né en France et l'ayant longtemps habitée, j'avoue que je suis las et de la vanité, et des désappointements de la vanité, et du caractère gascon, et des cinq ou six cents vaudevilles qu'il m'a fallu essuyer sur les mécomptes de la vanité. Depuis la mort des derniers hommes de génie, d'Églantine et Beaumarchais, tout notre théâtre ne roule que sur un seul mobile, la vanité; la société elle-même, du moins les dix-neuf vingtièmes de la société et tout ce qu'elle renferme de vulgaire, n'est mis en activité que par un seul mobile, la vanité. On peut, je crois, sans cesser d'aimer la France, être un peu las de cette passion qui, chez nous, remplace toutes les autres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30978. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Une fête de Noël sous Jacques CartierMyrand, Ernest (1854–1921)66.814 parole68,570%
Leggi un estratto 

Mais, pour les vaillants du travail intellectuel, pour les archivistes, les chroniqueurs, les historiens, pour ceux-là qui remontent les rapides à la perche, refoulent les courants à coups d'aviron, font les portages longs et pénibles, reprennent enfin les explorations d'avant-garde hardiment risqués par les pionniers de la civilisation chrétienne, sur une route encore lumineuse, après trois cents ans, du passage de la gloire catholique française,--pour ceux-là, ce n'est pas le Québec chimérique et fantaisiste du vingtième siècle qu'ils cherchent, mais le Québec des âges héroïques, celui du 31 Décembre 1775, ou celui du 13 Septembre 1759; le Québec provoquant et fier du 16 Octobre 1690, ou le Québec affolé des nuits d'Octobre 1660; le Québec puritain du 20 Juillet 1629, avec le drapeau anglais flottant aux tourelles du Château St. Louis, ou le Kébec Fondé du 3 juillet 1608, le Kébecq se Samuel de Champlain, ou bien encore, ou bien enfin le Stadaconé de Donnacona, la sauvage et primitive capitale d'un royaume barbare, la bourgade algonquine, l'amas de cabanes indiennes blotties, come des poussins, sous une aile d'oiseau, [4] le Canada[5] de Jacques Cartier, l'immortel découvreur de notre beau pays, aperçut, au matin du 14 septembre 1535, à sept demi-siècles de notre époque. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/20635. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Madame de Longueville: La Jeunesse de Madame de LonguevilleCousin, Victor (1792–1867)207.745 parole68,379%
Leggi un estratto 

Un jour nous essayerons de faire connaître dans Mme de Longueville l'héroïne, ou, si l'on veut, l'aventurière de la Fronde, se précipitant dans tous les hasards et dans toutes les intrigues pour servir les intérêts et les passions d'un autre; puis vaincue, désabusée, l'âme à la fois blessée et vide, tournant ses regards du seul côté qui ne trompe point, le devoir et Dieu. Aujourd'hui nous voudrions raconter sa vie avant la Fronde, et peindre la jeunesse de Mme de Longueville depuis ses premières et pures années jusqu'au temps où elle s'égare, et se précipite avec la France dans de coupables et stériles agitations. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/41943. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les grands navigateurs du XVIIIe siècleVerne, Jules (1828–1905)166.636 parole68,374%
Leggi un estratto 

La même année, l’Académie des Sciences envoyait à Cayenne l’astronome Jean Richer, pour y étudier les parallaxes du soleil et de la lune et les distances de Mars et de Vénus à la Terre. Ce voyage, qui réussit de tout point, eut des conséquences inattendues, et fut l’occasion des travaux entrepris bientôt après sur la figure de la Terre. Richer observa que le pendule retardait de deux minutes vingt-huit secondes à Cayenne, ce qui prouvait que la pesanteur était moindre en ce dernier lieu qu’à Paris. Newton et Huyghens en conclurent donc l’aplatissement du globe aux pôles. Mais, bientôt après, les mesures d’un degré terrestre, données par l’abbé Picard, les travaux de la méridienne, exécutés par Cassini père et fils, conduisaient ces savants à un résultat entièrement opposé et leur faisaient considérer la Terre comme un ellipsoïde allongé vers ses régions polaires. Ce fut l’origine de discussions passionnées et de travaux immenses, qui profitèrent à la géographie astronomique et mathématique. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/55869. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le capitaine FracasseGautier, Théophile (1811–1872)186.914 parole68,373%
Leggi un estratto 

Deux tours rondes, coiffées de toits en éteignoir, flanquaient les angles d’un bâtiment, sur la façade duquel deux rainures profondément entaillées trahissaient l’existence primitive d’un pont-levis réduit à l’état de sinécure par le nivelage du fossé, et donnaient au manoir un aspect assez féodal, avec leurs échauguettes en poivrière et leurs girouettes à queue d’aronde. Une nappe de lierre enveloppant à demi l’une des tours tranchait heureusement par son vert sombre sur le ton gris de la pierre déjà vieille à cette époque. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/60746. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les îles: Promenades dans le golfe Saint-Laurent: Une partie de la Côte Nord, l'île aux Oeufs, l'Anticosti, l'île Saint-Paul, l'archipel de la MadeleineFaucher de Saint-Maurice (1844–1897)48.006 parole68,273%
Leggi un estratto 

Le steamer sur lequel nous partions était de la taille d'un aviso de première classe, fortement membré, un peu étroit, ce qui--pour les novices--lui faisait trop prêter la bande au roulis, mais à première vue il promettait de se bien défendre à la mer, promesse qu'il nous a noblement tenue. Dans sa cale, sur son pont, le long de ses passerelles, sur son gaillard d'arrière, s'étalait la plus étrange des cargaisons, et dans ce pandémonium indescriptible s'était donné rendez-vous tout ce qui peut servir à un homme qui, sept mois sur douze, se donne le luxe de vivre comme Robinson Crusoë, loin de toute distraction, de toute amitié, de tout secours humain. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14828. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les caractèresLa Bruyère, Jean de (1645–1696)142.671 parole68,182%
Leggi un estratto 

Quelques savants ne goûtent que les apophtegmes des anciens et les exemples tirés des Romains, des Grecs, des Perses, des Égyptiens; l'histoire du monde présent leur est insipide; ils ne sont point touchés des hommes qui les environnent et avec qui ils vivent, et ne font nulle attention à leurs moeurs. Les femmes, au contraire, les gens de la cour, et tous ceux qui n'ont que beaucoup d'esprit sans érudition, indifférents pour toutes les choses qui les ont précédés, sont avides de celles qui se passent à leurs yeux et qui sont comme sous leur main: ils les examinent, ils les discernent, ils ne perdent pas de vue les personnes qui les entourent, si charmés des descriptions et des peintures que l'on fait de leurs contemporains, de leurs concitoyens, de ceux enfin qui leur ressemblent et à qui ils ne croient pas ressembler, que jusque dans la chaire l'on se croit obligé souvent de suspendre l'Évangile pour les prendre par leur faible, et les ramener à leurs devoirs par des choses qui soient de leur goût et de leur portée. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17980. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Quelques aspects du vertige mondialLoti, Pierre (1850–1923)45.562 parole68,175%
Leggi un estratto 

De ces visions-là, quelques-unes m'ont très longtemps inquiété en souvenir, et en voici une de ma prime jeunesse, de mes quatorze ans, qui me poursuit encore. J'étais allé passer un de mes jeudis de collégien chez des amis de mes aïeules, un ménage d'octogénaires qui s'était retiré dans une maison de campagne isolée, à deux ou trois kilomètres de ma ville natale. Je les visitais rarement, parce que leur petit domaine était triste, triste, dans une désuétude sans grâce, et ce soir-là je les quittai aussitôt après dîner, ayant reçu la consigne d'être rentré en ville avant la nuit close; je ne comprends d'ailleurs pas comment, dans ma famille où l'on me veillait beaucoup trop comme un petit objet précieux, on avait pu admettre l'idée de ce retour, seul, au crépuscule. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31918. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Examen de conscience philosophiqueRenan, Ernest (1823–1892)7288 parole68,177%
Leggi un estratto 

Le premier devoir de l’homme sincère est de ne pas influer sur ses propres opinions, de laisser la réalité se refléter en lui comme en la chambre noire du photographe, et d’assister en spectateur aux batailles intérieures que se livrent les idées au fond de sa conscience. On ne doit pas intervenir dans ce travail spontané; devant les modifications internes de notre rétine intellectuelle, nous devons rester passifs. Non que le résultat de l’évolution inconsciente nous soit indifférent et qu’il ne doive entraîner de graves conséquences; mais nous n’avons pas le droit d’avoir un désir, quand la raison parle; nous devons écouter, rien de plus; prêts à nous laisser traîner pieds et poings liés où les meilleurs arguments nous entraînent. La production de la vérité est un phénomène objectif, étranger au moi, qui se passe en nous sans nous, une sorte de précipité chimique que nous devons nous contenter de regarder avec curiosité. De temps en temps, il est bon de s’arrêter, de se recueillir en quelque sorte, pour voir en quoi la façon dont on envisage le monde a pu se modifier, quelle marche, dans l’échelle de la probabilité à la certitude, ont pu suivre les propositions dont on a fait la base de sa vie. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79437. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Abrégé de l'Histoire Générale des Voyages (Tome 1)La Harpe, Jean-François de (1739–1803)89.312 parole68,076%
Leggi un estratto 

Jean Ier., qui chassa les Maures de cette partie de l'Espagne nommée autrefois Lusitanie, et par les modernes Portugal, poursuivit jusqu'au delà de la mer ces ennemis si long-temps formidables à l'Europe, et se rendit maître, en 1415, de la ville de Ceuta, sur la côte d'Afrique. Henri, son troisième fils, qui l'accompagna dans cette expédition, en rapporta un goût si vif pour les voyages et les découvertes, que le reste de sa vie fut entièrement consacré à cette espèce d'ambition. Il avait étudié ce qu'on savait alors de géographie et de mathématiques, et tiré quelques lumières des Maures[3] de Fez et de Maroc, qu'il avait consultés sur les Arabes qui bordent les déserts, et sur les peuples qui habitent les côtes. De la ville de Terçanabal, sur la pointe de Sagres, au sud du cap Saint-Vincent, où il avait établi sa résidence, ses regards se portaient continuellement sur la mer. Deux vaisseaux équipés par ses ordres s'avancèrent soixante lieues au delà du cap Non, alors le terme de la navigation. C'était au moins un pas; mais ils n'osèrent passer le cap Boyador, effrayés par le bruit et la rapidité des courans. Un autre vaisseau envoyé pour doubler ce cap, et commandé par Juan Gonsalez Zarco et Tristan Vaz Texeira, fut jeté par la tempête sur une petite île qu'ils nommèrent Puerto Santo, et découvrit dans un autre voyage l'île de Madère. Enfin Gilianez, en 1433, doubla ce terrible cap Boyador, et vogua quarante lieues au delà, le long des côtes. Antoine Gonsalez et Nugno Tristan allèrent, en 1440, jusqu'au cap Blanc; et y retournant encore deux ans après avec quelques prisonniers qu'ils avaient faits dans leur premier voyage, ils les changèrent contre de la poudre d'or que leur offrirent les habitans du pays. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/22558. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Presse Clandestine dans la Belgique OccupéeMassart, Jean (1865–1925)118.383 parole68,072%
Leggi un estratto 

Du reste, leurs bataillons en route «vers Paris» n'avaient pas fini de défiler au pas de parade, musique en tête, à travers la ville, que déjà des audacieux avaient organisé un service d'importation de journaux: Le Matin et La Métropole d'Anvers, La Flandre libérale et Le Bien public, de Gand. A partir des derniers jours d'août, le commerce clandestin fonctionnait avec régularité, et nous lisions, dès 9 heures, à Bruxelles, La Flandre libérale qui se vendait le même matin à Gand. Les premiers exemplaires sortant de presse étaient apportés en automobiles jusque tout près des avant-postes allemands de Ninove, de Lennick ou de Hal, à une quinzaine de kilomètres de Bruxelles. Là, les paquets étaient enfouis dans des paniers de légumes et amenés ainsi en ville. On les déballait dans l'arrière-salle de quelque cabaret qui changeait tous les jours. Immédiatement les camelots se mettaient en campagne. Les uns se postaient dans les grandes artères et aux carrefours, où ils vendaient ostensiblement des cartes illustrées, des insignes patriotiques ou des journaux autorisés par la censure. Tout bas ils ajoutaient: «La Flandre?--Combien?» C'était d'habitude 75 centimes, l'avant-midi, mais plus tard on l'obtenait pour 40 ou 50 centimes. D'autres, munis de quelques caissettes de raisins, se rendaient dans les faubourgs. Les fruits n'étaient là que pour donner le change et pour permettre aux vendeurs de sonner chez leurs clients habituels; dès que la porte s'était refermée sur eux, les journaux sortaient du fond des poches. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/11048. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Physiologie du goûtBrillat-Savarin (1755–1826)112.002 parole67,976%
Leggi un estratto 

Cependant la sensation dont il est le siège n'a rien de commun avec celle du tact; il réside dans un appareil aussi complet que la bouche ou les yeux; et ce qu'il y a de singulier, c'est que chaque sexe ayant tout ce qu'il faut pour éprouver cette sensation, il est néanmoins nécessaire que les deux se réunissent pour atteindre au but que la nature s'est proposé. Et si le goût, qui a pour but la conservation de l'individu, est incontestablement un sens, à plus forte raison doit-on accorder ce titre aux organes destinés à la conservation de l'espèce. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/22741. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I.Napoleon I, Emperor of the French (1769–1821), a cura di Panckoucke, C. L. F. (Charles Louis Fleury) (1780–1844)170.395 parole67,977%
Leggi un estratto 

Le premier volume, qui paraîtra plus tard, fera connaître sa généalogie; cette pièce assez étendue a été extraite des registres de San-Miniato; elle se compose de vingt pièces, remonte jusqu'à 1268, et contient l'histoire de tous ses ascendans, elle n'avait jamais été publiée; nous y placerons une histoire chronologique très-détaillée de Bonaparte, et présentant tous les faits qui lui sont personnels, sans aucune observation critique. On pourra ainsi faire concorder les faits avec ses lettres, ses messages et ses discours[1]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/12230. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Souvenirs entomologiques : Études sur l'instinct et les mœurs des insectes - Première sérieFabre, Jean-Henri (1823–1915)92.821 parole67,871%
Leggi un estratto 

Les choses se passèrent ainsi. Nous étions cinq ou six: moi le plus vieux, leur maître, mais encore plus leur compagnon et leur ami; eux, jeunes gens à cœur chaleureux, à riante imagination, débordant de cette sève printanière de la vie qui nous rend si expansifs et si désireux de connaître. Devisant de choses et autres, par un sentier bordé d'hyèbles et d'aubépines, où déjà la Cétoine dorée s'enivrait d'amères senteurs sur les corymbes épanouis, on allait voir si le Scarabée sacré avait fait sa première apparition au plateau sablonneux des Angles[1], et roulait sa pilule de bouse, image du monde pour la vieille Égypte; on allait s'informer si les eaux vives de la base de la colline n'abritaient point, sous leur tapis de lentilles aquatiques, de jeunes Tritons, dont les branchies ressemblent à de menus rameaux de corail; si l'Épinoche, l'élégant petit poisson des ruisselets, avait mis sa cravate de noces, azur et pourpre; si, de son aile aiguë, l'Hirondelle, nouvellement arrivée, effleurait la prairie, pourchassant les Tipules, qui sèment leurs œufs en dansant; si, sur le seuil d'un terrier creusé dans le grès, le Lézard ocellé étalait au soleil sa croupe constellée de taches bleues; si la Mouette rieuse, venue de la mer à la suite des légions de poissons qui remontent le Rhône pour frayer dans ses eaux, planait par bandes sur le fleuve en jetant par intervalles son cri pareil à l'éclat de rire d'un maniaque; si... mais tenons-nous en là; pour abréger, disons que, gens simples et naïfs, prenant un vif plaisir à vivre avec les bêtes, nous allions passer une matinée à la fête ineffable du réveil de la vie au printemps. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79314. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire des légumesGibault, Georges (1856–1941)115.043 parole67,867%
Leggi un estratto 

On connaît maintenant la patrie primitive de presque toutes les plantes cultivées. Les botanistes ont retrouvé, à l’état spontané, c’est-à-dire sauvage, le plus grand nombre des espèces végétales utiles à l’homme. Mais, depuis le point initial de leur mise en culture jusqu’au moment présent, combien d’étapes parcourues dont le souvenir est à jamais perdu! On aurait désiré pouvoir les suivre dans leurs migrations chez les différents peuples, voir leurs transformations successives sous l’influence du changement de milieu, assister à la naissance des variétés de plus en plus améliorées par l’effet de la sélection naturelle ou par la main intelligente de l’homme. Une telle histoire complète des végétaux cultivés, si elle était possible, serait en même temps une véritable histoire de la civilisation. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/66715. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Nouvelles histoires extraordinairesPoe, Edgar Allan (1809–1849), tradotto da Baudelaire, Charles (1821–1867)84.210 parole67,776%
Leggi un estratto 

Littérature de décadence! --Paroles vides que nous entendons souvent tomber, avec la sonorité d'un bâillement emphatique, de la bouche de ces sphinx sans énigme qui veillent devant les portes saintes de l'Esthétique classique. À chaque fois que l'irréfutable oracle retentit, on peut affirmer qu'il s'agit d'un ouvrage plus amusant que l'Iliade. Il est évidemment question d'un poëme ou d'un roman dont toutes les parties sont habilement disposées pour la surprise, dont le style est magnifiquement orné, où toutes les ressources du langage et de la prosodie sont utilisées par une main impeccable. Lorsque j'entends ronfler l'anathème,--qui, pour le dire en passant, tombe généralement sur quelque poëte préféré,--je suis toujours saisi de l'envie de répondre: Me prenez-vous pour un barbare comme vous, et me croyez-vous capable de me divertir aussi tristement que vous faites? Des comparaisons grotesques s'agitent alors dans mon cerveau; il me semble que deux femmes me sont présentées: l'une, matrone rustique, répugnante de santé et de vertu, sans allure et sans regard, bref, ne devant rien qu'à la simple nature; l'autre, une de ces beautés qui dominent et oppriment le souvenir, unissant à son charme profond et originel toute l'éloquence de la toilette, maîtresse de sa démarche, consciente et reine d'elle-même,--une voix parlant comme un instrument bien accordé, et des regards chargés de pensée et n'en laissant couler que ce qu'ils veulent. Mon choix ne saurait être douteux, et cependant il y a des sphinx pédagogiques qui me reprocheraient de manquer à l'honneur classique. --Mais, pour laisser de côté les paraboles, je crois qu'il m'est permis de demander à ces hommes sages qu'ils comprennent bien toute la vanité, toute l'inutilité de leur sagesse. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/20790. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Souvenirs entomologiques - Livre I: Étude sur l'instinct et les moeurs des insectesFabre, Jean-Henri (1823–1915)92.003 parole67,571%
Leggi un estratto 

Les choses se passèrent ainsi. Nous étions cinq ou six: moi le plus vieux, leur maître, mais encore plus leur compagnon et leur ami; eux, jeunes gens à coeur chaleureux, à riante imagination, débordant de cette sève printanière de la vie qui nous rend si expansifs et si désireux de connaître. Devisant de choses et d'autres, par un sentier bordé d'hyèbles et d'aubépines, où déjà la Cétoine dorée s'enivrait d'amères senteurs sur les corymbes épanouis, on allait voir si le Scarabée sacré avait fait sa première apparition au plateau sablonneux des Angles[1], et roulait sa pilule de bouse, image du monde pour la vieille Égypte; on allait s'informer si les eaux vives de la base de la colline n'abritaient point, sous leur tapis de lentilles aquatiques, de jeunes tritons, dont les branchies ressemblent à de menus rameaux de corail; si l'épinoche, l'élégant petit poisson des ruisselets, avait mis sa cravate de noces, azur et pourpre; si, de son aile aiguë, l'hirondelle, nouvellement arrivée, effleurait la prairie, pourchassant les tipules, qui sèment leurs oeufs en dansant; si, sur le seuil d'un terrier creusé dans le grès, le lézard ocellé étalait au soleil sa croupe constellée de taches bleues; si la mouette rieuse, venue de la mer à la suite des légions de poissons qui remontent le Rhône pour frayer dans ses eaux, planait par bandes sur le fleuve en jetant par intervalles son cri pareil à l'éclat de rire d'un maniaque; si... mais tenons-nous-en là; pour abréger, disons que, gens simples et naïfs, prenant un vif plaisir à vivre avec les bêtes, nous allions passer une matinée à la fête ineffable du réveil de la vie au printemps. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/16825. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Ivanhoe (1/4): Le retour du croiséScott, Walter (1771–1832), tradotto da Montémont, Albert (1788–1861)43.215 parole67,475%
Leggi un estratto 

Dans cet heureux vallon de la riche Angleterre, baigné par le Don aux flots purs, s'étendait jadis une forêt vaste, qui couvrait la plus grande partie des belles montagnes et des vallées qu'on aperçoit entre Sheffield et la riante ville de Doncaster[21]. On voit encore des restes de cette forêt dans les magnifiques domaines de Wentworth, de Warncliffe-Park, et dans les environs de Rotherham. C'est là que le fabuleux dragon de Wantley exerçait ses ravages; là se livrèrent la plupart des sanglantes batailles qu'amenèrent les guerres civiles de la rose rouge et de la rose blanche; là encore se montrèrent ces bandes de valeureux proscrits[22] dont les exploits sont devenus si populaires dans les ballades anglaises. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33315. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même - Tome 1: Suivie de ses œuvres morales, politiques et littérairesFranklin, Benjamin (1706–1790), tradotto da Castéra, Jean-Henri (1749–1838)59.021 parole67,377%
Leggi un estratto 

Pendant les dernières années que Benjamin Franklin passa en France, on parloit beaucoup, dans les Sociétés où il vivoit, des Confessions de Jean-Jacques Rousseau, dont la première partie venoit de paroître. Cet Ouvrage, dont on peut dire et tant de bien et tant de mal, et qui est quelquefois si attrayant par les charmes et la sublimité du style, quelquefois si rebutant par l'inconvenance des faits, engagea quelques amis de Franklin à lui conseiller d'écrire aussi les Mémoires de sa Vie: il y consentit. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18455. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire des enseignes de ParisFournier, Edouard (1819–1880), a cura di Jacob, P. L. (1806–1884)102.696 parole67,273%
Leggi un estratto 

Nous n’avons pas trouvé, dans l’ancien droit coutumier, la moindre disposition légale relative à l’établissement des enseignes de Paris. Il est bien certain, cependant, que leur usage, devenu si général depuis la fin du xiiiᵉ siècle, avait donné lieu à des règlements de police qui ne sont pas venus jusqu’à nous, puisque le commissaire Nicolas de la Mare n’en fait pas mention dans son Traité de la Police, dont il avait emprunté tous les matériaux aux archives du Châtelet. Il est impossible, en effet, que ces innombrables enseignes, de toutes dimensions, qu’on suspendait à l’entrée des maisons et au-dessus des ouvroirs ou boutiques, n’aient pas exigé des mesures d’ordre, de surveillance et de sécurité, que l’intérêt du public rendait absolument nécessaires. Ces enseignes, en pierre, en terre cuite, en bois, ou même en métal, la plupart attachées avec des anneaux à des potences de fer, qui faisaient saillie de deux ou trois pieds sur la rue, étaient un danger permanent pour les passants, surtout lorsque le vent les secouait en tous sens et menaçait à chaque instant de les arracher de leurs pivots mobiles et de leurs charnières rouillées. Quelques-unes de ces enseignes avaient un poids énorme; d’autres s’avançaient jusqu’au milieu de la rue ou s’élevaient de plus d’un mètre au-dessus de l’auvent des boutiques. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/72534. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 3Chateaubriand, François-René, vicomte de (1768–1848), a cura di Biré, Edmond (1829–1907)160.821 parole67,177%
Leggi un estratto 

La jeunesse est une chose charmante: elle part au commencement de la vie couronnée de fleurs comme la flotte athénienne pour aller conquérir la Sicile et les délicieuses campagnes d'Enna. La prière est dite à haute voix par le prêtre de Neptune; les libations sont faites avec des coupes d'or; la foule, bordant la mer, unit ses invocations à celle du pilote; le pæan est chanté, tandis que la voile se déploie aux rayons et au souffle de l'aurore. Alcibiade, vêtu de pourpre et beau comme l'Amour, se fait remarquer sur les trirèmes, fier des sept chars qu'il a lancés dans la carrière d'Olympie. Mais à peine l'île d'Alcinoüs est-elle passée, l'illusion s'évanouit: Alcibiade banni va vieillir loin de sa patrie et mourir percé de flèches sur le sein de Timandra. Les compagnons de ses premières espérances, esclaves à Syracuse, n'ont pour alléger le poids de leurs chaînes que quelques vers d'Euripide. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/45550. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome IV.Napoleon I, Emperor of the French (1769–1821), a cura di Panckoucke, C. L. F. (Charles Louis Fleury) (1780–1844)148.675 parole67,177%
Leggi un estratto 

«La paix a été conclue à Presbourg et ratifiée à Vienne entre moi et l'empereur d'Autriche. Je voulais, dans une séance solennelle, vous en faire connaître moi-même les conditions; mais ayant depuis long-temps arrêté, avec le roi de Bavière, le mariage de mon fils le prince Eugène, avec la princesse Augusta, sa fille, et me trouvant à Munich au moment où la célébration du mariage devait avoir lieu, je n'ai pu résister au plaisir d'unir moi-même les jeunes époux qui sont tous deux le modèle de leur sexe. Je suis, d'ailleurs, bien aise de donner à la maison royale de Bavière, et à ce brave peuple bavarois, qui, dans cette circonstance, m'a rendu tant de services et montré tant d'amitié, et dont tes ancêtres furent constamment unis de politique et de coeurs à la France, cette preuve de ma considération et de mon estime particulière. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13192. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Portraits littéraires, Tome IIISainte-Beuve, Charles Augustin (1804–1869)182.328 parole67,079%
Leggi un estratto 

La poésie grecque, qui commence avec Homère, et qui ouvre par lui sa longue période de gloire, semble la clore avec Théocrite; elle se trouve ainsi comme encadrée entre la grandeur et la grâce, et celle-ci, pour en être à faire les honneurs de la sortie, n'a rien perdu de son entière et suprême fraîcheur. Elle n'a jamais paru plus jeune, et a rassemblé une dernière fois tous ses dons. Après Théocrite, il y aura encore en Grèce d'agréables poëtes; il n'y en aura plus de grands. «La lie même de la littérature des Grecs dans sa vieillesse offre un résidu délicat;» c'est ce qu'on peut dire avec M. Joubert des poëtes d'anthologie qui suivent. Mais Théocrite appartient encore à la grande famille; il en est par son originalité, par son éclat, par la douceur et la largeur de ses pinceaux. Les suffrages de la postérité l'ont constamment maintenu à son rang, et rien ne l'en a pu faire descendre. A un certain moment, les mêmes gens d'esprit qui s'attaquaient à Homère se sont attaqués à Théocrite. Tandis que Perrault prenait à partie l'Iliade, Fontenelle faisait le procès aux Idylles; il n'y a pas mieux réussi. C'est toujours un étonnement pour moi, je l'avoue, de voir qu'un esprit aussi supérieur que Fontenelle n'ait pas mieux compris, tout berger normand qu'il était, qu'en ce parallèle des anciens et des modernes il y avait des genres dans lesquels les anciens devaient presque nécessairement avoir la prééminence, quelle que fût la revanche des modernes sur d'autres points. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14692. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Clovis, Tome 2 (of 2)Kurth, Godefroid (1847–1916)96.793 parole66,971%
Leggi un estratto 

Maître du royaume le plus vaste et le plus solide de l'Europe, Clovis était devenu l'arbitre de l'Occident. Seul, parmi les souverains de son voisinage, il se sentait vraiment roi. Les Francs barbares vénéraient en lui le représentant le plus glorieux de leur dynastie nationale; les Francs de race Gallo-Romaine[2] le saluaient comme le défenseur de leur foi et de leur civilisation. Il pouvait, sans inquiétude, tourner toute son attention du côté du midi; en arrière de lui il n'avait que des alliés, dans son royaume que des sujets fidèles. Il n'en était pas de même de ses voisins, les rois visigoths, ostrogoths ou burgondes. En Burgondie, tout spécialement, le trône était assiégé de soucis sans nombre, et le roi ne pouvait envisager sans inquiétude l'avenir de la dynastie. Les troubles confessionnels étaient à l'ordre du jour, la défiance sévissait entre indigènes et barbares; au sein de la famille royale elle-même régnaient des dissensions fatales. Il y avait là autant d'invitations tacites à l'intervention étrangère. Jeune, ambitieux, chef d'un peuple belliqueux, conscient du courant de sympathies qui du fond des royaumes ariens dirigeait vers lui les espérances catholiques, Clovis ne pouvait manquer de répondre avec empressement à un appel explicite qui lui viendrait de Burgondie. Cet appel ne tarda pas à se faire entendre, et il partit de la dynastie burgonde elle-même. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/71686. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Manuscrit de mil huit cent quatorze, trouvé dans les voitures impériales prises à Waterloo, contenant l'histoire des six derniers mois du règne de NapoléonFain, Agathon-Jean-François, baron (1778–1837)87.652 parole66,977%
Leggi un estratto 

Mais il faut de l'argent: la trésorerie n'en a plus. Napoléon en fait prendre dans son trésor privé. En vain on propose de réserver cette ressource pour des placements secrets qui assureraient le sort de sa famille contre les grands revers dont elle est menacée: ces conseils sont rejetés comme trop personnels, et le baron de La Bouillerie, trésorier de la couronne, est chargé de porter trente millions en écus dans les caisses de la trésorerie. Ce secours ranime le crédit. Tous les services reprennent leur activité. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33796. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le féminisme français I: L'émancipation individuelle et sociale de la femmeTurgeon, Charles Marie Joseph (1855–1934)128.387 parole66,874%
Leggi un estratto 

Depuis quelque vingt-cinq ans, certaines femmes, des plus notoires et des mieux douées, se sont avisées que leur sexe n'était point parfait. Dire que jamais pareille idée n'était venue aux hommes, serait pure hypocrisie. Ils en avaient tous, à la vérité, quelque vague pressentiment. D'aucuns même, dans l'épanchement d'une familière franchise, avaient pu le faire remarquer vivement à leur compagne. Mais, si l'on met à part un petit groupe de pessimistes lamentables, l'audace masculine n'était jamais allée jusqu'à englober le sexe féminin tout entier dans une réprobation générale. Au sentiment des hommes (était-ce simplicité ou malice?) il n'existait guère qu'une femme véritablement inférieure; et l'on devine que c'était la leur. Toutes les autres avaient d'admirables qualités qu'ils étaient surpris et désolés de ne point trouver dans l'épouse de leur choix. Conclusion foncièrement humaine, mais inexacte. Car si chaque mari trouve tant d'imperfections à sa femme, c'est, hélas! qu'il la connaît bien; et s'il juge les autres si riches de mérites et de vertus, c'est apparemment qu'il les connaît mal. Et là, dit-on, est la vérité. Comparée à la femme idéale, à la femme «en soi», à la femme de l'avenir, la femme du temps présent,--la Française particulièrement,--n'est pas, au sentiment dès féministes les plus qualifiés, ce qu'elle devrait être; et l'heure est venue de la rendre meilleure. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30008. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III.Napoleon I, Emperor of the French (1769–1821), a cura di Panckoucke, C. L. F. (Charles Louis Fleury) (1780–1844)139.120 parole66,777%
Leggi un estratto 

Nous avons eu une affaire au village de Kakoun avec la cavalerie de Djezzar, réunie à des Arabes et à des paysans. Après quelques coups de canon, tout s'est dispersé; la cavalerie de Djezzar a fait en quatre heures deux journées de marche; elle est arrivée à Acre le même jour de l'affaire, et y à porté là consternation et l'effroi; la plupart de cette cavalerie est aujourd'hui dispersée. L'investissement d'Acre sera fait ce soir: faites connaître ces nouvelles à Damiette et au Caire. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/12893. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de Napoléon et de la Grande-Armée pendant l'année 1812. Tome IISégur, Philippe-Paul, comte de (1780–1873)86.413 parole66,776%
Leggi un estratto 

ON a vu l'empereur Alexandre, surpris à Wilna au milieu de ses préparatifs de défense, fuir avec son armée désunie, et ne pouvoir la rallier qu'à cent lieues de là, entre Vitepsk et Smolensk. Entraîné dans la retraité précipitée de Barclay, ce prince s'était réfugié à Drissa, dans un camp mal choisi et retranché à grands frais; point dans l'espace, sur une frontière si étendue, et qui ne servait qu'à indiquer à l'ennemi quel devait être le but de ses manoeuvres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/20507. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Cités et ruines américaines: Mitla, Palenqué, Izamal, Chichen-Itza, UxmalViollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel (1814–1879)116.599 parole66,673%
Leggi un estratto 

En fait de port, Vera-Cruz n'a qu'un mauvais mouillage où les bâtiments de commerce ne sont point en sûreté; l'abri du fort est leur seule défense contre les vents du nord, et souvent, dans les tempêtes, ils dérapent et sont jetés à la côte. Les gros bâtiments et les navires de guerre vont mouiller à Sacrificios, à quatre kilomètres au sud, ou bien à l'île Verte, à plus de deux lieues de distance. Quand vient le vent du nord, rien ne peut donner une idée de sa violence; il souffle par terribles rafales, soulevant des tourbillons de sable qui pénètre les habitations les mieux closes; aussi, tout se ferme aux premiers symptômes: les barques rentrent, on les enchaîne, les navires doublent leurs ancres, le port se vide, tout mouvement est suspendu, la ville paraît déserte et inhabitée. Un froid subit envahit l'atmosphère, le Cargador s'enveloppe grelottant dans sa couverture, le paletot de laine remplace la jaquette de toile, on gèle; le môle disparaît sous les vagues monstrueuses que soulève la tempête; les vaisseaux se heurtent dans le port, heureux quand la tourmente ne les jette pas à la côte. Néanmoins, le vent du nord est un bienfait pour la ville; sa première venue est le signe d'une époque plus saine qui ramène l'étranger dans ses murs; le vomito diminue de violence, quelquefois disparaît et n'offre que rarement des cas mortels. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/25097. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Sodome et Gomorrhe - Première partieProust, Marcel (1871–1922)102.566 parole66,579%
Leggi un estratto 

Comme je n'étais pas pressé d'arriver à cette soirée des Guermantes où je n'étais pas certain d'être invité, je restais oisif dehors; mais le jour d'été ne semblait pas avoir plus de hâte que moi à bouger. Bien qu'il fût plus de neuf heures, c'était lui encore qui sur la place de la Concorde donnait à l'obélisque de Louqsor un air de nougat rose. Puis il en modifia la teinte et le changea en une matière métallique, de sorte que l'obélisque ne devint pas seulement plus précieux, mais sembla aminci et presque flexible. On s'imaginait qu'on aurait pu tordre, qu'on avait peut-être déjà légèrement faussé ce bijou. La lune était maintenant dans le ciel comme un quartier d'orange pelé délicatement quoique un peu entamé. Mais elle devait plus tard être faite de l'or le plus résistant. Blottie toute seule derrière elle, une pauvre petite étoile allait servir d'unique compagne à la lune solitaire, tandis que celle-ci, tout en protégeant son amie, mais plus hardie et allant de l'avant, brandirait comme une arme irrésistible, comme un symbole oriental, son ample et merveilleux croissant d'or. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/15288. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoires extraordinairesPoe, Edgar Allan (1809–1849), tradotto da Baudelaire, Charles (1821–1867)117.441 parole66,376%
Leggi un estratto 

Dans ces derniers temps, un malheureux fut amené devant nos tribunaux, dont le front était illustré d'un rare et singulier tatouage: Pas de chance! Il portait ainsi au-dessus de ses yeux l'étiquette de sa vie, comme un livre son titre, et l'interrogatoire prouve que ce bizarre écriteau était cruellement véridique. Il y a, dans l'histoire littéraire, des destinées analogues, de vraies damnations,--des hommes qui portent le mot guignon écrit en caractères mystérieux dans les plis sinueux de leur front. L'Ange aveugle de l'expiation s'est emparé d'eux et les fouette à tour de bras pour l'édification des autres. En vain leur vie montre-t-elle des talents, des vertus, de la grâce; la Société a pour eux un anathème spécial, et accuse en eux les infirmités que sa persécution leur a données.--Que ne fit pas Hoffmann pour désarmer la destinée, et que n'entreprit pas Balzac pour conjurer la fortune?--Existe-t-il donc une Providence diabolique qui prépare le malheur dès le berceau,--qui jette avec préméditation des natures spirituelles et angéliques dans des milieux hostiles, comme des martyrs dans les cirques? Y a-t-il donc des âmes sacrées, vouées à l'autel, condamnées à marcher à la mort et à la gloire à travers leurs propres ruines? Le cauchemar des Ténèbres assiègera-t-il éternellement ces âmes de choix? Vainement elles se débattent, vainement elles se ferment au monde, à ses prévoyances, à ses ruses; elles perfectionneront la prudence, boucheront toutes les issues, matelasseront les fenêtres contre les projectiles du hasard; mais le Diable entrera par la serrure; une perfection sera le défaut de leur cuirasse, et une qualité superlative le germe de leur damnation. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/20761. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Napoléon intimeLévy, Arthur (1847–1931)132.481 parole66,278%
Leggi un estratto 

Donc, la mère de Napoléon passa les années qui précédèrent son mariage dans un milieu de commerçants banquiers. Elle sut, à l’âge où les jeunes filles pensent à leur établissement, ce qu’étaient l’ordre, l’économie, la bonne direction des affaires. Et si, comme des philosophes l’ont pensé, le caractère d’un homme lui est donné par sa mère, on pourrait trouver ici la racine de ces instincts de probité, d’ordre excessif dans tous les comptes où l’argent joue un rôle, qui sont un des côtés les plus marqués du caractère de Napoléon. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/72805. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Saint Michel et le Mont-Saint-MichelCorroyer, Édouard (?–1904), Germain, Abel Anastase (1833–1897) e Brin, Pierre Marie (1843–1894)160.634 parole66,271%
Leggi un estratto 

Par une admirable loi de cette Providence que Bossuet nous montre constamment attentive au salut des hommes, la gloire de chaque saint éclate à l’heure même du danger; sa physionomie se dévoile aux regards de chaque génération malade; ses vertus apparaissent comme le remède efficace aux plaies qui la dévorent. Oui, à l’heure où la foi languit et s’éteint, où la charité se refroidit, où la corruption menace de tout envahir, Dieu fait un signe et l’on voit apparaître ces agents qu’un écrivain du jour appelle si bien les agents extraordinaires de la vérité, de l’amour et de la sainteté. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/68245. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 4Talleyrand-Périgord, Charles Maurice de, prince de Bénévent (1754–1838)136.494 parole66,280%
Leggi un estratto 

Il fallait sortir de ce dédale par une marche nette et ferme. Je me décidai à proposer aux trois autres puissances dans la conférence de ne pas s'arrêter au refus de la Russie, quant au choix du souverain, car il n'était pas nécessaire que les reconnaissances arrivassent simultanément; et la Belgique serait un royaume, lorsque quatre des grandes puissances l'auraient reconnu pour tel. J'insistai également pour qu'on passât outre devant les résistances des Belges et des Hollandais, et j'écrivis ceci à Paris[1]: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31952. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Livello 5 più difficile Livello 5 di 5: 77 testi, punteggi da 66,1 a 7,5
Livello 5: 77 testi, a partire dal più facile
TitoloAutoreLunghezzaPunteggioParole frequentiEstratto
Les origines de la Renaissance en ItalieGebhart, Emile (1839–1908)78.549 parole66,169%
Leggi un estratto 

La France compte, dans l'histoire de ses origines, deux grands siècles, le XIIe et le XIIIe. C'est l'époque des croisades, de l'affranchissement des communes, l'âge d'or de la scolastique. Par sa langue et ses entreprises politiques, par son Université de Paris, par sa littérature et les ouvrages de ses artistes, notre pays eut alors sur tout l'Occident et parfois même sur l'Orient la primauté intellectuelle. Le français de Villehardouin fut longtemps parlé à Athènes, à Sparte et dans l'Archipel. L'Europe lisait nos poëmes chevaleresques et s'égayait de nos fabliaux. L'esprit humain s'était réveillé chez nous et grâce à nous: la Renaissance semblait commencer. Je dois rappeler d'abord quels furent, en France, les premiers signes de cette révolution, la plus grande que l'histoire ait vue depuis le christianisme; j'essaierai d'expliquer pourquoi il n'a pas été donné à nos pères de l'accomplir jusqu'à la fin. On comprendra mieux pourquoi l'Italie a pu reprendre et achever l'œuvre interrompue de la civilisation, et rallumer la lampe sacrée qui s'était éteinte entre nos mains. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/47743. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Bible d'AmiensRuskin, John (1819–1900), tradotto da Proust, Marcel (1871–1922)97.570 parole66,077%
Leggi un estratto 

L'intelligent voyageur anglais, dans ce siècle fortuné pour lui, sait que, à mi-chemin entre Boulogne et Paris, il y a une station de chemin de fer importante[53] où son train, ralentissant son allure, le roule avec beaucoup plus que le nombre moyen des bruits et des chocs attendus à l'entrée de chaque grande gare française, afin de rappeler par des sursauts le voyageur somnolent ou distrait au sentiment de sa situation. Il se souvient aussi probablement que, à cette halte, au milieu de son voyage, il y a un buffet bien servi où il a le privilège de «dix minutes d'arrêt». Il n'est toutefois pas aussi clairement conscient que ces dix minutes d'arrêt lui sont accordées à moins de minutes de marche de la grande place d'une ville qui a été un jour la Venise de la France. En laissant de côté les îles des lagunes, la «Reine des Eaux» de la France était à peu près aussi large que Venise elle-même; et traversée non par de longs courants de marée montante et descendante[54], mais par onze beaux cours d'eau à truites (dont quatre ou cinq sont à peu près aussi larges, chacun, que notre Wandle dans le Surrey ou que la Dove d'Isaac Walton)[55], qui se réunissant de nouveau après qu'ils ont tourbillonné à travers ses rues, sont bordés comme ils descendent (non guéables excepté quand les deux Édouards les traversèrent la veille de Crécy) vers les sables de Saint-Valéry, par des bois de tremble et des bouquets de peupliers[56] dont la grâce et l'allégresse semblent jaillir de chaque magnifique avenue comme l'image de la vie de l'homme juste: «Erit tanquam lignum quod plantatum est secus decursus aquarum.» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/62615. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'archéologie égyptienneMaspero, G. (Gaston) (1846–1916)63.307 parole65,972%
Leggi un estratto 

L'attention des archéologues qui ont visité l'Égypte a été si fortement attirée par les temples et par les tombeaux que nul d'entre eux ne s'est attaché à relever avec soin ce qui reste des habitations privées et des constructions militaires. Peu de pays pourtant ont conservé autant de débris de leur architecture civile. Sans parler des villes d'époque romaine ou byzantine, qui survivent presque intactes à Kouft, à Kom-Ombo, à El-Agandiyéh, une moitié an moins de la Thèbes antique subsiste à l'est et an sud de Karnak. L'emplacement de Memphis est semé de buttes qui atteignent 15 et 20 mètres de hauteur, et dont le noyau est formé par des maisons en bon état. A Tell-el-Maskhoutah, les greniers de Pithom sont encore debout; à Sân, à Tell-Basta, la cité saïte et ptolémaïque renferme des quartiers dont on pourrait lever le plan. Je ne parle ici que des plus connues; mais combien de localités échappent à la curiosité des voyageurs, où l'on rencontre des ruines d'habitations privées remontant à l'époque des Ramessides, et plus haut peut-être! Quant aux forteresses, le seul village d'Abydos n'en a-t-il pas deux, dont une est au moins contemporaine de la VIe dynastie? Les remparts d'El-Kab, de Kom-el-Ahmar, d'El-Hibèh, de Dakkèh, même une partie de ceux de Thèbes, sont debout et attendent l'architecte qui daignera les étudier sérieusement. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/10841. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Timbouctou, voyage au Maroc au Sahara et au Soudan, Tome 1 (de 2)Lenz, Oskar (1848–1925), tradotto da Lehautcourt, Pierre (1852–1931)123.768 parole65,774%
Leggi un estratto 

C’est une belle et intéressante partie de la terre que ce détroit de Gibraltar, où les flots bleus de la Méditerranée se marient aux vagues venues du large de l’Atlantique ; elle est riche en souvenirs historiques. Les anciens navigateurs et colons phéniciens nommaient le rocher de Gibraltar, ainsi que celui qui lui fait face (le Ceuta actuel), les « colonnes de Melkart », dieu national de la Phénicie, dieu du bienfaisant soleil et protecteur des gens de mer et des colonies lointaines. C’était une habitude phénicienne de désigner sous le nom de portes ou de colonnes les caps isolés qui servaient de points de repère à la navigation ou de limites aux différentes mers, et que pendant longtemps nul n’osa dépasser. Le nom de colonnes s’étendit à la contrée avoisinante. Les Grecs firent déchirer par leur héros national Héraclès, qui prit souvent la place du Phénicien Melkart, l’isthme qui séparait l’Atlantique de la Méditerranée ; les deux rochers qui en étaient restés furent nommés par eux Ἡρακλέους στὴλαι, les « colonnes d’Hercule ». Plus tard les Romains donnèrent à ce détroit le nom de Fretum Gaditanum, détroit de Gadès (la Cadix actuelle) ; le rocher et la ville de Gibraltar se nommaient mons Calpe. En l’an 711 de notre ère, quand le courant irrésistible de la conquête des Arabes traversa le détroit, ils s’établirent à Gibraltar, et de là entreprirent leurs expéditions en Espagne. Ainsi que le dit Ibn Batouta, le grand géographe arabe, on nommait alors cette montagne le mont de la Victoire ou également, d’après le nom du général Tarik, fils d’Abdallah Zenati, djebel el-Tarik, d’où se forma enfin Gibraltar. Le détroit de ce nom sépare la presqu’île Pyrénéenne de l’Afrique, de même que celui de Bab el-Mandeb coupe la péninsule Arabique du continent africain. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/74285. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire des plus célèbres amateurs italiens et de leurs relations avec les artistes: Tome IVDumesnil, Antoine Jules (1805–1891)138.406 parole65,576%
Leggi un estratto 

On a beaucoup écrit sur les artistes, et il existe, dans presque toutes les langues, un grand nombre de livres sur leurs vies et sur leurs ouvrages; mais on en chercherait vainement un seul sur les amateurs. C'est à peine si, dans les biographies des artistes, les noms des amateurs sont cités en passant, comme dans un catalogue, pour indiquer les oeuvres qu'ils ont commandées ou qu'ils possèdent. Cet oubli n'est pas juste; car combien d'artistes ont dû leur renommée et leur fortune aux premiers encouragements qu'ils ont reçus d'amateurs aussi généreux qu'éclairés. Il est même vrai de dire que le goût des amateurs a souvent réagi sur celui des artistes, et que les plus grands maîtres n'ont pas échappé à leur influence. Pour ne citer ici qu'un seul exemple, Raphaël, de son propre aveu, consultait souvent Balthasar Castiglione sur les sujets de ses compositions. Les amateurs méritent donc d'occuper, dans l'histoire de l'art, une place plus considérable que celle qui leur a été accordée jusqu'ici par les historiens et les biographes. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17004. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire d'Attila et de ses successeurs (1/2): jusqu'à l'établissement des Hongrois en EuropeThierry, Amédée (1797–1873)123.064 parole65,464%
Leggi un estratto 

Le nom d'Attila s'est conquis une place dans la mémoire du genre humain à côté des noms d'Alexandre et de César. Ceux-ci durent leur gloire à l'admiration, celui-là à la peur; mais, admiration ou peur, quel que soit le sentiment qui confère à un homme l'immortalité, ce sentiment, on peut en être sûr, ne s'adresse qu'au génie. Il faut avoir ébranlé bien violemment les cordes du cœur humain pour que les oscillations s'en perpétuent ainsi à travers les âges. Attila doit sa sinistre gloire moins encore au mal qu'il a fait qu'à celui qu'il pouvait faire, et dont le monde est resté épouvanté. Le catalogue malheureusement trop nombreux des ravageurs de la terre nous présente bien des hommes qui ont détruit davantage, et sur qui cependant ne pèse pas, comme sur celui-ci, l'éternelle malédiction des siècles. Alaric porta le coup mortel à l'ancienne civilisation en brisant le prestige d'inviolabilité qui couvrait Rome depuis sept cents ans; Genséric eut un privilége unique parmi ces priviléges de ruine, celui de saccager Rome et Carthage; Radagaise, la plus féroce des créatures que l'histoire ait classées parmi les hommes, avait fait vœu d'égorger deux millions de Romains au pied de ses idoles, et le nom de ces dévastateurs ne se trouve que dans les livres. Attila, qui échoua devant Orléans, qui fut battu par nos pères à Châlons, qui épargna Rome à la prière d'un prêtre, et qui périt de la main d'une femme, a laissé après lui un nom populaire, synonyme de destruction. Cette contradiction apparente frappe d'abord l'esprit lorsqu'on étudie ce terrible personnage. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/36207. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 1Talleyrand-Périgord, Charles Maurice de, prince de Bénévent (1754–1838)140.036 parole65,479%
Leggi un estratto 

Pendant longtemps, les grandes maisons de France avaient, sinon formellement dédaigné, du moins peu recherché le genre de services qui attachait à la personne du souverain. Il leur avait suffi d'être ou de se croire au premier rang de la nation. Aussi les descendants des anciens grands vassaux de la couronne ont-ils eu moins d'occasion de se faire connaître que les descendants de quelques barons particuliers du duché de France, portés naturellement à des places plus élevées auprès du monarque. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/25756. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 3Talleyrand-Périgord, Charles Maurice de, prince de Bénévent (1754–1838)130.468 parole65,480%
Leggi un estratto 

Le courrier par lequel j'ai eu l'honneur d'adresser à Votre Majesté la convention que M. de Metternich, lord Castlereagh et moi, nous avons signée le 3 janvier, était parti depuis vingt-quatre heures, quand j'ai reçu la lettre dont Votre Majesté a daigné m'honorer en date du 27 décembre. En augmentant l'espérance où j'étais de n'avoir, en cette occasion, rien fait qui n'entrât dans les intentions et les vues de Votre Majesté, elle a été la plus douce récompense de mes efforts pour obtenir un résultat si heureux, et, naguère encore, si peu probable. Je n'ai pas senti avec une émotion moins profonde combien il est doux de servir un maître dont les sentiments, comme roi et comme homme, sont si généreux, si touchants et si nobles. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30913. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les Rois Frères de Napoléon Ier: Documents inédits relatifs au premier EmpireDu Casse, Albert (1813–1893)279.039 parole65,281%
Leggi un estratto 

Jusqu'au jour où la politique et la raison d'État vinrent se mettre en travers de ses affections naturelles, l'empereur Napoléon Ier se montra un frère dévoué, principalement avec Joseph son aîné, qui, à la mort de leur père, Charles Bonaparte, était devenu le chef de la famille. Né en janvier 1768, Joseph avait dix-huit mois de plus que son second frère Napoléon, né lui-même en août 1769. Lors de la perte qu'ils firent de leur père, l'un avait donc 17 ans, l'autre 15 ans et demi. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30604. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de la magieLévi, Éliphas (1810–1875)147.423 parole65,174%
Leggi un estratto 

Saint Méthodius, un évêque des premiers siècles du christianisme, dont les oeuvres se trouvent dans la bibliothèque des Pères de [47] l'Église, nous a laissé une apocalypse prophétique où l'histoire du monde se déroule dans une série de visions. Ce livre ne se trouve pas dans la collection des oeuvres de saint Méthodius, mais il a été conservé par les gnostiques, et nous le retrouvons imprimé dans le liber mirabilis, sous le nom altéré de Bermechobus, que des imprimeurs ignorants ont fait à la place de l'abréviation Bea-Méthodius pour beatus Méthodius. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/21013. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires de Beaumarchais; vol. 1Beaumarchais, Pierre Augustin Caron de (1732–1799)67.794 parole65,078%
Leggi un estratto 

Forcé d’employer ma faible plume, au défaut de toute autre, dans une affaire où la terreur écarte loin de moi tous les défenseurs, où il faut des injonctions réitérées des magistrats pour qu’on me signe au Palais la plus juste requête, détruisons toute idée de corruption par le simple exposé des faits, et ne craignons point qu’on m’accuse de tomber dans le défaut trop commun de les altérer devant la justice. Ils sont déjà connus des magistrats par le vu des charges et informations; je ne fais ici que les rétablir dans l’ordre chronologique que les dépositions partielles et la forme des interrogatoires leur ont nécessairement ôté. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79323. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires du prince de Talleyrand, Volume 2Talleyrand-Périgord, Charles Maurice de, prince de Bénévent (1754–1838)156.180 parole64,979%
Leggi un estratto 

En quittant une existence longtemps agitée par les illusions et le mouvement du pouvoir, je devais songer à m'en créer une qui m'offrit un mélange de repos, d'intérêt et d'occupations douces. La vie intérieure seule peut remplacer toutes les chimères. Mais, à l'époque dont je parle, cette vie intérieure, douce et calme, n'existait que pour bien peu de gens. Napoléon ne permettait guère de s'y attacher; il croyait que, pour être à lui, il fallait être hors de soi. Entraîné par la rapidité des événements, par l'ambition, par l'intérêt de chaque jour; placé dans cette atmosphère de guerre et de mouvement politique qui planait sur l'Europe entière, chacun était empêché de jeter un regard attentif sur sa propre situation; l'existence publique tenait trop de place dans l'esprit, pour que l'on pût réserver une seule pensée à l'existence privée. On se trouvait chez soi en passant, parce qu'il faut prendre du repos quelque part; mais personne n'était préparé à faire de sa maison son séjour habituel. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/28427. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Aventures surprenantes de Robinson CrusoéDefoe, Daniel (?–1731)226.778 parole64,980%
Leggi un estratto 

En 1632, je naquis à York, d’une bonne famille, mais qui n’était point de ce pays. Mon père, originaire de Brême, établi premièrement à Hull, après avoir acquis l’aisance et s’être retiré du commerce, était venu résider à York où il s’était allié, par ma mère, à la famille Robinson, une des meilleures de la province. C’est à cette alliance que je devais mon double nom de ROBINSON-KREUTZNAER; mais, aujourd’hui, par une corruption de mots assez commune en Angleterre, on nous nomme, nous nous nommons et signons Crusoé. C’est ainsi que mes compagnons m’ont toujours appelé. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/57964. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire du moyen âge 395-1270Langlois, Charles Victor (1863–1929)174.004 parole64,873%
Leggi un estratto 

Les habitants de Rome se sont appelés de tout temps, dans leur langue, Romani. Ce mot est formé du nom Roma et du suffixe -ano, un de ceux à l'aide desquels la langue latine tirait du nom d'un pays ou d'une ville celui de ses habitants. Longtemps après la soumission de l'Italie et des autres provinces qui composèrent leur empire, les Romani se distinguèrent des peuples qui vivaient sous leur domination. Ceux-ci conservaient leur nom originaire: ils étaient Sabins, Gaulois, Hellènes, Ibères, et n'avaient pas le droit de s'appeler Romains, nom réservé à ceux qui tenaient le droit de cité de leur naissance ou qui l'avaient reçu par une faveur spéciale. Insensiblement cette distinction s'effaça, surtout après que l'édit célèbre de Caracalla eut fait des citoyens romains de tous les habitants de l'empire: In orbe Romano qui sunt, dit Ulpien, ex constitutione imperatoris Antonini cives Romani effecti sunt. Le voisinage menaçant des Barbares, qui pressaient l'empire de plusieurs côtés, rendit bientôt plus général l'emploi du mot de Romani pour désigner les habitants de l'empire par opposition aux mille peuples étrangers qui en bordaient et qui déjà commençaient à en franchir les frontières. Les écrivains du IVe et du Ve siècle parlent avec orgueil de cette nouvelle nationalité romaine, de cette fusion des races dans une seule patrie. Quis jam cognoscit, dit saint Augustin, gentes in imperio Romano quæ quid erant, quando omnes Romani facti sunt et omnes Romani dicuntur? C'est en parlant de l'empire qu'Apollinaris Sidonius écrivait: In qua unica totius orbis civitate soli Barbari et servi peregrinantur. Les poètes ne manquèrent pas de célébrer cette grande œuvre. Les vers de Rutilius Namatianus sont célèbres: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/39429. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire des Plus Célèbres Amateurs Étrangers: Espagnols, Anglais, Flamands, Hollandais et Allemands et de leurs relations avec les artistesDumesnil, Antoine Jules (1805–1891)119.142 parole64,775%
Leggi un estratto 

Si la vue des chefs-d'œuvre de Léonard de Vinci, exposés à Milan, suffit pour inspirer à François Ier la résolution d'attirer en France l'illustre peintre de la Cène, les voyages de Charles-Quint dans la même ville, en Toscane, à Bologne et dans les États de Venise, ne furent pas moins favorables à l'introduction de l'art italien en Espagne. Que le puissant empereur et roi ait voulu imiter l'exemple de son rival, ou, ce qui nous paraît plus naturel et plus probable, qu'il n'ait fait que céder à un sentiment d'admiration pour le beau, toujours est-il qu'il s'attacha désormais à rehausser la gloire de son règne par l'éclatante protection qu'il accorda aux artistes et à leurs œuvres. Restés maîtres de l'Italie après la bataille de Pavie et le sac de Rome, les principaux chefs de l'armée et du gouvernement espagnol à Milan, à Naples, en Toscane, furent bientôt aussi gagnés aux arts par la vue des œuvres merveilleuses des différentes écoles italiennes. Mais parmi ces écoles, il en est une que les grands seigneurs espagnols, à l'imitation de leur roi, prirent en une affection singulière, c'est celle des coloristes vénitiens, la plus attrayante de toutes. Ce qu'il y a de singulier, c'est que, parmi toutes les villes d'Italie, Venise fut la seule qui sut conserver son indépendance, et n'ouvrit ni ses canaux, ni ses lagunes aux conquérants. Néanmoins, bien que Milan, Florence et Rome étalassent des fresques et des peintures approchant peut-être encore plus de la perfection que les siennes, ce fut Venise qui conquit les conquérants espagnols, et l'on peut dire de l'école vénitienne, par rapport à l'Espagne, ce que Horace avait dit, seize siècles auparavant, de la Grèce envahie par les soldats grossiers de Mummius: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/26211. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Un hiver à MajorqueSand, George (1804–1876)53.303 parole64,776%
Leggi un estratto 

N'ayant pas précisément les mêmes titres que Jean-Jacques à l'immortalité, et en cherchant bien ceux que je pourrais avoir, j'ai trouvé que j'aurais peut-être pu m'illustrer de la même manière que les deux Anglais de la vallée de Chamounix, et réclamer l'honneur d'avoir découvert l'île de Majorque. Mais le monde est devenu si exigeant, qu'il ne m'eût pas suffi aujourd'hui de faire inciser mon nom sur quelque roche baléarique. On eût exigé de moi une description assez exacte, ou tout au moins une relation assez poétique de mon voyage, pour donner envie aux touristes de l'entreprendre sur ma parole; et comme je ne me sentis point dans une disposition d'esprit extatique en ce pays-là, je renonçai à la gloire de ma découverte, et ne la constatai ni sur le granit ni sur le papier. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14688. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Portraits littéraires, Tome IISainte-Beuve, Charles Augustin (1804–1869)174.747 parole64,377%
Leggi un estratto 

La Révolution française, en effet, peut être considérée comme entièrement terminée, sous les formes, du moins, qu'elle a présentées à chaque reprise durant l'espace de quarante ans. Ces formes, qui, depuis la déclaration des droits jusqu'au programme de l'Hôtel de Ville, roulent dans un cercle déterminé d'idées et d'expressions, ne semblent plus avoir chance de vie et de fortune sociale dans ces mêmes termes. On peut s'en réjouir, on peut s'en plaindre et s'en irriter. Mais le résultat semble acquis; dans ces termes-là, il est obtenu.. ou manqué; et, à mon sens, en partie obtenu, en partie manqué. Ceux même qui continuent de prendre l'humanité par le côté ouvert et généreux, qui embrassent avec chaleur une philosophie de progrès, et persistent avec mérite et vertu dans des espérances toujours ajournées et d'autant plus élargies, ceux-là (et je ne cite aucun nom, de peur d'en choquer quelqu'un, tant ils sont divers, en les rapprochant), ceux-là ont des formules auprès desquelles le programme de La Fayette, la déclaration des droits, n'est plus qu'une préface très-générale et très-élémentaire, ou même ils vont à contredire et à biffer sur quelques points ce programme. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13965. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les Rêveries du Promeneur Solitaire: Ouvrage faisant suite aux ConfessionsRousseau, Jean-Jacques (1712–1778)41.530 parole64,280%
Leggi un estratto 

Me voici donc seul sur la terre, n'ayant de frère, de prochain, d'ami, de société, que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime. Ils ont cherché, dans les raffinemens de leur haine, quel tourment pouvoit être le plus cruel à mon âme sensible, et ils ont brisé violemment tous les liens qui m'attachoient à eux. J'aurois aimé les hommes en dépit d'eux-mêmes: ils n'ont pu qu'en cessant de l'être se dérober à mon affection. Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls enfin pour moi, puisqu'ils l'ont voulu! Mais moi, détaché d'eux et de tout, que suis-je moi-même? Voilà ce qui me reste à chercher. Malheureusement cette recherche doit être précédée d'un coup d'œil sur ma position: c'est une idée par laquelle il faut nécessairement que je passe pour arriver d'eux à moi. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/65434. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse (3/9)Marmont, Auguste Frédéric Louis Viesse de, duc de Raguse (1774–1852)107.889 parole64,279%
Leggi un estratto 

L'administration de l'armée d'Italie avait été chargée de faire vivre les troupes françaises en Dalmatie: on ne peut exprimer sa conduite coupable envers ces pauvres soldats, dont le sort est toujours de devenir victimes de ce que l'armée renferme d'abject. Un commissaire des guerres, appelé Volant, envoyait de Venise des blés gâtés, qu'un autre coquin de commissaire, nommé Vanel, partageant sans doute avec lui, recevait à Zara. Le pain était infect, les hôpitaux étaient dans le plus grand abandon, les casernes sans fournitures; tout était dans l'état le plus déplorable; plus du quart de l'armée était aux hôpitaux, où la mortalité était effrayante: c'était pire que ce que j'avais trouvé deux ans et demi avant en Hollande. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30013. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de l'Afrique Septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830) ( Volume I)Mercier, Ernest (1840–1907)161.260 parole63,971%
Leggi un estratto 

TEMPS PRIMITIFS.--L'incertitude la plus grande règne sur les temps primitifs de l'histoire de la Berbérie. Le nom de l'Afrique est à peine prononcé dans la Bible, et si, dans les récits légendaires tels que ceux d'Homère, la notion de ce pays se trouve plusieurs fois répétée, les détails qui l'accompagnent sont trop vagues pour que l'histoire positive puisse s'en servir. Sur la façon dont s'est formée la race aborigène de l'Afrique septentrionale, on ne peut émettre que des conjectures, et l'hypothèse la plus généralement admise est qu'à un peuple véritablement autochtone que l'on peut appeler chamitique, s'est adjoint un double élément arian (blond) et sémitique (brun), dont le mélange intime a formé la race berbère, déjà constituée bien avant les temps historiques. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/27970. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Navigation Aérienne L'aviation Et La Direction Des Aérostats Dans Les Temps Anciens Et ModernesTissandier, Gaston (1843–1899)64.423 parole63,972%
Leggi un estratto 

Il est certain que dans tous les temps, les hommes de hardiesse qui, dès les premiers âges du monde, avaient le sentiment de l'exploration, le goût des voyages, le désir de parcourir les mers et de s'éloigner du rivage sur des barques plus ou moins primitives, ont dû se demander s'il ne serait pas possible d'imiter l'oiseau et de quitter la terre en s'élevant dans l'atmosphère. Les légendes de l'antiquité abondent en récits de tentatives de ce genre. Ovide a retracé notamment les aventures de Dédale qui, pour fuir la colère de Minos, roi de Crète, fabriqua des ailes qui lui permirent de se sauver de l'île où il était prisonnier avec son fils Icare. Dédale réussit à s'évader, mais Icare ayant volé trop haut, la cire qui liait ses ailes se fondit au soleil, et il tomba dans la mer. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/28397. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

De la Démocratie en Amérique, tome deuxièmeTocqueville, Alexis de (1805–1859)108.300 parole63,779%
Leggi un estratto 

En Amérique, le peuple nomme celui qui fait la loi et celui qui l'exécute; lui-même forme le jury qui punit les infractions à la loi. Non seulement les institutions sont démocratiques dans leur principe, mais encore dans tous leurs développements; ainsi le peuple nomme directement ses représentants et les choisit en général tous les ans, afin de les tenir plus complétement dans sa dépendance. C'est donc réellement le peuple qui dirige, et quoique la forme du gouvernement soit représentative, il est évident que les opinions, les préjugés, les intérêts, et même les passions du peuple, ne peuvent trouver d'obstacles durables qui les empêchent de se produire dans la direction journalière de la société. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30514. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Voyages et Aventures Surprenantes de Robinson CrusoéDefoe, Daniel (?–1731)5261 parole63,770%
Leggi un estratto 

Dès mon enfance, ce livre et les figures qui y étaient attachées, fixèrent singulièrement mon attention; je leur dois le goût de la lecture, du dessin et de l'étude de la nature, et Robinson Crusoé développa chez moi le désir de voyager. Avec ces goûts et ces désirs j'allai d'abord en Angleterre, dans le but de me vouer au commerce dont j'avais fait un apprentissage; Arrivant à une époque marquée par de nombreuses faillites, mes amis ne purent me trouver de place convenable à Londres: mais ils m'en procurèrent une dans une maison de l'isle de la Grenade. Je partis des dunes le 15 Février 1773, le temps était très mauvais, une tempète affreuse, qui fit périr plus de 60 bâtiments, et qui dura quatre jours, nous fit courir les plus grands dangers, et il ne s'en fallut que de 5 à 6 pieds que nous ne fussions brisés par un gros vaisseau qui chassait sur ses ancres; ce fut seulement le 13 Avril que nous arrivames à la Grenade. Pendant mon séjour aux Antilles de 1773 à 1782 j'ai été témoin de la prise de cette isle, par les Français et du combat naval qui se donna près de la ville de St. Georges, sa capitale, entre le comte d'Estaing et l'amiral Byron; de l'épouvantable ouragan d'Octobre 1780, qui désola les Antilles et couvrit les mers de naufrages; de la grande affaire du 12^e Avril 1782, entre le comte de Grasse et l'amiral Rodney; de l'incendie de plusieurs navires et de divers phénomènes qui appartiennent à ces plages lointaines. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/24915. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La Prisonnière (Sodome et Gomorrhe III)Proust, Marcel (1871–1922)157.085 parole63,779%
Leggi un estratto 

Dès le matin, la tête encore tournée contre le mur, et avant d'avoir vu, au-dessus des grands rideaux de la fenêtre, de quelle nuance était la raie du jour, je savais déjà le temps qu'il faisait. Les premiers bruits de la rue me l'avaient appris, selon qu'ils me parvenaient amortis et déviés par l'humidité ou vibrants comme des flèches dans l'aire résonnante et vide d'un matin spacieux, glacial et pur; dès le roulement du premier tramway, j'avais entendu s'il était morfondu dans la pluie ou en partance pour l'azur. Et, peut-être, ces bruits avaient-ils été devancés eux-mêmes par quelque émanation plus rapide et plus pénétrante qui, glissée au travers de mon sommeil, y répandait une tristesse annonciatrice de la neige, ou y faisait entonner, à certain petit personnage intermittent, de si nombreux cantiques à la gloire du soleil que ceux-ci finissaient par amener pour moi, qui encore endormi commençais à sourire, et dont les paupières closes se préparaient à être éblouies, un étourdissant réveil en musique. Ce fut, du reste, surtout de ma chambre que je perçus la vie extérieure pendant cette période. Je sais que Bloch raconta que, quand il venait me voir le soir, il entendait comme le bruit d'une conversation; comme ma mère était à Combray et qu'il ne trouvait jamais personne dans ma chambre, il conclut que je parlais tout seul. Quand, beaucoup plus tard, il apprit qu'Albertine habitait alors avec moi, comprenant que je l'avais cachée à tout le monde, il déclara qu'il voyait enfin la raison pour laquelle, à cette époque de ma vie, je ne voulais jamais sortir. Il se trompa. Il était d'ailleurs fort excusable, car la réalité même, si elle est nécessaire, n'est pas complètement prévisible. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/60720. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Psychologie des foulesLe Bon, Gustave (1841–1931)50.790 parole63,574%
Leggi un estratto 

Au point de vue psychologique, l'expression foule prend une signification tout autre. Dans certaines circonstances données, et seulement dans ces circonstances, une agglomération d'hommes possède des caractères nouveaux fort différents de ceux des individus composant cette agglomération. La personnalité consciente s'évanouit, les sentiments et les idées de toutes les unités sont orientés dans une même direction. Il se forme une âme collective, transitoire sans doute, mais présentant des caractères très nets. La collectivité est alors devenue ce que, faute d'une expression meilleure, j'appellerai une foule organisée, ou, si l'on préfère, une foule psychologique. Elle forme un seul être et se trouve soumise à la loi de l'unité mentale des foules. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/24007. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Emile Zola, Sa Vie—Son OeuvreLepelletier, Edmond (1846–1913)134.831 parole63,572%
Leggi un estratto 

Il convient d'abord de constater que la localité où s'est produit le fait de la naissance, lorsqu'il est accidentel, dû aux hasards d'un voyage ou d'un séjour professionnel et temporaire, n'a, pour la biographie d'un homme célèbre, qu'un intérêt secondaire. Victor Hugo est né Bisontin, Paul Verlaine Messin, par suite des garnisons paternelles. Leur existence et leur œuvre furent complètement indépendantes de ces berceaux fortuits. Toute fois, la gloriole locale se mêle à l'investigation biographique, pour préciser le coin du sol, où apparut à la vie le petit être destiné à recevoir la qualification de grand homme. Cette rivalité municipale n'est pas nouvelle. Sept villes de l'Hellade se disputèrent l'honneur d'avoir abrité Homère enfant. Ces bourgades avaient d'ailleurs laissé l'immortel aède, sans toit et sans pain, errer dans les ténèbres de la cécité, tant qu'il vécut. De nos jours, la chose se passe souvent ainsi, et ce n'est qu'après la mort du poète, de l'artiste, de l'inventeur, dédaignés, parfois molestés, que les concitoyens de l'illustre enfant se préoccupent de rechercher, sur les registres de la paroisse ou de la mairie, la preuve de la maternité communale, longtemps négligée. Un reflet de la gloire du compatriote auréolé se répand sur les fronts les plus obscurs de la petite ville. Cette parenté locale fournit le prétexte à des cérémonies, accompagnées de harangues et de banquets inauguratifs, que préside un ministre, remplacé souvent par un juvénile attaché, ayant le devoir d'apporter, dans la poche de son habit, rubans et médailles, ce qui est le motif vrai du zèle des organisateurs de l'apothéose. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17360. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les manieurs d'argent à Rome jusqu'à l'EmpireDeloume, Antonin (1836–1911)125.351 parole63,471%
Leggi un estratto 

Mais ce qui peut paraître particulièrement surprenant, c’est que ce soit par des moyens de spéculation en tout semblables à ceux de nos financiers modernes, que les vieux Romains de la république aient organisé leurs plus vastes opérations, et, en même temps, satisfait leurs passions affreusement cupides, deux ou trois siècles avant notre ère. «Le crédit?» écrivait un homme très autorisé, en rendant compte de notre travail[3], «les Romains l’avaient connu, et surtout l’avaient exploité vingt siècles avant nous. Les grandes compagnies par actions? Vous les retrouvez vivantes, agissantes et florissantes dans ces sociétés de publicains organisées par l’État, se maintenant sous son patronage, portant même son étiquette officielle (publicum), intéressant toutes les fortunes privées et jusqu’aux petites épargnes de la plèbe à leurs spéculations, qui se rattachaient directement elles-mêmes au trésor de l’État. La commandite? Elle existait aussi, dans l’antiquité, sous la forme de ces actions ou partes, dont il est si souvent question dans Cicéron, avec tous les caractères qui y sont attachés de nos jours... L’agiotage et les jeux de bourse? A quoi donc, si ce n’est à cela même, se rapporteraient les textes des auteurs latins qui nous parlent si souvent de ruines subites ou de fortunes faites tout d’un coup au Forum, et du danger des naufrages entre les deux Janus? N’avez-vous pas lu, dans tel discours de Cicéron, la description d’une de ces paniques du Forum, qui semblent dater d’hier... Il n’est pas jusqu’à nos banquiers et nos agents de change, dont on ne reconnaisse l’équivalent dans ces Argentarii ou Trapezitæ, qui tenaient caisse ouverte au Forum d’abord, et dans les Basiliques ensuite.» Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/73948. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Madame de Chevreuse: Nouvelles études sur les femmes illustres et la société du 17e siècleCousin, Victor (1792–1867)185.950 parole63,476%
Leggi un estratto 

Si nos lecteurs ne sont pas fatigués de nos portraits de femmes du XVIIe siècle, nous voudrions bien leur présenter encore deux figures nouvelles, également mais diversement remarquables, deux personnes que le caprice du sort jeta dans le même temps, dans le même parti, parmi les mêmes événements, et qui, loin de se ressembler, expriment pour ainsi dire les deux côtés opposés du caractère et de la destinée de la femme: toutes deux d'une beauté ravissante, d'un esprit merveilleux, d'un courage à toute épreuve; mais l'une aussi pure que belle, unissant en elle la grâce et la majesté, semant partout l'amour et imprimant le respect, quelque temps l'idole et la favorite d'un roi, sans que l'ombre même d'un soupçon injurieux ait osé s'élever contre elle, fière jusqu'à l'orgueil envers les heureux et les puissants, douce et compatissante aux opprimés et aux misérables, aimant la grandeur et ne mettant que la vertu au-dessus de la considération, mêlant ensemble le bel esprit d'une précieuse, les délicatesses d'une beauté à la mode, l'intrépidité d'une héroïne, par-dessus tout chrétienne sans bigoterie, mais fervente et même austère, et ayant laissé après elle une odeur de sainteté; l'autre, peut-être plus séduisante encore et d'un attrait irrésistible, puisque Richelieu lui-même y succomba, jetée dans toutes les extrémités du parti catholique et ne pensant guère à la religion, trop grande dame pour daigner connaître la retenue et n'ayant d'autre frein que l'honneur, livrée à la galanterie et comptant pour rien le reste, méprisant pour celui qu'elle aimait le péril, l'opinion, la fortune, plus remuante qu'ambitieuse, jouant volontiers sa vie et celle des autres, et après avoir passé sa jeunesse dans des intrigues de toute sorte, traversé plus d'un complot, laissé sur sa route plus d'une victime, parcouru toute l'Europe en exilée à la fois et en conquérante […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/52011. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'Humanité préhistoriqueMorgan, J. de (Jacques) (1857–1924)77.040 parole63,370%
Leggi un estratto 

Les éolithes.--Alors que, par son développement cérébral, l'homme était encore voisin de l'animal, il songeait déjà certainement aux moyens de munir son bras d'une arme capable d'accroître ses forces d'attaque et de défense et, peu à peu, la pensée lui vint d'adapter à ses besoins les armes que lui fournissait le milieu dans lequel il vivait; il usa d'une branche d'arbre, la cassant à la longueur convenable pour sa taille, et, en dégrossissant la pierre, en la rendant tranchante, il créa ces outils grossiers pour lesquels on a proposé le nom d'éolithes; mais ces instruments primitifs présentent de telles ressemblances avec les «jeux de la nature» que, bien qu'on ne puisse mettre en doute leur existence, nous ne les pouvons distinguer avec sûreté des pierres éclatées par les forces naturelles. Certains archéologues ont cru pouvoir affirmer que ces outils primitifs étaient en usage durant l'époque tertiaire. L'abbé Bourgeois, en 1867, pensa voir une taille intentionnelle sur des silex (fig. 7, nos 1, 2 et 2a) appartenant au niveau aquitanien de Thenay (Loir-et-Cher); en 1871, le géologue portugais Carlos Reibero en signalait d'autres dans les couches plus anciennes d'Otta (fig. 7, nos 3 et 3a) (vallée du Tage); et G. et A. de Mortillet, dans leur Musée préhistorique[61], figurent des éolithes de Puy-Courny, près d'Aurillac (fig. 7, nos 4 et 4a), instruments qui appartiendraient au Miocène et seraient comme ceux de Thenay et d'Otta nettement tertiaires; tout dernièrement des fouilles pratiquées à Ipswich, en Angleterre, ont donné des résultats analogues, mais quelque peu plus probants au dire des savants qui ont assisté aux recherches. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/22253. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'A. B. C. de l'aviation: Biplans et monoplansGastine, Louis (1858–1935)54.130 parole63,269%
Leggi un estratto 

Un mètre cube de gaz d'éclairage ne pèse que 500 gr. environ. Le mètre cube d'hydrogène pur, bien moins lourd encore, ne pèse que 89 gr. L'un et l'autre peuvent donc élever presque la différence qui existe entre leur poids et celui de l'air atmosphérique au niveau de la mer à 0°, ce que l'on exprime en disant que le gaz d'éclairage possède une force ascensionnelle de 790 gr. environ et que cette force s'élève, pour l'hydrogène pur, presque à 1.200 gr. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/34633. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 4/8)Saint-Victor, J. B. de (Jacques-Benjamin) (1772–1858)176.367 parole63,175%
Leggi un estratto 

L'église de Saint-Martin-des-Champs, à laquelle ce quartier doit son nom, fut souvent visitée par Louis XI. On lit qu'il avoit une grande vénération pour les reliques nombreuses qu'elle possédoit; et que, chaque fois qu'il venoit leur rendre hommage, il y déposoit des pièces d'or dont le nombre devint assez considérable pour que, dans une circonstance urgente, les religieux de cette maison demandassent au parlement la permission de les employer aux besoins de leur communauté, ce qui leur fut accordé par un arrêt de l'an 1475. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/56919. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 4 / 7)Thureau-Dangin, Paul (1837–1913)172.101 parole63,077%
Leggi un estratto 

Depuis qu'elle avait écarté le péril de guerre, conséquence immédiate de la révolution de 1830, la monarchie de Juillet n'avait vu troubler sa politique extérieure par aucune complication vraiment inquiétante. Bien au contraire, pendant la dernière période, de 1836 à 1839, une sorte de calme plat avait régné dans l'Europe entière, et les puissances semblaient d'accord pour éviter toute affaire et maintenir le statu quo. Les choses vont changer. Une crise se prépare au dehors, la plus grave que doive traverser la diplomatie de la royauté nouvelle. On peut en fixer le début au 21 avril 1839, jour où les Turcs, franchissant l'Euphrate pour attaquer l'armée du pacha d'Égypte, réveillent la question d'Orient; elle se prolongera jusqu'à ce que cette question soit de nouveau assoupie par la convention dite des détroits, conclue le 13 juillet 1841. Pendant ces deux années, ce n'est pas seulement le sort de l'empire ottoman ou du pachalik d'Égypte qui est en jeu, c'est la situation de la France en Europe, c'est la paix du monde. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/43310. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

La terre et la lune: forme extérieure et structure internePuiseux, P. (Pierre Henri) (1855–1928)55.222 parole63,069%
Leggi un estratto 

La Physique céleste a pris naissance le jour où l'on a vu dans les astres autre chose que des points lumineux offerts en spectacle à nos regards, où ils sont apparus comme méritant une étude spéciale au point de vue de leur structure et de leur histoire. Cette étude ne pouvait être que rudimentaire et conjecturale avec les moyens d'observation dont les anciens disposaient. Une exception est à faire cependant. On a vu naître de bonne heure cette notion que la Terre est un astre, libre de se mouvoir dans l'espace, comme la Lune et le Soleil, que ses dimensions ne sont pas inaccessibles à toute mesure, qu'elles se réduiraient peut-être à bien peu de chose si nous pouvions quitter cette surface où nous sommes attachés et nous transporter à travers les espaces stellaires. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/29397. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les grandes chroniques de France (6/6): selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis en FranceParis, Paulin (1800–1881)153.728 parole62,967%
Leggi un estratto 

Les choses ainsi faites, le roy se parti de la dite ville de Rains le lundi au soir, et s'en retourna à Paris par Laon, par Soissons et par Senlis. Et entrèrent lesdis roy et royne à Paris à très belle feste, le dimenche dix-septiesme jour du mois d'octobre ensuivant, après vespres, et dura la feste toute la sepmaine. Et puis demoura le roy à Paris, à Neelle[3] et au palais, jusques à la saint Martin d'yver ensuivant, et fist l'ordenance de son parlement[4]. Et quant le roy entra en Paris, au retour de son joyeux avènement, la ville de Paris et grant pont[5] estoient encourtinés de divers draps; et toutes manières de gens de mestier estoient vestus chascun mestier d'unes robes pareilles; et les bourgois de la dite ville d'unes autres robes pareilles[6]; et les Lombars qui en la dite ville demouroient furent vestus tous d'unes robes parties de deux tartares de soye[7], et avoient chascun sur sa teste chappiaux haus agus et mi-partis de meismes leur robes; et tous les uns après les autres, les uns à cheval et les autres à pié, alèrent au devant du roy qui entra à Paris à grant joye; et jouoit-l'en devant luy de moult de divers instrumens[8]. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/64721. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Panthéon égyptien : Collection des personnages mythologiques de l'ancienne Égypte, d'après les monumentsChampollion, Jean-François (1790–1832)61.578 parole62,868%
Leggi un estratto 

CE dieu, de forme humaine, est ici représenté assis sur un trône, comme le sont pour l'ordinaire toutes les grandes divinités de l'Égypte. Sa carnation est bleue, couleur propre à ce personnage; sa barbe est figurée par une appendice noire qui caractérise les divinités mâles; et dans les cercueils de momie, cette même appendice indique toujours une momie d'homme; le dieu tient dans sa main gauche un sceptre terminé par la tête de cet oiseau qu'Horapollon nomme Koucoupha, sceptre commun à toutes les divinités mâles du Panthéon Égyptien, et qui était le symbole de la bienfaisance des dieux; dans sa main droite est la croix ansée, symbole de la vie divine; sa tête est ornée d'une coiffure royale, surmontée de deux grandes plumes peintes de diverses couleurs; de la partie postérieure de sa coiffure, descend une longue bandelette bleue; son col est orné d'un collier, parfois très-richement décoré; sa tunique, d'abord soutenue au-dessous du sein, au moyen de deux bretelles, est fixée vers les hanches par une ceinture bleue; des bracelets ornent le haut de ses bras, et souvent aussi la naissance du poignet. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/74228. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Voyage du Bornou au BaguirmiNachtigal, Gustav (1834–1885), tradotto da Gourdault, J. (Jules) (1838–1912)42.822 parole62,874%
Leggi un estratto 

De tous les États qui s’appuient à la lisière sud du Sahara, il n’en est point qui aient été, plus souvent que le Bornou, visités par des Européens. Des Anglais ont été les premiers qui, dans le premier quart du siècle, ont pénétré jusqu’à cet empire ; ensuite, depuis vingt-cinq ans, ce sont exclusivement des voyageurs allemands qui y sont allés, savoir : les docteurs Henri Barth, Adolphe Overweg, Édouard Vogel, Maurice de Beurmann et Gerhard Rohlfs. Le souverain du pays, le vieux cheik Omar, prince d’humeur douce et aimable, avait accueilli ces derniers de la façon la plus hospitalière, avait secondé leurs plans et leur avait même prêté son aide pécuniaire. La ville de Kouka, sa résidence, avait été pour ces explorateurs le quartier général d’où ils dirigeaient en tous sens leurs expéditions scientifiques, et vers lequel se reportaient ardemment leurs regards, lorsque, dans les régions lointaines où leur noble zèle les avait conduits, ils succombaient sous le poids des privations, des dangers, des maladies, des fatigues de toute sorte. Aussi, pour témoigner au cheik Omar la reconnaissance du peuple allemand, Sa Majesté le roi Guillaume de Prusse résolut-elle de lui envoyer toute une cargaison de cadeaux de prix. Ce fut moi qui reçus mission de porter ces dons au prince soudanien, et ce fut ainsi que j’entamai cette série de pérégrinations qui devaient me retenir en Afrique cinq années et plus. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79625. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

NationalismeTagore, Rabindranath (1861–1941), tradotto da Georges-Bazile, Cécil (1891–1926)27.570 parole62,777%
Leggi un estratto 

Mais heureusement pour l’homme la voie la plus facile n’est pas sa voie la plus droite. Si sa nature n’était pas aussi complexe, si elle était aussi simple que celle d’une bande de loups affamés, il est évident qu’aujourd’hui ces hordes de maraudeurs auraient subjugué le monde entier. Mais l’homme, lorsqu’il se trouve confronté avec les difficultés, doit reconnaître qu’il est un homme, qu’il a ses responsabilités envers les facultés supérieures de sa nature, dont l’ignorance peut lui accorder un succès immédiat, mais qui se changera ultérieurement en un piège mortel. Car ce qui pour les créatures inférieures est un obstacle, est une opportunité pour la vie supérieure de l’homme. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79447. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

De la Démocratie en Amérique, tome quatrièmeTocqueville, Alexis de (1805–1859)72.236 parole62,480%
Leggi un estratto 

Il est évident que ces obligations mutuelles ne naissaient pas du droit naturel, mais du droit politique, et que la société obtenait plus que l'humanité seule n'eût pu faire. Ce n'était point à l'homme qu'on se croyait tenu de prêter appui; c'était au vassal ou au seigneur. Les institutions féodales rendaient très-sensible aux maux de certains hommes, non point aux misères de l'espèce humaine. Elles donnaient de la générosité aux moeurs plutôt que de la douceur, et, bien qu'elles suggérassent de grands dévouements, elles ne faisaient pas naître de véritables sympathies; car il n'y a de sympathies réelles qu'entre gens semblables; et, dans les siècles aristocratiques, on ne voit ses semblables que dans les membres de sa caste. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30516. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Portraits littéraires, Tome ISainte-Beuve, Charles Augustin (1804–1869)164.466 parole62,376%
Leggi un estratto 

Chaque publication de ces volumes de critique est une manière pour moi de liquider en quelque sorte le passé, de mettre ordre à mes affaires littéraires.» C'est ce que je disais dans une dernière édition de ces portraits, et j'ai tâché de m'en souvenir ici. Bien que ce ne soit qu'une édition nouvelle à laquelle un choix sévère a présidé, j'ai fait en sorte qu'elle parût à certains égards véritablement augmentée. En parlant ainsi, j'entends bien n'en pas séparer le volume intitulé: Portraits de Femmes, qu'on a jugé plus commode d'isoler et d'assortir en une même suite, mais qui fait partie intégrante de ce que j'appelle ma présente liquidation. Les portraits des morts seuls ont trouvé place dans ces volumes; ç'a été un moyen de rendre la ressemblance de plus en plus fidèle. J'ai ajouté çà et là bien des petites notes et corrigé quelques erreurs. C'est à quoi les réimpressions surtout sont bonnes; les auteurs en devraient mieux profiter qu'ils ne font. L'histoire littéraire prête tant aux inadvertances par les particularités dont elle abonde! Le docteur Boileau, frère du satirique, a écrit en latin un petit traité sur les bévues des auteurs illustres; et, en les relevant, on assure qu'il en a commis à son tour. J'ai fait de plus en plus mon possible pour éviter de trop grossir cette liste fatale, où les grands noms qui y figurent ne peuvent servir d'excuse qu'à eux-mêmes. «L'histoire littéraire est une mer sans rivage,» avait coutume de dire M. Daunou, qui en parlait en vieux nocher; elle a par conséquent ses écueils, ses ennuis. Mais il faut vite ajouter qu'au milieu même des soins infinis et minutieux qu'elle suppose, elle porte avec elle sa douceur et sa récompense. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13594. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

De la Démocratie en Amérique, tome troisièmeTocqueville, Alexis de (1805–1859)56.235 parole62,380%
Leggi un estratto 

Quant à l'action que peut avoir l'intelligence d'un homme sur celle d'un autre, elle est nécessairement fort restreinte dans un pays où les citoyens, devenus à peu près pareils, se voient tous de fort près, et, n'apercevant dans aucun d'entre eux les signes d'une grandeur et d'une supériorité incontestables, sont sans cesse ramenés vers leur propre raison comme vers la source la plus visible et la plus proche de la vérité. Ce n'est pas seulement alors la confiance en tel homme qui est détruite, mais le goût d'en croire un homme quelconque sur parole. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30515. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'autre monde; ou, Histoire comique des Etats et Empires de la LuneCyrano de Bergerac (1619–1655)45.717 parole62,380%
Leggi un estratto 

Ce portrait peut être considéré comme authentique, ayant été fait par ordre et sous les yeux de ses amis Le Bret et de Prade, comme l'indique l'inscription suivante: «SAVINIANUS DE CIRANO DE BERGERAC, nobilis gallus ex iconè apud Nobiles Dominos LE BRET ET DE PRADE amicos ipsius antiquissimos depicto.» C'est une eau-forte avec ces indications: «Z. H. pinxit. M del et sculpsit.» La marque Z. H. est certainement celle de Zacharie Heince, peintre d'histoire et graveur français, né en 1611, mort en 1669. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/51338. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

De la Démocratie en Amérique, tome premier: et augmentée d'un Avertissement et d'un Examen comparatif; de la Démocratie aux États-Unis et en SuisseTocqueville, Alexis de (1805–1859)88.816 parole62,278%
Leggi un estratto 

Les eaux y serpentent comme au hasard; les fleuves s'y entremêlent, se joignent, se quittent, se retrouvent encore, se perdent dans mille marais, s'égarent à chaque instant au milieu d'un labyrinthe humide qu'ils ont créé, et ne gagnent enfin qu'après d'innombrables circuits les mers polaires. Les grands lacs qui terminent cette première région ne sont pas encaissés, comme la plupart de ceux de l'ancien monde, dans des collines ou des rochers; leurs rives sont plates et ne s'élèvent que de quelques pieds au-dessus du niveau de l'eau. Chacun d'eux forme donc comme une vaste coupe remplie jusqu'aux bords; les plus légers changements dans la structure du globe précipiteraient leurs ondes du côté du pôle ou vers la mer des tropiques. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/30513. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Psychologie de l'éducationLe Bon, Gustave (1841–1931)92.933 parole62,174%
Leggi un estratto 

C'est en lisant les six énormes volumes de la dernière enquête parlementaire sur l'éducation qu'on peut le mieux constater l'étendue de cette ignorance. Comment les choses entrent-elles dans l'esprit? Comment s'y fixent-elles? Comment apprend-on à observer, à juger, à raisonner, à posséder de la méthode? Ces questions fondamentales n'ont guère été abordées. Les personnes ayant déposé devant la commission ont été à peu près unanimes à juger les résultats de notre enseignement déplorables. Pourquoi déplorables? Elles semblent l'avoir complètement ignoré. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31505. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Les Voyages de GulliverSwift, Jonathan (1667–1745)80.951 parole61,881%
Leggi un estratto 

Mon père, dont le bien, situé dans la province de Nottingham, était médiocre, avait cinq fils: j'étais le troisième, et il m'envoya au collège d'Emmanuel, à Cambridge, à l'âge de quatorze ans. J'y demeurai trois années, que j'employai utilement. Mais la dépense de mon entretien au collège était trop grande, on me mit en apprentissage sous M. Jacques Bates, fameux chirurgien à Londres, chez qui je demeurai quatre ans. Mon père m'envoyant de temps en temps quelques petites sommes d'argent, je les employai à apprendre le pilotage et les autres parties des mathématiques les plus nécessaires à ceux qui forment le dessein de voyager sur mer, ce que je prévoyais être ma destinée. Ayant quitté M. Bâtes, je retournai chez mon père; et, tant de lui que de mon oncle Jean et de quelques autres parents, je tirai la somme de quarante livres sterling par an pour me soutenir à Leyde. Je m'y rendis et m'y appliquai à l'étude de la médecine pendant deux ans et sept mois, persuadé qu'elle me serait un jour très utile dans mes voyages. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/17640. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

A l'ombre des jeunes filles en fleurs — Première partieProust, Marcel (1871–1922)67.851 parole61,780%
Leggi un estratto 

Ma mère, quand il fut question d'avoir pour la première fois M. de Norpois à dîner, ayant exprimé le regret que le Professeur Cottard fût en voyage et qu'elle-même eût entièrement cessé de fréquenter Swann, car l'un et l'autre eussent sans doute intéressé l'ancien ambassadeur, mon père répondit qu'un convive éminent, un savant illustre, comme Cottard, ne pouvait jamais mal faire dans un dîner, mais que Swann, avec son ostentation, avec sa manière de crier sur les toits ses moindres relations, était un vulgaire esbrouffeur que le marquis de Norpois eût sans doute trouvé selon son expression, «puant». Or cette réponse de mon père demande quelques mots d'explication, certaines personnes se souvenant peut-être d'un Cottard bien médiocre et d'un Swann poussant jusqu'à la plus extrême délicatesse, en matière mondaine, la modestie et la discrétion. Mais pour ce qui regarde celui-ci, il était arrivé qu'au «fils Swann» et aussi au Swann du Jockey, l'ancien ami de mes parents avait ajouté une personnalité nouvelle (et qui ne devait pas être la dernière), celle de mari d'Odette. Adaptant aux humbles ambitions de cette femme, l'instinct, le désir, l'industrie, qu'il avait toujours eus, il s'était ingénié à se bâtir, fort au-dessous de l'ancienne, une position nouvelle et appropriée à la compagne qui l'occuperait avec lui. Or il s'y montrait un autre homme. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/2998. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Paris de siècle en siècleRobida, Albert (1848–1926)140.148 parole61,471%
Leggi un estratto 

Le triomphe de l’architecture ogivale aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles a amené la reconstruction de la plupart des églises existant auparavant, lesquelles d’ailleurs avaient souffert des invasions normandes, avaient été restaurées ensuite, et succombaient moins sous le poids des siècles que sous celui de leurs voûtes. Le contrefort roman ne suffisait pas à maintenir les murs latéraux poussés par les voûtes, l’arc-boutant gothique, inventé au XIIᵉ siècle, allait permettre d’élever les vastes et merveilleuses nefs aux immenses verrières, miracles de hardiesse et de légèreté. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/67469. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de la Révolution française, Tome 05Thiers, Adolphe (1797–1877)88.499 parole61,173%
Leggi un estratto 

Après la retraite des Français du camp de César au camp de Gavrelle, les alliés auraient dû encore poursuivre une armée démoralisée, qui avait toujours été malheureuse depuis l'ouverture de la campagne. Dès le mois de mars, en effet, battue à Aix-la-Chapelle et à Nerwinde, elle avait perdu la Flandre hollandaise, la Belgique, les camps de Famars et de César, les places de Condé et de Valenciennes. L'un de ses généraux avait passé à l'ennemi, l'autre avait été tué. Ainsi, depuis la bataille de Jemmapes, elle n'avait fait que des retraites, fort méritoires, il est vrai, mais peu encourageantes. Sans concevoir même le projet trop hardi d'une marche directe sur Paris, les coalisés pouvaient détruire ce noyau d'armée, et alors ils étaient libres de prendre toutes les places qu'il convenait à leur égoïsme d'occuper. Mais aussitôt après la prise de Valenciennes, les Anglais, en vertu des conventions faites à Anvers, exigèrent le siége de Dunkerque. Alors, tandis que le prince de Cobourg, restant dans les environs de son camp d'Hérin, entre la Scarpe et l'Escaut, croyait occuper les Français, et songeait à prendre encore le Quesnoy, le duc d'York, marchant avec l'armée anglaise et hanovrienne par Orchies, Menin, Dixmude et Furnes, vint s'établir devant Dunkerque, entre le Langmoor et la mer. Deux siéges nous donnaient donc encore un peu de répit. Houchard, envoyé à Gavrelle, y réunissait en hâte toutes les forces disponibles, afin de voler au secours de Dunkerque. Interdire aux Anglais un port sur le continent, battre individuellement nos plus grands ennemis, les priver de tout avantage dans cette guerre, et fournir de nouvelles armes à l'opposition anglaise contre Pitt, telles étaient les raisons qui faisaient considérer Dunkerque comme le point le plus important de tout le théâtre de la guerre. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/10953. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Douze ans de séjour dans la Haute-ÉthiopieAbbadie, Arnauld d' (1815–1893)168.222 parole60,973%
Leggi un estratto 

Le Père Sapeto était jeune; sa figure avenante prévenait en sa faveur; il s'assit à côté de moi, et notre conversation eut bientôt dépassé le but de ma visite. Je lui appris que nous comptions aller dans la Haute-Éthiopie, dont les lois excluaient, sous peine de mort, tout missionnaire catholique; que plus de deux siècles auparavant ces lois avaient fait de nombreux martyrs parmi les missionnaires jésuites et franciscains[1]; et comme il regrettait de ne pouvoir marcher sur leurs traces, je lui proposai de partir prochainement avec nous. Mon frère trouva heureuse l'idée de faire notre voyage, croix et bannière en tête; le Père Sapeto demanda la nuit pour réfléchir, et nous nous séparâmes sans nous douter de combien d'événements notre conversation fortuite serait l'origine. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18812. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire de Paris depuis le temps des Gaulois jusqu'à nos jours - IILavallée, Théophile (1804–1865)120.602 parole60,974%
Leggi un estratto 

La Seine traverse Paris du sud-est au nord-ouest dans une longueur de 8 kilomètres. Sa largeur la plus grande est au-dessous du Pont-Neuf, où elle a 263 mètres; à son entrée dans la ville, près du pont d'Austerlitz, elle en a 165, et à sa sortie, près du pont d'Iéna, 136. Sa plus petite largeur est dans son petit bras, vers le pont Saint-Michel, où elle a 49 mètres. Sa vitesse moyenne est de 54 centimètres par seconde. Nous avons déjà dit que sa hauteur au-dessus du niveau de la mer était de 33 mètres: dans les inondations, elle dépasse cette hauteur de 6 à 8 mètres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18727. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Journal de la société de 1789 - Nº IICondorcet, Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de (1743–1794), Grouvelle, Philippe-Antoine (1757–1806), Hassenfratz, J. H. (Jean-Henri) (1755–1827) e Pressac de la Chagnaye, Louis-François-Dominique-Norbert (1751–1822)7036 parole60,676%
Leggi un estratto 

IL a été un tems où l'enthousiasme religieux entroit dans toutes les agitations des peuples, et décidoit de presque toutes les grandes révolutions: l'hypocrisie étoit alors la reine du monde. Ces tems ne sont pas encore très-éloignés de nous, ne sont point même passés pour tous les peuples. L'épée et la tocque bénites, envoyées par le pape au maréchal Daun, la guerre civile allumée en Pologne pour que la religion catholique, apostolique et romaine fût et demeurât pour toujours la seule religion de la nation, l'assassinat de Stanislas II, projeté devant une image de la Vierge, les capucinades politiques du secrétaire d'état Van-Eupen, tout cela est de nos jours. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/78080. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Sahara et Soudan, tome premier : Tripolitaine, Fezzan, Tibesti, Kanem, Borkou et BornouNachtigal, Gustav (1834–1885), tradotto da Gourdault, J. (Jules) (1838–1912)180.824 parole60,472%
Leggi un estratto 

Comparé au monde algérien, sur lequel la conquête française a mis l’empreinte européenne, Tunis, cette reine des cités barbaresques, a une originalité qui m’avait séduit tout d’abord. Les richesses naturelles de ce petit pays, son heureux climat, les vicissitudes de son histoire, qui fut jadis si brillante, et dont le temps n’a pu effacer les traces, m’en avaient rendu le séjour aimable et intéressant. Un sentiment de gratitude pour ma santé recouvrée, les amis que je m’y étais faits, et la position notable que j’y avais acquise comme médecin, achevèrent de m’y attacher. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79599. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en AmériqueFranklin, Benjamin (1706–1790), tradotto da Dalibard, Thomas François (1703–1799)67.761 parole60,273%
Leggi un estratto 

Comme vous nous avez engagés dans les Expériences électriques, en envoyant à notre Société Littéraire un Tube avec les instructions nécessaires pour s'en servir; & comme notre respectable Fondateur nous a mis en état de porter ces Expériences à une plus grande perfection par le magnifique présent qu'il nous a fait d'un Laboratoire électrique complet, il est convenable que vous soyez l'un & l'autre informés de tems en tems des progrès que nous faisons à cet égard. Ce fut dans cette intention que j'écrivis, & que je vous envoyais mes premières réfléxions sur ce sujet, desirant, puisque je n'ai point l'honneur d'être en correspondance directe avec ce généreux Bienfaiteur de notre Société littéraire, qu'elles pûssent lui être communiquées par votre entremise. C'est dans cette même vûë que j'écris encore, & que je vous envoye ces nouvelles observations. Si vous n'y trouvez rien d'intéressant (ce qui est très-possible, attendu la multitude de sçavans en Europe qui sont continuellement occupés aux mêmes recherches) elles vous prouveront du moins que nous n'avons pas négligé les instrumens qui nous ont été mis entre les mains, & que, s'ils ne nous ont pas servi à faire des découvertes intéressantes, quelle qu'en puisse être la cause, ce n'est pas manque de zêle ni d'application. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/27610. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

L'ancien régime et la révolutionTocqueville, Alexis de (1805–1859)103.294 parole60,079%
Leggi un estratto 

Au dehors elle est l'objet de la curiosité universelle; partout elle fait naître dans l'esprit des peuples une sorte de notion indistincte que des temps nouveaux se préparent, de vagues espérances de changements et de réformes; mais personne ne soupçonne encore ce qu'elle doit être. Les princes et leurs ministres manquent même de ce pressentiment confus qui émeut le peuple à sa vue. Ils ne la considèrent d'abord que comme une de ces maladies périodiques auxquelles la constitution de tous les peuples est sujette, et qui n'ont d'autre effet que d'ouvrir de nouveaux champs à la politique de leurs voisins. Si par hasard ils disent la vérité sur elle, c'est à leur insu. Les principaux souverains de l'Allemagne, réunis à Pilnitz en 1791, proclament, il est vrai, que le péril qui menace la royauté en France est commun à tous les anciens pouvoirs de l'Europe, et que tous sont menacés avec elle; mais, au fond, ils n'en croient rien. Les documents secrets du temps font connaître que ce n'étaient là à leurs yeux que d'habiles prétextes dont ils masquaient leurs desseins ou les coloraient aux yeux de la foule. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/54339. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Le Côté de Guermantes - Première partieProust, Marcel (1871–1922)68.586 parole60,080%
Leggi un estratto 

Le pépiement matinal des oiseaux semblait insipide à Françoise. Chaque parole des «bonnes» la faisait sursauter; incommodée par tous leurs pas, elle s'interrogeait sur eux; c'est que nous avions déménagé. Certes les domestiques ne remuaient pas moins, dans le «sixième» de notre ancienne demeure; mais elle les connaissait; elle avait fait de leurs allées et venues des choses amicales. Maintenant elle portait au silence même une attention douloureuse. Et comme notre nouveau quartier paraissait aussi calme que le boulevard sur lequel nous avions donné jusque-là était bruyant, la chanson (distincte de loin, quand elle est faible, comme un motif d'orchestre) d'un homme qui passait, faisait venir des larmes aux yeux de Françoise en exil. Aussi, si je m'étais moqué d'elle qui, navrée d'avoir eu à quitter un immeuble où l'on était «si bien estimé, de partout» et où elle avait fait ses malles en pleurant, selon les rites de Combray, et en déclarant supérieure à toutes les maisons possibles celle qui avait été la nôtre, en revanche, moi qui assimilais aussi difficilement les nouvelles choses que j'abandonnais aisément les anciennes, je me rapprochai de notre vieille servante quand je vis que l'installation dans une maison où elle n'avait pas reçu du concierge qui ne nous connaissait pas encore les marques de considération nécessaires à sa bonne nutrition morale, l'avait plongée dans un état voisin du dépérissement. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/8946. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Nouvelle géographie universelle (1/19): I L'Europe meridionale (Grèce, Turquie, Roumanie, Serbie, Italie, Espagne et Portugal)Reclus, Elisée (1830–1905)324.376 parole59,770%
Leggi un estratto 

La Terre n'est qu'un point dans l'espace, une molécule astrale; mais pour les hommes qui la peuplent, cette molécule est encore sans limites, comme aux temps de nos ancêtres barbares. Elle est relativement infinie, puisqu'elle n'a pas été parcourue dans son entier et qu'il est même impossible de prévoir quand elle nous sera définitivement connue. Le géodésien, l'astronome nous ont bien révélé que notre planète ronde s'aplatit vers les deux pôles; le météorologiste, le physicien ont étudié par induction dans cette zone ignorée la marche probable des vents, des courants et des glaces; mais nul explorateur n'a vu ces extrémités de la Terre, nul ne peut dire si des mers ou des continents s'étendent au delà des grandes barrières de glace dont on n'a point encore pu forcer l'entrée. Dans la zone boréale, il est vrai, de hardis marins, l'honneur de notre race, ont graduellement rétréci l'espace mystérieux, et, de nos jours, le fragment de rondeur terrestre qui reste à découvrir dans ces parages ne dépasse pas la centième partie de la superficie du globe; mais de l'autre côté de la Terre les explorations des navigateurs laissent encore un énorme vide, d'un diamètre tel que la lune pourrait y tomber sans toucher aux régions de la planète déjà visitées. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/28370. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Du côté de chez SwannProust, Marcel (1871–1922)166.350 parole59,579%
Leggi un estratto 

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire: «Je m’endors.» Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait; je voulais poser le volume que je croyais avoir encore dans les mains et souffler ma lumière; je n’avais pas cessé en dormant de faire des réflexions sur ce que je venais de lire, mais ces réflexions avaient pris un tour un peu particulier; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’ouvrage: une église, un quatuor, la rivalité de François Ier et de Charles Quint. Cette croyance survivait pendant quelques secondes à mon réveil; elle ne choquait pas ma raison mais pesait comme des écailles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le bougeoir n’était plus allumé. Puis elle commençait à me devenir inintelligible, comme après la métempsycose les pensées d’une existence antérieure; le sujet du livre se détachait de moi, j’étais libre de m’y appliquer ou non; aussitôt je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une obscurité, douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon esprit, à qui elle apparaissait comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/2650. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Voyage en EspagneGautier, Théophile (1811–1872)122.184 parole59,272%
Leggi un estratto 

Il y a quelques semaines (avril 1840), j'avais laissé tomber négligemment cette phrase: «J'irais volontiers en Espagne!» Au bout de cinq ou six jours, mes amis avaient ôté le prudent conditionnel dont j'avais mitigé mon désir et répétaient à qui voulait l'entendre que j'allais faire un voyage en Espagne. À cette formule positive succéda l'interrogation: «Quand partez-vous?» Je répondis, sans savoir à quoi je m'engageais: «Dans huit jours.» Les huit jours passés, les gens manifestaient un étonnement de me voir encore à Paris. «Je vous croyais à Madrid, disait l'un.--Êtes-vous revenu?» demandait l'autre. Je compris alors que je devais à mes amis une absence de plusieurs mois, et qu'il fallait acquitter cette dette au plus vite, sous peine d'être harcelé sans répit par ces créanciers officieux; le foyer des théâtres, les divers asphaltes et bitumes élastiques des boulevards m'étaient interdits jusqu'à nouvel ordre: tout ce que je pus obtenir fut un délai de trois ou quatre jours, et le 5 mai je commençai à débarrasser ma patrie de ma présence importune, en grimpant dans la voiture de Bordeaux. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/33157. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Considérations générales sur l'état des sciences et des lettresGermain, Sophie (1776–1831), a cura di Lherbette, A.-J. (Armand-Jacques) (1791–1864)22.610 parole59,278%
Leggi un estratto 

En effet, s’agit-il du plan d’un ouvrage, de l’argument d’un poème? l’esprit exige de la clarté; il veut que les parties soient liées entre elles, avec assez d’art pour que leur rapport s’aperçoive d’un coup d’œil; il demande un ordre facile à saisir; il aime la simplicité, source de l’élégance. L’emploi du merveilleux est soumis aux mêmes règles. L’imagination peut adopter d’ingénieuses fictions; mais alors un certain module intellectuel remplace ce qui manque à la réalité des objets. Les oracles du goût et les arrêts de la raison se ressemblent; l’ordre, la proportion et la simplicité ne cessent pas d’être des nécessités intellectuelles. Les sujets sont différens; mais le jugement est constamment appuyé sur ce type universel, qui appartient également et au beau et au vrai. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/79338. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

A l'ombre des jeunes filles en fleurs — Troisième partieProust, Marcel (1871–1922)72.337 parole58,979%
Leggi un estratto 

Une fois M. de Charlus parti, nous pûmes enfin, Robert et moi, aller dîner chez Bloch. Or je compris pendant cette petite fête que les histoires trop facilement trouvées drôles par notre camarade étaient des histoires de M. Bloch, père, et que l'homme «tout à fait curieux» était toujours un de ses amis qu'il jugeait de cette façon. Il y a un certain nombre de gens qu'on admire dans son enfance, un père plus spirituel que le reste de la famille, un professeur qui bénéficie à nos yeux de la métaphysique qu'il nous révèle, un camarade plus avancé que nous (ce que Bloch avait été pour moi) qui méprise le Musset de l'Espoir en Dieu quand nous l'aimons encore, et quand nous en serons venus au père Leconte ou à Claudel ne s'extasiera plus que sur: Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/3000. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire d'un ruisseauReclus, Elisée (1830–1905)49.440 parole58,872%
Leggi un estratto 

L'histoire d'un ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l'histoire de l'infini. Ces gouttelettes qui scintillent ont traversé le granit, le calcaire et l'argile; elles ont été neige sur la froide montagne, molécule de vapeur dans la nuée, blanche écume sur la crête des flots; le soleil, dans sa course journalière, les a fait resplendir des reflets les plus éclatants; la pâle lumière de la lune les a vaguement irisées; la foudre en a fait de l'hydrogène et de l'oxygène, puis d'un nouveau choc a fait ruisseler en eau ces éléments primitifs. Tous les agents de l'atmosphère et de l'espace, toutes les forces cosmiques ont travaillé de concert à modifier incessamment l'aspect et la position de la gouttelette imperceptible; elle aussi est un monde comme les astres énormes qui roulent dans les cieux, et son orbite se développe de cycle en cycle par un mouvement sans repos. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/61697. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

A l'ombre des jeunes filles en fleurs — Deuxième partieProust, Marcel (1871–1922)64.527 parole58,780%
Leggi un estratto 

Cependant Mme Bontemps qui avait dit cent fois qu'elle ne voulait pas aller chez les Verdurin, ravie d'être invitée aux mercredis, était en train de calculer comment elle pourrait s'y rendre le plus de fois possible. Elle ignorait que Mme Verdurin souhaitait qu'on n'en manquât aucun; d'autre part, elle était de ces personnes peu recherchées, qui quand elles sont conviées à des «séries» par une maîtresse de maison, ne vont pas chez elle comme ceux qui savent faire toujours plaisir, quand ils ont un moment et le désir de sortir; elles, au contraire, se privent par exemple de la première soirée et de la troisième, s'imaginant que leur absence sera remarquée et se réservent pour la deuxième et la quatrième; à moins que leurs informations ne leur ayant appris que la troisième sera particulièrement brillante, elles ne suivent un ordre inverse, alléguant que «malheureusement la dernière fois elles n'étaient pas libres». Telle Mme Bontemps supputait combien il pouvait y avoir encore de mercredis avant Pâques et de quelle façon elle arriverait à en avoir un de plus, sans pourtant paraître s'imposer. Elle comptait sur Mme Cottard, avec laquelle elle allait revenir, pour lui donner quelques indications. «Oh! Madame Bontemps, je vois que vous vous levez, c'est très mal de donner ainsi le signal de la fuite. Vous me devez une compensation pour n'être pas venue jeudi dernier... Allons rasseyez-vous un moment. Vous ne ferez tout de même plus d'autre visite avant le dîner. Vraiment vous ne vous laissez pas tenter? ajoutait Mme Swann et tout en tendant une assiette de gâteaux: Vous savez que ce n'est pas mauvais du tout ces petites saletés-là. Ça ne paye pas de mine, mais goûtez-en, vous m'en direz des nouvelles. […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/2999. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Introduction aux études historiquesSeignobos, Charles (1854–1942) e Langlois, Charles Victor (1863–1929)84.420 parole57,974%
Leggi un estratto 

L’histoire se fait avec des documents. Les documents sont les traces qu’ont laissées les pensées et les actes des hommes d’autrefois. Parmi les pensées et les actes des hommes, il en est très peu qui laissent des traces visibles, et ces traces, lorsqu’il s’en produit, sont rarement durables: il suffit d’un accident pour les effacer. Or, toute pensée et tout acte qui n’a pas laissé de traces, directes ou indirectes, ou dont les traces visibles ont disparu, est perdu pour l’histoire: c’est comme s’il n’avait jamais existé. Faute de documents, l’histoire d’immenses périodes du passé de l’humanité est à jamais inconnaissable. Car rien ne supplée aux documents: pas de documents, pas d’histoire. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/66883. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Rapport sur l'Instruction Publique, les 10, 11 et 19 Septembre 1791: fait au nom du Comité de Constitution à l'Assemblée NationaleTalleyrand-Périgord, Charles Maurice de, prince de Bénévent (1754–1838)51.500 parole57,376%
Leggi un estratto 

Nous ne chercherons pas ici à faire ressortir la nullité ou les vices innombrables de ce qu'on a nommé jusqu'à ce jour Instruction. Même sous l'ancien ordre de choses, on ne pouvoit arrêter sa pensée sur la barbarie de nos institutions, sans être effrayé de cette privation totale de lumières, qui s'étendoit sur la grande majorité des hommes; sans être révolté ensuite et des opinions déplorables que l'on jettoit dans l'esprit de ceux qui n'étoient pas tout-à-fait dévoués à l'ignorance, et des préjugés de tous les genres dont on les nourrissoit, et de la discordance, ou plutôt de l'opposition absolue qui existoit entre ce qu'un enfant étoit contraint d'apprendre, et ce qu'un homme étoit tenu de faire; enfin, de cette déférence aveugle et persévérance pour des usages dès long-temps surannés, qui, nous replaçant sans cesse à l'époque où tout le savoir étoit concentré dans les Cloîtres, sembloit encore, après plus de dix siècles, destiner l'universalité des Citoyens à habiter des Monastères. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/26336. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Napoléon et Alexandre Ier (2/3): L'alliance russe sous le premier EmpireVandal, Albert (1853–1910)188.229 parole56,775%
Leggi un estratto 

A Tilsit, Alexandre Ier avait dit à Napoléon: «Je serai votre second contre l'Angleterre.» A Erfurt, il lui avait renouvelé ce serment, en termes solennels, par traité, et les deux empereurs s'étaient promis de vaincre ensemble celle qu'ils avaient désignée «comme leur ennemie commune et l'ennemie du continent[1]». Ils offriraient d'abord la paix à l'Angleterre, la sommeraient de reconnaître la part que l'un et l'autre s'étaient faite dans l'Europe transfigurée. Si l'adversaire refusait, ils resteraient unis dans la lutte et la poursuivraient avec toutes leurs forces jusqu'à ce qu'elle eût procuré la paix dont ils avaient à l'avance arrêté les bases. Toutefois, ayant posé ce principe, ils n'avaient réussi qu'imparfaitement à en déduire l'application sous forme d'engagements précis et de règles communes; en réalité, si leurs volontés tendaient encore au même but, elles ne s'accordaient plus sur les moyens de l'obtenir, et bien différente était la conception que l'un et l'autre se faisaient de l'avenir. Napoléon ne voyait que la guerre pour conquérir la paix, une paix telle qu'il la voulait et qui serait la consécration de ses conquêtes; Alexandre espérait que la paix viendrait à lui, sans qu'il eût à la forcer par des opérations compromettantes. Napoléon se traçait un plan tout d'action, comportant des mouvements précipités, multiples, à exécuter successivement dans toutes les parties de l'Europe et du monde: Alexandre se flattait de goûter dès à présent en repos les avantages acquis, d'assister aux événements plutôt que d'y participer, et, en face de l'Europe où partout les haines restaient ardentes et les passions inapaisées, se plaisait au rêve d'une politique contemplative. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31260. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Lettres écrites d'Égypte et de Nubie en 1828 et 1829Champollion, Jean-François (1790–1832)88.332 parole56,373%
Leggi un estratto 

Ma lettre d'Agrigente contenait mon journal depuis le 31 juillet, jour de notre départ de Toulon sur la corvette du roi l'Églé, commandée par M. Cosmao-Dumanoir, capitaine de frégate, jusqu'au 7 août que nous avons quitté la côte de Sicile après une station de vingt-quatre heures, et sans avoir pu obtenir la pratique du port, vu que, d'après les informations parvenues de bonne source aux autorités siciliennes, nous étions tous en proie à la grande peste qui ravage Marseille, à ce qu'on dit en Italie. J'ai vainement parlementé avec des officiers envoyés par le gouverneur de Girgenti, et qui ne me parlaient qu'en tremblant, à trente pas de distance; nous avons été déclarés bien et dûment pestiférés, et il nous a fallu renoncer à descendre à terre, au milieu des temples grecs les mieux conservés de toute la Sicile. Nous remîmes donc tristement à la voile, courant sur Malte, que nous doublâmes le lendemain 8 août au matin, en passant à une portée de canon des îles Gozzo et Cumino, et de Cité-La-Valette, que nous avons parfaitement vue dans ses détails extérieurs. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/10764. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Histoire ancienne de l'Orient jusqu'aux guerres médiques (1/6): I. Les origines, les races et les languesLenormant, François (1837–1883)173.109 parole56,272%
Leggi un estratto 

Il n'existe sur l'histoire des premiers hommes et les origines de notre espèce, de récit précis et suivi que celui de l'Écriture Sainte[2]. Ce récit sacré, lors même qu'il n'emprunterait pas une autorité auguste au caractère d'inspiration du livre dans lequel il se trouve, devrait encore, en saine critique, être l'introduction de toute histoire générale; car, considéré à un point de vue purement humain, il contient la plus antique tradition sur les premiers jours de la race des hommes, la seule qui n'ait pas été défigurée par l'introduction de mythes fantastiques, dans lesquels une imagination déréglée s'est donné libre carrière. Les principaux 4 traits de cette tradition, qui fut originairement commune aux races supérieures de l'humanité et qu'un soin particulier de la Providence fit se conserver plus intacte qu'ailleurs chez le peuple choisi, se reconnaissent, mais altérés, dans les souvenirs des contrées les plus éloignées les unes des autres, et dont les habitants n'ont pas eu de communications historiquement appréciables. Et l'unique fil conducteur qui permette de se guider au milieu du dédale de ces fragments de traditions privés d'enchaînement, est le récit de la Bible. C'est donc lui que l'histoire doit enregistrer tout d'abord, en lui reconnaissant un caractère à part; et de plus il a pour le chrétien une valeur dogmatique, qui permet de l'interpréter conformément aux éclaircissements qu'il reçoit des progrès de la science, mais qui en fait le pivot invariable autour duquel doivent se grouper les résultats des investigations humaines. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/25149. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Moll FlandersDefoe, Daniel (?–1731), tradotto da Schwob, Marcel (1867–1905)115.668 parole55,984%
Leggi un estratto 

La fortune littéraire de Robinson Crusoé a été si prodigieuse que le nom de l'auteur, aux yeux du public, a presque disparu sous sa gloire. Si Daniel de Foë avait eu la précaution de faire suivre sa signature du titre qu'il avait à la célébrité, la Peste de Londres, Roxana, le Colonel Jacques, le Capitaine Singleton et Moll Flanders auraient fait leur chemin dans le monde. Mais il n'en a pas été ainsi. Pareille aventure était arrivée à Cervantes, après avoir écrit Don Quichotte. Car on ne lut guère ses admirables nouvelles, son théâtre, sans compter Galathée et Persiles y Sigismunde. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/18112. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Discours de la méthodeDescartes, René (1596–1650)114.869 parole54,082%
Leggi un estratto 

Lorsque les cendres de DESCARTES, né en France et mort en Suède, furent rapportées, seize ans après sa mort, de Stockholm à Paris; lorsque tous les savants, rassemblés dans un temple, rendoient à sa dépouille des honneurs qu'il n'obtint jamais pendant sa vie, et qu'un orateur se préparait à louer devant cette assemblée le grand homme qu'elle regrettait, tout-à-coup il vint un ordre qui défendit de prononcer cet éloge funèbre. Sans doute on pensoit alors que les grands seuls ont droit aux éloges publics; et l'on craignit de donner à la nation l'exemple dangereux d'honorer un homme qui n'avoit eu que le mérite et la distinction du génie. Je viens, après cent ans, prononcer cet éloge. Puisse-t-il être digne et de celui à qui il est offert, et des sages qui vont l'entendre! Peut-être au siècle de Descartes on étoit encore trop près de lui pour le bien louer. Le temps seul juge les philosophes comme les rois, et les met à leur place. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/13846. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

ConstantinopleGautier, Théophile (1811–1872)101.091 parole53,669%
Leggi un estratto 

«Qui a bu boira,» assure le proverbe; on pourrait modifier légèrement la formule, et dire avec non moins de justesse: «Qui a voyagé voyagera.» --La soif de voir, comme l’autre soif, s’irrite au lieu de s’éteindre en se satisfaisant. Me voici à Constantinople, et déjà je songe au Caire et à l’Égypte. L’Espagne, l’Italie, l’Afrique, l’Angleterre, la Belgique, la Hollande, une partie de l’Allemagne, la Suisse, les îles grecques, quelques échelles de la côte d’Asie, visitées à plusieurs époques et à diverses reprises, n’ont fait qu’augmenter ce désir de vagabondage cosmopolite. Le voyage est peut-être un élément dangereux à introduire dans la vie, car il trouble profondément et cause des inquiétudes semblables à celles des oiseaux de passage prisonniers au moment des migrations, si quelque circonstance ou quelque devoir vous empêche de partir. On sait que l’on va s’exposer à des fatigues, à des privations, à des ennuis, à des périls même, il en coûte de renoncer à de chères habitudes d’esprit et de cœur, de quitter sa famille, ses amis, ses relations, pour l’inconnu, et cependant l’on sent qu’il est impossible de rester, et ceux qui vous aiment n’essayent pas de vous retenir et vous serrent silencieusement la main sur le marchepied de la voiture. En effet, ne faut-il pas parcourir un peu la planète sur laquelle nous gravitons à travers l’immensité, jusqu’à ce que le mystérieux auteur nous transporte dans un monde nouveau pour nous faire lire une autre page de son œuvre infinie? N’est-ce pas une coupable paresse d’épeler toujours le même mot sans jamais tourner le feuillet? Quel poëte serait satisfait de voir le lecteur s’en tenir à une seule de ses strophes? […] Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/71059. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Locus SolusRoussel, Raymond (1877–1933)74.927 parole53,166%
Leggi un estratto 

C'est à Locus Solus que Canterel passe presque toute l'année, entouré de disciples qui, pleins d'une admiration passionnée pour ses continuelles découvertes, le secondent avec fanatisme dans l'accomplissement de son œuvre. La villa contient plusieurs pièces luxueusement aménagées en laboratoires modèles qu'entretiennent de nombreux aides, et le maître consacre sa vie entière à la science, aplanissant d'emblée, avec sa grande fortune de célibataire exempt de charges, toutes difficultés matérielles suscitées au cours de son labeur acharné par les divers buts qu'il s'assigne. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/19149. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Introduction à l'étude de la médecine expérimentaleBernard, Claude (1813–1878)95.827 parole51,176%
Leggi un estratto 

L'homme ne peut observer les phénomènes qui l'entourent que dans des limites très-restreintes; le plus grand nombre échappe naturellement à ses sens, et l'observation simple ne lui suffit pas. Pour étendre ses connaissances, il a dû amplifier, à l'aide d'appareils spéciaux, la puissance de ces organes, en même temps qu'il s'est armé d'instruments divers qui lui ont servi à pénétrer dans l'intérieur des corps pour les décomposer et en étudier les parties cachées. Il y a ainsi une gradation nécessaire à établir entre les divers procédés d'investigation ou de recherches qui peuvent être simples ou complexes: les premiers s'adressent aux objets les plus faciles à examiner et pour lesquels nos sens suffisent; les seconds, à l'aide de moyens variés, rendent accessibles à notre observation des objets ou des phénomènes qui sans cela nous seraient toujours demeurés inconnus, parce que dans l'état naturel ils sont hors de notre portée. L'investigation, tantôt simple, tantôt armée et perfection née, est donc destinée à nous faire découvrir et constater les phénomènes plus ou moins cachés qui nous entourent. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/16234. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Haut-Sénégal-Niger (Soudan français), Tome 2 (de 3): l'histoireDelafosse, Maurice (1870–1926)139.339 parole49,770%
Leggi un estratto 

L’histoire proprement dite des pays du Soudan qui constituent aujourd’hui la colonie civile du Haut-Sénégal-Niger ne commence qu’au début de notre ère, et encore est-il bien difficile de la retracer jusque-là avec quelque exactitude. Entre la naissance de J.-C. et l’hégire, c’est-à-dire pour les six premiers siècles, nous n’avons pour nous guider que les traditions orales des indigènes, et j’ai dit déjà le peu de foi qu’il convenait de leur accorder. Pour les âges précédant l’ère chrétienne, c’est le néant ; je n’oserais même pas dire que ce soit la préhistoire, car, au Soudan, la préhistoire n’est éclairée que par des hypothèses, sans, pour ainsi dire, aucun fait matériellement prouvé sur lequel ces hypothèses puissent trouver un point d’appui solide. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/77845. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

De l'origine des espècesDarwin, Charles (1809–1882)212.559 parole48,774%
Leggi un estratto 

Quand on compare les individus appartenant à une même variété ou à une même sous-variété de nos plantes cultivées depuis le plus longtemps et de nos animaux domestiques les plus anciens, on remarque tout d'abord qu'ils diffèrent ordinairement plus les uns des autres que les individus appartenant à une espèce ou à une variété quelconque à l'état de nature. Or, si l'on pense à l'immense diversité de nos plantes cultivées et de nos animaux domestiques, qui ont varié à toutes les époques, exposés qu'ils étaient aux climats et aux traitements les plus divers, on est amené à conclure que cette grande variabilité provient de ce que nos productions domestiques ont été élevées dans des conditions de vie moins uniformes, ou même quelque peu différentes de celles auxquelles l'espèce mère a été soumise à l'état de nature. Il y a peut-être aussi quelque chose de fondé dans l'opinion soutenue par Andrew Knight, c'est-à-dire que la variabilité peut provenir en partie de l'excès de nourriture. Il semble évident que les êtres organisés doivent être exposés, pendant plusieurs générations, à de nouvelles conditions d'existence, pour qu'il se produise chez eux une quantité appréciable de variation; mais il est tout aussi évident que, dès qu'un organisme a commencé à varier, il continue ordinairement à le faire pendant de nombreuses générations. On ne pourrait citer aucun exemple d'un organisme variable qui ait cessé de varier à l'état domestique. Nos plantes les plus anciennement cultivées, telles que le froment, produisent encore de nouvelles variétés; nos animaux réduits depuis le plus longtemps à l'état domestique sont encore susceptibles de modifications ou d'améliorations très rapides. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/14158. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

A reboursHuysmans, J.-K. (Joris-Karl) (1848–1907)69.756 parole46,368%
Leggi un estratto 

Puis, au temps où il jugeait nécessaire de se singulariser, des Esseintes avait aussi créé des ameublements fastueusement étranges, divisant son salon en une série de niches, diversement tapissées et pouvant se relier par une subtile analogie, par un vague accord de teintes joyeuses ou sombres, délicates ou barbares, au caractère des œuvres latines et françaises qu'il aimait. Il s'installait alors dans celle de ces niches dont le décor lui semblait le mieux correspondre à l'essence même de l'ouvrage que son caprice du moment l'amenait à lire. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/56149. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Cours de philosophie positive. (1/6)Comte, Auguste (1798–1857)143.872 parole31,573%
Leggi un estratto 

Sans doute, la nature de ce cours ne saurait être complétement appréciée, de manière à pouvoir s'en former une opinion définitive, que lorsque les diverses parties en auront été successivement développées. Tel est l'inconvénient ordinaire des définitions relatives à des systèmes d'idées très-étendus, quand elles en précèdent l'exposition. Mais les généralités peuvent être conçues sous deux aspects, ou comme aperçu d'une doctrine à établir, ou comme résumé d'une doctrine établie. Si c'est seulement sous ce dernier point de vue qu'elles acquièrent toute leur valeur, elles n'en ont pas moins déjà, sous le premier, une extrême importance, en caractérisant dès l'origine le sujet à considérer. La circonscription générale du champ de nos recherches, tracée avec toute la sévérité possible, est, pour notre esprit, un préliminaire particulièrement indispensable dans une étude aussi vaste et jusqu'ici aussi peu déterminée que celle dont nous allons nous occuper. C'est afin d'obéir à cette nécessité logique que je crois devoir vous indiquer, dès ce moment, la série des considérations fondamentales qui ont donné naissance à ce nouveau cours, et qui seront d'ailleurs spécialement développées, dans la suite, avec toute l'extension que réclame la haute importance de chacune d'elles. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31881. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Cours de philosophie positive. (2/6)Comte, Auguste (1798–1857)132.737 parole30,973%
Leggi un estratto 

L'astronomie est jusqu'ici la seule branche de la philosophie naturelle dans laquelle l'esprit humain se soit enfin rigoureusement affranchi de toute influence théologique et métaphysique, directe ou indirecte; ce qui rend particulièrement facile de présenter avec netteté son vrai caractère philosophique. Mais, pour se faire une juste idée générale de la nature et de la composition de cette science, il est indispensable, en sortant des définitions vagues qu'on en donne encore habituellement, de commencer par circonscrire avec exactitude le véritable champ des connaissances positives que nous pouvons acquérir à l'égard des astres. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31882. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Cours de philosophie positive. (4/6)Comte, Auguste (1798–1857)136.985 parole7,570%
Leggi un estratto 

La publication de ce quatrième et dernier volume, beaucoup plus étendu qu'aucun des précédens, ne pouvant être complète avant la fin de 1839, l'auteur s'est décidé, pour satisfaire, autant que possible, une juste impatience, dont il est d'ailleurs fort honoré, à en publier aujourd'hui séparément la première partie. Formant un peu plus de la moitié du volume, elle comprend toute la portion dogmatique de la philosophie sociale, c'est-à-dire l'exposition fondamentale de la destination politique qui lui est propre, de l'esprit scientifique qui la caractérise, et de ses théories générales de l'existence et du mouvement des sociétés humaines. Conformément au tableau synoptique annexé, dès l'origine, au premier volume de cet ouvrage, la seconde moitié du volume actuel, qui paraîtra vraisemblablement en décembre prochain, contiendra ensuite toute la portion historique de cette philosophie sociale; elle sera terminée par les conclusions finales qui résultent graduellement de l'ensemble total de ce Traité. Sans cette décomposition en deux parties, l'étendue inusitée de ce tome quatrième fût devenue matériellement incommode, à moins de publier un volume de plus que l'éditeur ne l'avait annoncé dans son engagement primitif envers le public. Fonte: Project Gutenberg, gutenberg.org/ebooks/31947. Testo di pubblico dominio, licenza Project Gutenberg. Leggi il libro intero

Metodo

Ogni numero di questa pagina è stato calcolato a partire dai testi stessi il 15 ottobre 2026, da uno script le cui regole sono pubblicate insieme ai dati; niente è stimato a mano. Il corpus è formato dai 397 libri in francese di pubblico dominio più scaricati da Project Gutenberg che superano i filtri dichiarati nel file di dati: prosa, un file in testo semplice, e tutti gli autori, traduttori e curatori morti nel 1945 o prima.

Il punteggio è l'adattamento al francese dell'indice di leggibilità di Flesch fatto da Kandel e Moles (1958): 207 − 1,015 × lunghezza media delle frasi − 73,6 × numero medio di sillabe per parola. Più è alto, più il testo è facile. In questa lista i punteggi vanno da 7,5 a 92,7.

Le sillabe sono contate con una regola, non con un dizionario: i gruppi di vocali, con é, è, ë e ï contate a parte, meno una -e, -es o -ent finale muta. La regola e i suoi errori noti sono nel file di dati.

Una frase finisce a un punto, a un punto esclamativo o interrogativo o ai puntini di sospensione, con eccezioni per le abbreviazioni; una parola è una sequenza di lettere, tolto l'articolo o il pronome eliso (l'homme è una parola sola).

«Parole frequenti» è la parte di un testo fatta delle 2000 forme di parola più frequenti di questa stessa lista: quanto del libro è costruito con le parole che ogni libro qui usa. Non entra in gioco nessun lessico di terzi.

I cinque livelli sono i quintili del punteggio sull'intera lista: le soglie cadono a 66,2, 71,5, 76,5 e 80,5. Un nuovo corpus sposta le soglie.

L'estratto è il primo paragrafo di prosa francese di almeno 80 parole dopo il titolo del primo capitolo, quando ce n'è uno all'inizio del libro (altrimenti dall'inizio), tagliato alla fine di una frase prima di arrivare a 300 parole.

Che cosa il punteggio non vede

  • Una formula basata su lunghezza delle frasi e sillabe non vede né la sintassi né il lessico: un romanzo dell'Ottocento dalle frasi brevi e dalle parole comuni risulta «facile» e può essere difficile lo stesso, per i suoi tempi verbali, la sua ironia o i riferimenti alla sua epoca; un testo filosofico dalle frasi lunghe risulta «difficile» anche quando il suo lessico è moderno.
  • I coefficienti sono stati calibrati decenni fa sulla prosa del loro tempo. Mettono in ordine i testi; non collocano nessuno sulla scala del QCER.
  • Teatro e versi restano fuori, perché i nomi dei personaggi e gli a capo rompono il modello della frase: questa è una lista di prosa.
  • I volumi di una stessa opera sono libri separati su Project Gutenberg e qui compaiono come tali.
  • Sono testi digitalizzati della loro epoca: le grafie antiche e qualche refuso contano come parole.

Pubblico dominio, per la Francia

L'indicazione di Project Gutenberg dice che un libro è di pubblico dominio negli Stati Uniti. Questa lista tiene solo le opere i cui autori, traduttori e curatori sono tutti morti nel 1945 o prima (settant'anni più le proroghe di guerra, con un margine), così che siano di pubblico dominio anche in Francia. Se leggi da un altro Paese, verifica la tua legge, come chiede lo stesso Project Gutenberg.

I dati

Tutta la lista è un solo file JSON, con il metodo scritto dentro: french-reading-texts.json

I suoi dati derivati (le metriche, i livelli, la lista di frequenza) sono pubblicati con licenza CC BY 4.0, attribuzione «Teacher and Me»; gli estratti sono testo di pubblico dominio citato secondo la pagina dei permessi di Project Gutenberg, che chiede anche di rimandare a un libro tramite la sua pagina di presentazione, come fa questa pagina.

Da un estratto a un esercizio

Copia un paragrafo in Teacher and Me e diventa un esercizio: un esercizio di ricostruzione della frase, in cui la frase è tagliata in tessere che lo studente rimette in ordine, oppure uno di completamento della frase, in cui scegli tu le parole da nascondere. Assegnalo tra una lezione e l'altra e guarda dove lo studente si è bloccato.

Falli leggere tra una lezione e l'altra

Teacher and Me è lo strumento di esercizi per chi insegna in proprio: crea percorsi di esercizi, assegnali tra una lezione e l'altra e guarda dove ogni studente si è bloccato. Nessun piano a pagamento, nessuna carta, nessuna pubblicità.

Crea un esercizio